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Après trois mois de l’attentat du café Argana à Marrakech : Les familles des victimes et les salariés livrés à leur sort




Après trois mois de l’attentat du café Argana à Marrakech  : Les familles des victimes et les salariés livrés à leur sort
Abandonnés à leur sort depuis plus de trois mois, les familles des morts et les rescapés du café-restaurant Argana, visé le 28 avril dernier par un attentat terroriste qui a fait 17 morts et une vingtaine de blessés de différentes nationalités, se manifestent. «Après avoir frappé à toutes les portes des responsables de la ville, notamment la maire et les services sociaux et économiques de la ville ocre, qui ont fait montre d’une grande négligence envers notre cas, nous avons décidé d’organiser une série de manifestations devant le café Argana, la wilaya et la mairie de Marrakech», crie un employé, furieux. Dans leur lettre adressée aux hautes autorités du pays, dont des copies ont été rendues publiques, les 53 salariés dudit restaurant au chômage depuis plusieurs mois et les familles des victimes de l’attentat d’Argana affirment : «Notre situation empire. Nous sommes au chômage… Blessés, terrorisés et psychologiquement traumatisés, nous dénonçons le silence des  autorités locales qui refusent de nous venir en aide. Aucune indemnité ne nous a été versée et pourtant nous avons été victimes d’un acte terroriste». Et d’ajouter : «Pire, certains d’entre nous ont même perdu la vie suite à cet attentat. Leurs familles n’ont reçu aucune aide ou indemnité.»
Selon la version des salariés «abusés, maltraités et abandonnés», comme ils se qualifient eux-mêmes dans leur lettre, les officiels n’ont rien fait pour alléger leurs souffrances. «Nous avons frappé à plusieurs portes et nous avons proposé à la mairie et à la wilaya plusieurs solutions à notre crise financière mais en vain. Au début, nous avions droit aux différents mensonges et promesses sans suite. Désormais, ça devient pire, car lesdits responsables ne daignent même pas de nous recevoir. Le propriétaire du café refuse de nous verser nos salaires en attendant la reprise du travail, sous prétexte que le restaurant-café risque de ne plus rouvrir. Certaines sources nous ont affirmé que notre patron attend toujours des subventions pour réparer les dégâts causés par l’attentat», déclare un proche d’un employé décédé sur les lieux.
Rappelons que l’attentat d’Argana a provoqué la mort de 17 personnes dont des employés du café-restaurant. Lors des obsèques, les autorités avaient annoncé l’attribution d’indemnités et la prise en charge des victimes et leurs familles. Mais rien n’a été fait jusqu’à présent. D’où la grogne des salariés et de leurs familles.

Rida ADDAM
Mardi 23 Août 2011

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