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Appel à inclure le projet d'arboriculture fruitière du MCC au « Plan Vert »




Appel à inclure le projet d'arboriculture fruitière du MCC au « Plan Vert »
Les participants à une consultation pub-lique, organisée mardi à Fès sur les résultats de l'évaluation environnementale stratégique du projet d'arboriculture fruitière en zones pluviales, ont plaidé pour l’inclusion du projet du Millenium Challenge Corporation (MCC) au « Plan Vert ».
Selon les participants à cette consultation, qui a réuni des représentants des autorités locales, des populations, des chambres d'agriculture, des coopératives et des départements ministériels concernés et des agriculteurs, l’intégration de ce projet dans le « Plan Vert » consiste à lui assurer un impact plus important sur le développement du pays.
Ils ont souligné qu’il est temps de lancer le projet d'arboriculture fruitière, dont l'importance n'échappe à personne, vu son coût qui s'élève à 300,9 millions de dollars.
S'inscrivant dans le cadre du programme financé par un don de 697,5 millions de dollars US octroyé par les Etats-Unis à travers le MCC, institution gouvernementale américaine chargée d'appuyer les politiques socio-économiques mises en œuvre par les pays éligibles, dont le Maroc, en vue de renforcer la croissance économique et de réduire la pauvreté, ce projet prévoit l’aménagement d’un nombre important de périmètres (entre 400 et 500) d’une superficie moyenne de 400 hectares à l’échelle d’un territoire s’étendant sur plus de 230 communes, du Nord au Sud du pays sur une période de 5 ans.
Présentant une étude aux participants, un membre de l'Agence de Partenariat pour le Progrès, entité chargée de coordonner et d'exécuter le programme MCC-Maroc, a relevé que le projet d'arboriculture se compose de quatre activités ayant trait à l'intensification et l'extension des plantations d'olivier, d'amandier et de figuier en zones pluviales, à l'irrigation et l'intensification de l'olivier en zones de petites et moyennes hydrauliques, à l'irrigation et l'intensification de dattiers en zones oasiennes et à l'appui aux services associés aux filières arboricoles ciblées. Ces activités concernent 19 provinces concentrées dans le nord et le centre du pays.
D'après les résultats de l'évaluation environnementale stratégique exposée, le projet « arboriculture en zones pluviales » n'engendre aucun enjeu qui obligerait à considérer des alternatives globales tant en phase d'aménagement et de réhabilitation des périmètres qu'en phase d'exploitation.
Pour faire face à tout risque, l'étude recommande de procéder à des audits inopinés dans au moins trois pépinières agréées par le projet comme fournisseurs dans des régions différentes, afin d'établir le niveau de conformité aux bonnes pratiques en matière d'environnement et imposer au besoin certaines modifications aux façons de faire et de lancer un processus d'agrément des huileries ou unités de trituration sur la base de critères de grande conformité à des modes opératoires et à des pratiques moins préjudiciables à l'environnement. Il est également recommandé par cette étude de n'utiliser en priorité que les eaux de surface ou souterraines pour l'irrigation des vergers tout en s'efforçant de ne pas rompre les niveaux d'équilibre actuel dans les cours d'eau ou les nappes situées dans les périmètres retenus.
La même source précise que cette étude environnementale intervient après les études économique et sociale, destinées à mettre en relief la portée de ce projet. Il s'agit de la dernière étude avant le lancement dans les prochains mois de ce projet, qui devra être, selon le ministère de l'Agriculture et de la Pêche, un modèle à suivre dans le cadre du plan « Maroc-Vert ».
Selon les organisateurs de cette rencontre, cette consultation publique a pour but d'assurer la transparence du processus de planification et de mise en œuvre du projet, de recueillir et de tenir compte des avis des bénéficiaires et de se conformer aux exigences de la loi sur la réalisation des études d'impact sur l'environnement des projets. Cette rencontre, ont-ils ajouté, a pour objectif d'éviter les erreurs du passé à savoir distribuer aux agriculteurs des plants sans suivi ni appui. Elle vise également à garantir la participation des bénéficiaires à ce projet d'envergure, qui concerne 16.000 hectares dans les provinces de Sefrou et de Moulay Yacoub dans la région Fès-Boulemane.

M.A.N
Samedi 7 Février 2009

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