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Alors que l’Irak risque la partition, l’ampleur des désaccords politiques à son comble

Le Parlement incapable d'amorcer un processus visant à former un nouveau gouvernement




Alors que l’Irak risque la partition, l’ampleur des désaccords politiques  à son comble
La communauté internationale a appelé les dirigeants irakiens à se mettre d'accord au plus vite sur un gouvernement, après une réunion désastreuse du Parlement qui était censée enclencher ce processus crucial face à l'offensive jihadiste ayant plongé le pays dans le chaos. Sur le terrain, les forces gouvernementales, engagées notamment dans une contre-offensive pour reprendre Tikrit (nord) sans grand résultat pour le moment, ont reçu dix avions de combat russes Sukhoi, parallèlement à un appui stratégique fourni par les Etats-Unis.
Malgré l'enjeu, les insurgés s'étant emparés depuis le 9 juin de larges pans du territoire, les politiciens irakiens ont une nouvelle fois montré mardi au grand jour l'ampleur de leurs désaccords, se révélant incapables d'amorcer le processus visant à former un nouveau gouvernement. La première séance du Parlement issu du scrutin du 30 avril s'est tenue dans le chaos le plus total, des députés s'invectivant, quittant la salle ou dénonçant la politique du Premier ministre sortant Nouri al-Maliki, dont les chances de briguer un 3e mandat se sont amenuisés avec l'avancée des insurgés, menés par les jihadistes sunnites de l'Etat islamique (EI).
La séance a finalement été levée sans que les députés aient élu le président du Parlement, première étape dans le processus politique. La prochaine session a été fixée au 8 juillet. Les Etats-Unis ont une nouvelle fois appelé les dirigeants irakiens à former "avec toute l'urgence que la situation actuelle nécessite" un nouveau gouvernement, prévenant que "le temps jouait contre eux”.
Après le président du Parlement, les députés doivent choisir un président de la République, qui devra à son tour désigner le candidat du bloc parlementaire arrivé en tête des législatives pour former un gouvernement. C'est le bloc de Maliki qui a remporté le scrutin, mais selon un diplomate occidental, même au sein de sa coalition chiite, on discute de l'opportunité de le remplacer. Maliki, au pouvoir depuis 2006, est notamment accusé de concentrer le pouvoir et de marginaliser les sunnites. 
En outre, l'armée, qu'il commande, a été incapable d'enrayer la progression des jihadistes aux premiers jours de leur offensive. Le risque de partition est d'autant plus grand, que l'offensive jihadiste a renforcé les volontés indépendantistes des Kurdes. Mardi, le président de la région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, a ainsi souhaité l'organisation sous quelques mois d'un référendum d'indépendance.
Pour aider Bagdad dans sa contre-offensive contre les insurgés, Moscou a livré dix avions Sukhoi, tandis que Washington est en train de déployer près de 800 hommes -300 conseillers militaires et près de 500 soldats pour protéger l'ambassade et l'aéroport de Bagdad. L'Iran a indiqué de son côté qu'il n'enverrait pas de soldats mais pourrait livrer des armes si Bagdad le lui demandait. 

AFP
Jeudi 3 Juillet 2014

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