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Agadir : Reconstitution du crime de l’Avenue des FAR




Agadir : Reconstitution du crime de l’Avenue des FAR
Moins d’une semaine pour retrouver les meurtriers, ou plus exactement, les meurtrières du Français de la résidence Al Manzah de l’avenue des FAR à Agadir, dont le corps a été retrouvé par la bonne de la maison vendredi 14 novembre.
Une semaine après le crime qui a soulevé l’indignation des riverains de l’avenue des FAR, une reconstitution du crime a eu lieu en présence des membres de la presse, interdits d’accès à l’appartement où a eu lieu le crime et de nombreux curieux. Samedi dernier, deux femmes et le gardien de nuit ont été officiellement inculpés ; les premières pour meurtre avec préméditation et vol, le deuxième pour rétention d’informations et adultère. Saisis de l’affaire vendredi 13 novembre, les éléments de la police judiciaire d’Agadir ont procédé à un examen minutieux des lieux du crime pour relever les empreintes. L’interrogatoire de la bonne qui a alerté la police suite à la découverte du corps de son employeur n’a pas été d’une grande utilité. C’est le gardien de nuit, après avoir menti lors de l’interrogatoire, qui a avoué avoir joué un rôle dans ce drame, reconnaissant d’avoir eu des rapports sexuels avec l’une des deux femmes qui ont assassiné le ressortissant français.
Selon nos sources, Cheveuxlong P. ressortissant français de 54 ans, avait une liaison extraconjugale avec Khadija A., 26 ans originaire de Casablanca. Cette dernière avec une de ses copines, Rajaâ F., 23 ans, originaire de Casablanca ont été invitées mardi 10 novembre à passer quelques jours avec la victime à Agadir dans un appartement de l’avenue des FAR, propriété d’un ami de ce dernier. Selon les dépositions, la victime se comportait avec les deux femmes comme un proxénète auquel elles devaient verser chaque matin une part fixe de leur recette de nuit dans les bars et dans les chambres d’hôtels, soit 300 dhs. Jeudi 12 novembre, suite à la réclamation de sa part, une altercation s’est produite entre Cheveuxlong et Khadija qui a été giflée et malmenée. Rajaâ vole au secours de son amie et reçoit à son tour une gifle. Les deux femmes se mettent à deux pour venir à bout du quinquagénaire qui se met à crier. Elle tente de l’étouffer avec un oreiller tout en le ligotant. Les deux femmes se sont mises à fouiller dans ses affaires pour lui prendre son argent et ses biens. Après avoir découvert des cartes de crédit, elles se sont mises à lui asséner des coups sur la tête avec un cendrier en marbre pour l’obliger à leur révéler les codes. Il refusait. Elles tapaient de plus en plus fort jusqu’à ce que son crâne se soit fracassé. Prises au piège, Khadija et Rajaâ rangent leurs affaires dans leurs valises et prennent un taxi pour la gare routière Al Massira où elles ont pu prendre le car vers Casablanca jeudi après-midi.
Si ce meurtre nous plonge de plus en plus dans l’horreur de la bêtise humaine, il nous interpelle aussi de par les raisons qui sont à son origine. Sexe, argent, proxénétisme et crime. Le proxénète étranger est un nouveau profil dans les annales criminelles de la ville. La police est maintenant confrontée à un nouveau  type de trafic, basé sur l’exploitation des filles de joie qui sillonnent, de nuit, la ville d’Agadir, d’un hôtel à l’autre, d’une boîte de nuit à l’autre, par des étrangers qui les font venir des autres villes, leur assurent l’hébergement moyennant une quote-part sur la recette et un droit de cuissage digne des temps moyenâgeux. 

Nour-Eddine SALLOUK
Lundi 23 Novembre 2009

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1.Posté par Chovelon le 25/11/2009 08:39
Comment Monsieur SALLOUK peut-il se laisser aller à porter un jugement définitif sur un homme, avec comme seul élément les déclarations des deux femmes qui l'ont assassiné, qui ne peuvent être contredites et qui ont un intérêt évident à laisser croire que leur horrible crime n'a pas été intentionnel alors-même que la police a, semble-t-il, retenu la préméditation ?
Certes il arrivait que Paul Chovelon ait de mauvaises fréquentations mais, si les circonstances n'étaient pas aussi tragiques, tous ceux qui l'ont un peu connu souriraient à l'idée qu'à 64 ans il ait pu se découvrir une vocation tardive pour le proxénétisme.
Quant aux craintes du rédacteur de voir déferler sur Agadir une nuée de proxénètes étrangers attirés par l'éventuelle perspective de recevoir 300dh par jour, il fallait y penser !
En conclusion, je crois que Monsieur SALLOUK aurait dû nous épargner ses considérations de fin d'article ....

Le frère ainé de la victime

Jacques Chovelon

2.Posté par Yassine le 03/12/2009 13:23
Je suis d'Agadir, je connais bien le quartier de l'avenue de FAR, et j'ai eu l'occasion de fréquenter des filles de joie et faire connaissance avec des étrangers dans des bars de la ville. Il me semble donc très suspicieux de dire que la victime était un proxénète qui faisait subir le martyre à deux pauvres filles qui n'ont eu comme unique solution que de lui fracasser le crâne pour s'en sortir ( avec accessoirement le code de sa carte bleu et ses objets de valeur...)
Je renvoie donc le rédacteur à son devoir de journalisme, c'est-à-dire de relater les faits (pour informer le lecteur) au lieu de tourner la vérité pour faire porter la responsabilité de ce crime sur le dos d'un pauvre homme qui a perdu la vie.
Je rappelle (au cas où M. Sallouk ne le saurait pas) que la ville d'Agadir est connue depuis des décennies pour être un des plus grands bordels d'Afrique, que nos filles marocaines représentent la majorité des prostituées arabes en Europe et au Moyen Orient, et j'en passe les exemples...
Je pense qu'au lieu de toujours chercher un responsable extérieure à ce qui nous arrive comme malheur et humiliation, il faut se poser la vraie question de pourquoi, parmi tous les peuples musulmans, qui ont des valeurs datées dans l'histoire, sommes-nous arrivés à ce point où nous soyons connus dans le monde entier par nos filles de joie et nos lieux de débauche.

Mes condoléances pour la famille Chovelon

3.Posté par CHOVELON le 04/12/2009 12:23
Je remercie Monsieur Yassine pour les condoléances qu'il a bien voulu nous transmettre et pour sa mise au point qui va dans le même sens que la mienne. Comme lui, dans la partie non publiée de mon intervention(....), je déplorais que le goût immodéré du "sensationnel" manifesté par le rédacteur lui ait fait abandonner le minimum de réflexion et d'objectivité auxquels on est déontologiquement tenu lorsque l'on exerce sa profession.

Jacques Chovelon

4.Posté par Pisarwaque le 13/03/2010 19:02
Je suis tout à fait d'accord pour dire que c'est du journalisme de bas niveau au quel l'on assiste ici. Avec une focalisation sur une seule affaire, mal tournée pour en déduire une généralité très erronée, en rejetant la faute sur les victimes plutôt que sur les vrais responsables, tant indirects soient-ils, de tout l'environnement qui encourage ce genre d'événements regrettables. Il est du devoir du journaliste de s'armer de courage et de pointer du doigt les vrais responsables qui ont favorisé cette situation. Que suggère l'analyse actuelle de cet article? de contrôler tous les Européens qui viennent en ville? de faire des descentes régulières la nuit dans leurs appartements?
C'est ridicule. Pointez plutôt les preneurs de décision et responsables de la présence de tant de filles dans le besoin dans nos rues qui se retrouvent prêtes et obligées de faire n'importe quoi pour quitter ces rues justement.

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