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Acte prémédité ou agression ayant mal tourné ?

Ce que l’on sait sur la mort du jeune Sénégalais à Tanger




Acte prémédité ou agression ayant mal tourné ?
Au lendemain de la mort du jeune Sénégalais Charles Paul Alphonse Ndour, l’incertitude plane sur les circonstances exactes de son décès. Une vidéo montrant le regretté gisant dans son sang sur la voie publique ne révèle rien  sur les instants qui ont précédé sa mort. Pourtant, plusieurs témoins ont remis en cause la version relatée par la presse marocaine faisant du jeune  Sénégalais, présenté comme un migrant irrégulier,  la victime d’une altercation avec un Marocain.
« C’est faux », a lancé le vice-président de l’Association lumière sur l’émigration clandestine au Maghreb (ALECMA). Et d’ajouter : «Charles Paul Alphonse Ndour était un étudiant en droit et titulaire d’un titre de séjour. Il était en vacances chez sa sœur à Tanger avant d’être assassiné froidement chez elle, dans son salon ». D’après lui, quatre jeunes Marocains armés de couteaux et de machettes ont fait irruption dans la maison après avoir forcé la porte. « Ils ont attrapé Charles et mis les femmes en quarantaine avant de commencer à le frapper », a-t-il poursuivi. Le défunt ne semblait pas avoir compris ce qui se passait d’autant que ses agresseurs l’appelaient l’Ivoirien. En effet, selon certains témoins, les quatre jeunes étaient à la recherche de quelques Ivoiriens qui se sont sauvés avant de se réfugier dans l’immeuble où se trouvait Charles. « Le jeune Sénégalais a été égorgé malgré ses supplications. Il a, cependant, pu leur échapper avant de trouver la mort sur la voie publique», a ajouté notre source. Des propos que partage Marcel  Amiyeto, secrétaire général du Syndicat des travailleurs migrant ODT-Immigrés, en précisant que les agresseurs n’appartiennent pas au quartier Boukhalef mais viennent de Béni Makada, un haut lieu des salafistes et trafiquants de drogue à Tanger.  «C’est ce qui laisse des soupçons sur les vraies causes du décès de Charles Paul Alphonse Ndour. S’agit-il d’un règlement de comptes, d’une simple agression qui a mal tourné ou d’un acte prémédité ?», s’est-il demandé.  
De son côté,   Hicham Rachdi, secrétaire général du Groupe antiraciste de défense et d'accompagnement des étrangers et migrants (GADEM), a révélé, selon certains témoignages, que le défunt résidait à Tanger et qu’il était en situation administrative régulier comme l’attest sa carte CNSS pourtant le numéro 122647690. Certaines sources ont confirmé au SG du GADEM que le regretté avait des problèmes avec le propriétaire de la  maison qui voulait l’exproprier.
Pourtant, quelles que soient les circonstances qui entourent l’assassinat de Charles Paul Alphonse Ndour, les acteurs associatifs œuvrant dans le domaine  de la migration sont unanimes à condamner cet acte barbare. Ils condamnent également la désinformation à propos de ce drame  que l’on a voulu présenter comme une simple altercation entre des migrants irréguliers et des citoyens marocains.
Une situation des plus graves mais les autorités marocaines préfèrent garder le silence. En effet, les officiels ont brillé par leur mutisme, notamment le chef du gouvernement et son ministre chargé des Marocains résidant à l'étranger et des Affaires de la migration.  « Je me demande où sont passés  les ténors du PJD qui tirent sur tout ce qui bouge. Pourquoi les députés ont-ils gardé cette fois le silence alors qu’il s’agit bien d’un assassinat ? », s’est interrogé Hicham Rachdi, secrétaire général  du GADEM. 
Pire,  les acteurs associatifs estiment que cette campagne de désinformation risque d’altérer l’enquête diligentée  par  le parquet général près la Cour d’appel de Tanger qui a ordonné l’ouverture d’une enquête approfondie pour identifier les personnes impliquées dans ce meurtre. Un souhait qui semble répondre à l’attente des associations pour la défense des droits des migrants afin que les responsabilités soient définies, et que les auteurs répondent de leurs actes. 
Certaines associations ne comptent pas en reste là, notamment celles regroupées dans le cadre d’une plateforme des associations et les communautés subsahariennes  qui envisagent de manifester aujourd’hui devant les  ambassades de certains pays africains  (Cameroun, Sénégal, Guinée, Côte d’Ivoire, Nigeria, Mali et Mauritanie) et d’observer un sit-in devant le siège des Nations unies et la délégation de l’Union Européenne. Affaire à suivre. 


Hassan Bentaleb
Mardi 2 Septembre 2014

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1.Posté par said le 02/09/2014 02:22
je suis un habitant de ce quartier, et je peux vous assurer que 99% des subsahariens dans ce quartier, occupent illégalement des appartements, en cassant les portes et se mettent par 30 dedans, c'est un délit punis par la loi marocaine, mais la police marocaine ne fait rien pour déloger ces squatteurs, qui ne respectent personne, et qui vivent gratuitement en toute impunité.

Si un marocain occupe un appartement en cassant les portes, il sera condamné à 6 mois de prison ferme, eux (les subsahariens) ne risquent RIEN, et il se savent bien

Comment vous pouvez dormir chez vous, quand l'appartement à coté d'en haut ou d'en bas est occupé par 30 à 40 subsahariens qui dorment pas et parlent à voix haute toute la nuit avec l'alcool qui coule à flot..., et la journée et même tard dans la nuit ils passent leurs temps à se taper des discussion devant la porte de l'immeuble qu'ils squattent

je précise un truc, c'est que les appartements squattés n'ont ni eau ni électricité, donc pour avoir l'eau ils cassent le compteur d'eau général (bonjour les fuites et les saletés...), et pour l'eau il se branchent sur l'éclairage des escaliers de l'immeuble, avec le risque d'incendie.

Rajouter à tout cela, certains plus audacieux, ils forcent les appartements se trouvant au RDC pour y installer de bars clandestins et même des discothèques..., sans que la police interviennes malgré les innombrables réclamations des riverains.

2.Posté par le marocain le 02/09/2014 20:14
Dans cette affaire,le Gouvernement PJD obtient une grande responsabilité.Il est absent de toute activité dans le domaine de la sécurité à travers le Maroc. Partout,il y a des agressions,des assassinats,des viols,des vols plus que qualifiés.
Quant au rôle de notre police,il faut bien savoir que cette dernière ferme les portes après 19 heures et se barricadent pour sa sécurité à elle même.
Les crimes de sang ne sont pas commis seulement à Tanger,mais à travers le Pays,ce qui mis en danger,la sécurité d'un chacun.Pourquoi donc nous avons cette Police, cette Gendarmerie, Cette force auxiliaire.?
La force publique s'attaque seulement contre les manifestants,qui demandent un emploi?
Dans cette affaire le rôle revient à la Justice de dire son mot,de punir les agresseurs,et de limiter les grâces,puisqu'elles ne servent à RIEN.

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