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Abdullah rejette les résultats de la présidentielle afghane et se déclare vainqueur

Les Etats-Unis mettent en garde contre une prise illégale du pouvoir




Abdullah rejette les résultats de la présidentielle afghane et se déclare vainqueur
Abdullah Abdullah s'est déclaré mardi vainqueur de la présidentielle afghane en rejetant les résultats donnant une large avance à son adversaire Ashraf Ghani, faisant craindre que le processus électoral ne plonge dans le chaos, voire les violences communautaires. "Sans aucun doute nous sommes les gagnants de l'élection", a déclaré M. Abdullah à la mi-journée devant plusieurs milliers de ses partisans rassemblés à Kaboul.  La veille au soir, la commission électorale indépendante (IEC) avait annoncé qu'Ashraf Ghani était bien placé pour devenir président avec une large avance, 56,4% des voix contre 43,5% à Abdullah, selon les résultats provisoires du second tour du 14 juin. Ces chiffres annoncés ne sont pas "définitifs", avait toutefois averti le président de l'IEC, Ahmad Yusuf Nuristani. "Cela ne désigne pas le gagnant" de l'élection. Il reste l'étape de l'examen des plaintes, qui doit être menée par la Commission des plaintes (ECC), a-t-il dit. 
 L'équipe d'Abdullah Abdullah a dénoncé un "coup d'Etat" contre le peuple fomenté par l'IEC, alors que Ghani a revendiqué une victoire "dans les règles". Abdullah faisait figure de favori de ce second tour après avoir obtenu 45% des voix, contre 31,6% à Ghani, début avril lors du premier tour de ce scrutin devant donner au pays un successeur à Hamid Karzaï, qui l'a dirigé depuis la chute des talibans à la fin 2001.  Certains observateurs, dont l'ONU, craignent qu'une impasse politique ne dégénère en tensions voire en violences communautaires entre Tadjiks au Nord, fidèles à M. Abdullah, et Pachtounes au Sud et à l'Est dans le camp Ghani. Or les troupes de l'Otan se préparent à quitter le pays en fin d'année, et laisseront derrière elles un futur gouvernement menacé par une insurrection des talibans toujours très active. 
Ces tensions inquiètent la communauté internationale, à commencer par les Etats-Unis, principal bailleur de fonds et soutien militaire de l'Afghanistan depuis 2001. Le secrétaire d'État américain John Kerry a ainsi mis en garde contre toute tentative de prendre illégalement le pouvoir en Afghanistan, menaçant de couper l'aide financière et sécuritaire au pays. Il a également mis en garde contre un éventuel "gouvernement parallèle" évoqué dans les rangs de Abdullah.  

AFP
Mercredi 9 Juillet 2014

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