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Abdessalam Amer : Une œuvre aussi considérable qu’inoubliable




Abdessalam Amer : Une œuvre aussi considérable qu’inoubliable
Depuis la disparition des vétérans de la chanson marocaine, cette dernière, à part l’apport considérable de Abdelwahab Doukkali ou Abdelhadi Belkhayat, ne cesse de s’engouffrer et de s’égarer, dans les labyrinthes de la médiocrité.    
Et l’on ne peut évoquer Abdelwahab Doukkali, cette pyramide de la chanson marocaine, sans avoir à l’esprit le nom d’un génie qui nous a quittés il y’a quelques années. En l’occurrence le grand compositeur Abdessalam Amer.
En effet, qui ne connaît ces repères  incontournables que sont « Al Kamar Al Ahmar » et « Rahila » composées par Abdessalam Amer qui a donné à la chanson marocaine un cachet résolument moderniste.
Depuis plus de trente ans, on a fredonné «Al Kamar Al Ahmar» que l’on écoute toujours avec un immense plaisir. Là justement se pose la question du devenir de la chanson marocaine qui, au lieu d’évoluer,  a provisoirement  stagné.
Mais la génération d’Amer, Ahmed Bidaoui, Abdelkader Rachdi, Abdelwahab Doukkali, Belkhayat est d’une autre monture. Abdessalam Amer en est l’illustration parfaite, lui, qui, pour avoir perdu la vue à l’âge de deux ans, s’est vu pris dans les filets de la musique. Ce sont naturellement les virtuoses de la chanson arabe qui ont été pour beaucoup dans sa formation. Aussi, il avait l’aptitude d’apprendre les chansons d’Oum Kaltoum, Abdelwahab ou encore Farid, en peu de temps. D’où sa vocation de s’orienter définitivement vers la musique.
Au fur et à mesure que son talent se confirmait. Il fut appelé à l’orchestre de la radio avant de décider d’aller puiser la musique dans le pays des Pharaons où Abdessalam Amer a séjourné, en compagnie d’Abdelhadi Belkhayat, pendant deux ans. Deux années fructueuses qui lui ont  permis de parfaire sa formation musicale et de collaborer avec les grands artistes égyptiens.
Mais, en tant  que compositeur, Abdessalam Amer aura toujours cette particularité de former les phases musicales à partir de sa mémoire et non à l’aide d’un instrument. Le reste se faisait par l’apprentissage en introduisant au minimum les instruments pour ne pas dénaturer la mélodie. Une approche qui ne  peut venir que d’un artiste authentique comme en témoigne le résultat : les succès  d’Abdessalam Amer resteront toujours au sommet de la gloire.


Libé
Samedi 21 Août 2010

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