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Abdelhamid Fatihi : Notre première attente est que le programme du nouveau gouvernement comporte des mesures sociales en faveur des classes défavorisées et ouvrière




Quelles sont les attentes des centrales syndicales du nouveau gouvernement ? Les relations entre les deux parties seront-elles marquées par des tensions et des mésententes comme c’était le cas sous le gouvernement présidé par Abdelilah Benkirane ou  par le dialogue et la concertation ?
« Notre première attente est que le programme du nouveau gouvernement comporte des mesures sociales en faveur des classes défavorisées et de la classe ouvrière », a souligné Abdelhamid Fatihi, secrétaire général de la Fédération démocratique du travail dans une déclaration à Libé. Pour le responsable syndical, le nouveau gouvernement sous la présidence de Saad Eddine El  Othmani se doit de reprendre les mécanismes du dialogue social qui ont été institutionnalisés depuis 1996. Lesquels mécanismes ont été respectés par tous les gouvernements précédents depuis cette date sauf par le gouvernement Benkirane. Ainsi les réunions tripartites (gouvernement, syndicats, patronat) qui étaient périodiques (sessions de septembre et d'avril) avant le gouvernement Benkirane ont été mises aux oubliettes. De même que les réunions des Conseils supérieurs tels que le Conseil supérieur de la Fonction publique, le Conseil supérieur de la médecine de travail etc, ont été gelées.
L’autre attente, selon Abdelhamid Fatihi, est la mise en application de l’accord du 26 avril 2011 en concertation avec les centrales syndicales. Cet accord comprend plusieurs mesures telles que l’adoption de la convention internationale sur les libertés syndicales, l’abrogation de l’article 288 du Code pénal, l’unification du SMIG et du SMAG (salaire minimum dans le secteur agricole), le volet d’avancement et de promotion dans la Fonction publique, l’institution d’une indemnité pour perte d’emploi, la révision des grilles salariales.
Le dirigeant de la FDT espère que le nouveau gouvernement s’attellera à la question sociale notamment le pouvoir d’achat des salariés.
Pour Allal Belarbi, membre du bureau exécutif de la Confédération démocratique du travail (CDT), le nouveau gouvernement doit avoir « une vision très claire » de l’avenir du Maroc. Ce qui compte pour lui, ce ne sont pas seulement l’augmentation des salaires, le dialogue social, l’application de l’accord du 26 avril 2011 et autres revendications des centrales syndicales. Il souhaiterait plutôt que le gouvernement de Saad Eddine El Othmani « prenne conscience des mutations que connaissent le monde et le monde arabe en particulier» et qu’il «ait une culture démocratique, de dialogue et de concertation». Il espère enfin que l’ère du nouveau chef du gouvernement sera différente de celle de son prédécesseur.

Mourad Tabet
Vendredi 7 Avril 2017

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