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80% des rebelles ont évacué Homs

Le retrait devait prendre fin hier jeudi




80% des rebelles ont évacué Homs
Au moins 80% des rebelles ont quitté la ville syrienne de Homs où ils étaient assiégés par l’armée pendant deux ans, a affirmé le gouverneur de la province à l’AFP en précisant que l’évacuation devait s’achever jeudi.
Au terme de ce processus obtenu après un accord inédit entre protagonistes, l’armée devra reprendre le contrôle du Vieux Homs et de ses environs qui représentaient le principal fief de la rébellion dans la ville autrefois surnommée la «capitale de la révolution» d’où a été lancée l’insurrection armée contre le régime de Bachar al-Assad.
«80% des rebelles ont quitté la ville. Les 20% restants devaient se retirer jeudi», a indiqué le gouverneur Talal al-Barazi à l’AFP.
Au moins «980 personnes, en grande majorité des rebelles et quelques civils, dont des femmes et des enfants sont sortis mercredi» à bord de 24 bus, a-t-il précisé, indiquant qu’il restait «encore entre 300 et 400 personnes» dans la Vieille ville.
Les convois se sont rendus à Dar al-Kabira, une ville rebelle à une vingtaine de km plus au nord dans la province de Homs, où les insurgés ont encore une poignée de bastions.
Avec l’évacuation totale de la Vieille ville, il ne restera plus de rebelles que dans le quartier de Waer (nord-ouest) dans tout Homs.
«A Waer les choses seront plus faciles et dans les prochaines semaines, on annoncera de nouveaux accords pour y rétablir la sécurité», a indiqué le gouverneur, en référence à un retrait des rebelles du quartier.
Les rebelles se sont retirés au terme d’un accord avec le régime de Bachar al-Assad conclu après deux mois de négociations.
Depuis le début en mars 2011 du conflit en Syrie déclenché par une contestation populaire rapidement réprimée, c’est le premier accord stipulant un retrait des rebelles d’une zone qu’ils contrôlent.
Des trêves avaient eu lieu dans la province de Damas mais elles prévoyaient uniquement l’arrêt des combats sans retrait de rebelles.
L’importance stratégique de la prise de Homs, troisième ville du pays, tient également du fait qu’elle relie Damas à l’ouest littoral, où se situe le fief du régime Assad.
Homs est également la ville où les rebelles ont subi leur plus long siège, une tactique de guerre utilisée par le régime dans plusieurs villes et localités du pays pour mettre à genoux la population locale et la rébellion et qui est accompagnée de bombardements aériens intenses. Cette tactique est dénoncée par l’ONU et des ONG. 

AFP
Vendredi 9 Mai 2014

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