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57 migrants subsahariens interceptés au large de Driouch : Les pateras font de nouvelles victimes




Les éléments de la Marine Royale ont intercepté, mardi après-midi au large de la province de Driouch, une embarcation avec à bord 57 migrants subsahariens, a-t-on indiqué auprès des autorités locales.
Les migrants subsahariens dont des femmes et des enfants (8 de moins de 10 ans) ont été interpelés au large à quelques kilomètres des côtes de la commune de Dar Kabdani, précise la même source.
Les corps sans vie de trois migrants parmi les 57 se trouvant sur l'embarcation ont été découverts, précise-t-on.
Il convient de préciser que c’est la première fois depuis quelques mois que les autorités marocaines font état de pareille tentative d’émigration clandestine. Les contrôles opérés de part et d’autre du Détroit, tant par voie terrestre que maritime et la crise économique qui frappe l’Europe semblent avoir fait s’évaporer les rêves des candidats au voyage vers un Eldorado qui ne l’est plus.
Les images diffusées à l’automne 2005 par les médias sur la vague de violence qui avait suivi les tentatives massives des migrants subsahariens de franchir les grillages des présides occupés de Sebta et Mellilia font désormais partie d’un passé révolu. Le Maroc n’est, en effet, plus le principal point de départ de la plupart des tentatives d’entrée clandestine en Espagne par le Sud ni une importante base opérationnelle des réseaux qui contrôlent le trafic de l’immigration clandestine. D’autres pays du pourtour méditerranéen lui ont ravi ce triste privilège.
Par contre, il est devenu l’un des principaux réceptacles de cette émigration qui a commencé au milieu des années 1980, et dont l’intensité s’est accrue depuis le début des années 1990.
Le Maroc qui a toujours été fidèle à sa vocation de pays d’émigration est devenu un point de passage du Sud vers le Nord, voire un territoire d’immigration pour ces migrants issus des pays du Sud du Sahara avant d’en devenir une terre d’asile. Un phénomène qui semble prendre de  l’ampleur d’autant plus grande que l’immigration clandestine des Subsahariens est la conséquence de la conjonction d’un ensemble de facteurs d’ordre économique, politique et réglementaire dont l’acuité va grandissant et dont la solution nécessite d’agir sur les causes profondes qui l’engendrent et le maintiennent, et ce par un processus de développement soutenu dans les pays de départ. Ce n’est qu’à ce prix que ce phénomène se tarira.

L.M
Jeudi 1 Décembre 2011

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