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42 morts dans des raids du régime près de Damas

La Syrie estime qu’elle aurait dû faire partie de la coalition




42 morts dans des raids du régime près de Damas
Au moins 42 personnes, dont sept enfants, ont été tuées jeudi dans des raids du régime sur Douma, une ville tenue par les rebelles près de Damas, selon un nouveau bilan fourni vendredi par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
 Un précédent bilan faisait état de 17 morts. La ville de Douma, située à 15 km au nord-est de la capitale, est assiégée par l'armée syrienne depuis plus d'un an.
Selon l'OSDH, "le bilan des raids de l'aviation du régime contre la ville de Douma s'est alourdi à 42 morts, dont sept enfants et deux femmes".
Parmi les victimes figure un nombre indéterminé de rebelles, a ajouté l'ONG, en faisant état d'un "grand nombre de blessés".
 Des militants anti-régime ont diffusé sur YouTube des vidéos montrant selon eux l'impact des raids sur la ville. On y voit des personnes transportant des cadavres dont un carbonisé au milieu de scènes de panique, alors que des pompiers tentent d'éteindre le feu provoqué par les explosions dans des immeubles.
Douma est souvent la cible de raids aériens du régime. Mardi, les frappes avaient fait 25 morts, dont dix enfants et cinq femmes, a indiqué l'OSDH.
Le conflit en Syrie, qui a débuté en mars 2011 par un mouvement de contestation contre le régime de Bachar al-Assad rapidement réprimé par le pouvoir, s'est transformé ensuite en un conflit entre rebelles et forces gouvernementales. 
Puis il s'est compliqué avec la montée en force des jihadistes de l'Etat islamique qui combattent tant les insurgés que les forces du régime.
Le conflit a fait plus de 191.000 morts selon l'ONU et 180.000 selon l'OSDH, dont un grand nombre de civils.
Pour sa part, la conseillère du président syrien Bachar al-Assad, Bouthaina Chaabane, a affirmé que son pays aurait dû être associé aux efforts internationaux destinés à lutter contre les jihadistes, étant lui-même une "victime du terrorisme" selon elle.
"Le terrorisme n'a pas commencé aujourd'hui en Syrie, mais depuis quatre ans (le début du soulèvement populaire). Il est donc indispensable que la victime de ce fléau, soit un élément essentiel de la lutte antiterroriste", a affirmé Mme Chaabane dans des déclarations diffusées vendredi par l'agence officielle Sana.
Toutes les parties qui ont adopté la résolution 2170 du Conseil de sécurité de l'ONU qui vise à empêcher le recrutement et le financement des jihadistes, "doivent participer à la lutte contre le terrorisme", a-t-elle ajouté en critiquant l'exclusion de la Russie et de la Chine de la coalition internationale mise en place par Washington.
La responsable syrienne a critiqué notamment la déclaration de M. Obama mercredi qui s'est dit prêt à étendre à la Syrie les frappes menées depuis plus d'un mois en Irak, contre les jihadistes de l'Etat islamique (EI).
Selon elle, "toutes les forces aussi importantes qu'elles soient ne peuvent pas combattre le terrorisme (...) avec leurs avions, elles doivent être en contact avec les victimes du terrorisme".
 

AFP
Samedi 13 Septembre 2014

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