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3 millions d’insuffisants rénaux au Maroc




3 millions d’insuffisants rénaux au Maroc
Plus de 500 millions à travers le monde et près de 3 millions de personnes au Maroc souffrent de maladies rénales. Les chiffres sont effarants et seront en constante progression si des mesures préventives ne sont pas prises. Etant par excellence des maladies sournoises, seuls un diagnostic et un dépistage précoces pourraient éviter ou du moins retarder la destruction totale des reins. Pour ce, une Journée mondiale est dédiée à cette affection. Depuis l’initiation de cet événement en 2006, l’Association Reins pour la lutte contre les maladies rénales en assure la promotion le deuxième jeudi du mois de mars. L’occasion pour sensibiliser la population et les professionnels de la santé à faire face aux réalités sévères de la maladie. Cette année, rendez-vous est pris pour le 8 mars prochain afin de débattre de « la greffe rénale pour une vie meilleure ». Peut-être bien que la dialyse, traitement lourd et contraignant, commencera à compter ses derniers jours. Au Maroc, au moins 3.000 personnes nécessitent chaque année un traitement par dialyse chronique. Actuellement, près de 10.000 personnes sont dialysées régulièrement et seules 200 ont eu une greffe rénale. La majorité d’entre elles n’ont pas bénéficié à temps d’une prise en charge néphrologique alors qu’un dépistage précoce aurait pu éviter à la maladie d’arriver au stade terminal de l’insuffisance rénale, puisqu’un traitement et un suivi adaptés, ainsi que le respect de règles hygiéno-diététiques peuvent notablement en ralentir la progression
Le traitement des maladies rénales représente une des dépenses les plus importantes pour les organismes de couverture et pour le ministère de la Santé. Seules 26 % sont couvertes par l’AMO. On prévoit d’ailleurs une augmentation rapide de ces dépenses vu que  la population a tendance à vieillir et que le diabète et l’hypertension artérielle touchent de plus en plus de personnes. La précarité et la faiblesse des moyens financiers  y sont également pour beaucoup.
Il est essentiel d’oeuvrer pour que la prise de tension artérielle et la recherche de protéines dans les urines fassent partie de tout examen médical. Il est aussi important de sensibiliser les autorités de la santé publique à encourager des initiatives pour réduire le risque de développement de l'hypertension telle la réduction de la consommation du sel.
A travers le monde, la fréquence des maladies rénales chroniques est en constante augmentation, le rôle de l’information du public et la sensibilisation de la communauté médicale et des gouvernements n'ont jamais été aussi importants. D’ailleurs les statistiques montrent que moins de 30% des personnes atteintes de maladies rénales chroniques en sont informées.  La prévention est de rigueur.

Nezha MOUNIR
Lundi 5 Mars 2012

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