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205 élèves potassent leurs cours dans un café de Meskala




205 élèves potassent leurs cours dans un café de Meskala
Scandaleux, insoutenable et anti-pédagogique. C’est le moins que l’on puisse dire de la situation dans laquelle continuent à étudier 205 élèves de la commune rurale de Meskala à Essaouira pour la troisième année consécutive. En effet, les élèves du collège Mahmoud Darwich étudient dans les locaux d’un bâtiment délabré qui servait de café/auberge pour les patients d’un fameux guérisseur de la région.
Elèves, professeurs, staff administratif et parents sont consternés et frustrés devant le blocage du projet de construction du collège qui n’a pas avancé depuis presque une année maintenant. Certes, les travaux ont déjà dépassé 50%, mais la situation stagne depuis plusieurs mois faute de règlement des honoraires de l’architecte par les services de l’AREF Marrakech-Tensift-El Haouz.
D’après des sources confirmées, le départ de l’ex-directeur de l’AREF y est pour quelque chose dans ce blocage qui nécessite l’accomplissement des formalités et des visas requis pour le paiement.
Par ailleurs, cette dualité qui caractérise le mode de gestion des crédits alloués aux projets des délégations de la région suscite plusieurs points d’interrogation.
Pourquoi l’AREF se réserve-t-elle le droit de gérer les crédits de certains projets des délégations tandis qu’elle leur en cède d’autres ? Quels sont les critères qui justifient et régularisent cette dualité ? Pourquoi l’AREF confie le suivi des travaux aux délégations alors que c’est elle qui a passé le marché ? Quelle image garderont les parents des élèves du collège Mahmoud Darwich d’une délégation qui n’a pas de réponses à leur fournir car cela dépend des services de l’AREF ? Où en sommes-nous du discours de déconcentration et de régionalisation ?
«On ne comprend toujours pas pourquoi l’AREF garde pour elle des crédits qui sont initialement alloués aux programmes des délégations du ministère de l’Education nationale. Le comble c’est que ce mode de gestion des crédits n’est soumis à aucune logique, car l’AREF peut garder les crédits d’un collège et céder ceux d’un autre à la délégation. Malheureusement cette situation ne cesse de créer des problèmes au niveau du suivi, du paiement et de la reddition des comptes», nous a déclaré un responsable syndical à Essaouira.
Pour certains parents et habitants de la région, les services compétents devraient même revoir le lieu d’implantation du projet. Ils ont affirmé à Libé que le nouveau bâtiment inachevé, probablement situé sur le lit d’un fleuve, a été inondé pendant les dernières intempéries.
Cependant, les 205 élèves issus des communes de Meskala et Sidi L’jazouli, leurs 10 professeurs, le surveillant général et le directeur continueront à payer les pots cassés d’une gestion anarchique, au sein d’un bâtiment délabré.


A. K
Lundi 12 Janvier 2015

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