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17 musulmans tués en Centrafrique

L'impunité en cause dans le conflit




17 musulmans tués en Centrafrique
17 membres de la minorité peule musulmane centrafricaine ont été tués lundi dans l'attaque de leur campement près de Bambari (centre) par des miliciens chrétiens anti-balaka, a indiqué mardi un officier de la force de l'Union africaine (Misca) en Centrafrique. "17 personnes, toutes des membres de la minorité peule, ont été tuées lundi par des jeunes armés se réclamant des anti-balaka, lors d'une attaque de leur campement. Certains corps ont été mutilés et brûlés par les assaillants", a précisé sous couvert d'anonymat cet officier à Bangui. Il a ajouté que cette tuerie avait entraîné des "actes de représailles" de combattants de l'ex-rébellion Séléka, majoritairement musulmane, dans la ville de Bambari.  Les Etats-Unis ont annoncé lundi qu'ils portaient leur aide humanitaire à la République centrafricaine (RCA) à 118 millions de dollars pour l'année 2014, exprimant leur engagement à faire cesser le conflit. Cette nouvelle enveloppe de 51 millions de dollars est destinée aux populations en RCA, comme à celles qui ont fui dans les pays voisins, notamment le Tchad et le Cameroun, selon un communiqué du département d'Etat.
L'impunité qui règne depuis une décennie en Centrafrique est une des causes des violences qui déchirent depuis plus d'un an le pays, selon un rapport de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) publié mardi. La RCA est plongée dans une spirale de violences depuis le renversement du président François Bozizé par les rebelles de la Séléka en mars 2013, dernier acte d'une histoire récente marquée par une série de coups d'Etat. Les exactions commises par la rébellion à majorité musulmane contre la population chrétienne ont provoqué une réaction de défense des anti-balaka, des miliciens chrétiens qui se sont mis à traquer la communauté musulmane.  A ce jour, le conflit a fait plusieurs milliers de morts et déplacés. "L'ex-président Bozizé et ses partisans, les rebelles tchadiens et les rebelles centrafricains du Nord (...), sont autant d'acteurs des crises de 2002-2003, de 2007 et 2012-2013", souligne la FIDH dans son rapport. "Mettre de côté ces acteurs de l'instabilité contribuerait grandement à faire stopper et prévenir de nouveaux crimes."
La Cour pénale internationale (CPI), chargée de juger les responsables présumés de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre, a annoncé en février l'ouverture d'un examen préliminaire sur des crimes commis en Centrafrique. 

Agences (AFP&Reuters)
Mercredi 25 Juin 2014

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