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112 filles mettent fin à leur parcours estudiantin à Khénifra


Le lycée de la déperdition



112 filles mettent fin à leur parcours estudiantin à Khénifra
Loin des beaux discours trop optimistes sur la scolarisation des jeunes filles dont nous gave l’actuelle majorité, la réalité est là, amère et pas que du côté de Khénifra. Justement, le triste exemple nous est servi de la capitale des Zayanes. Et plus précisément du lycée Tarik où 112  filles-élèves internes ont décidé de quitter l’internat et l’établissement et rentrer chez elles abandonnant ainsi leurs études. Ces  jeunes filles, toutes originaires des douars, bourgs et hameaux de la province de Khénifra, ont pris cette pénible  décision à cause des conditions de délabrement des infrastructures dudit internat qui a été rénové il y a quelques années et inauguré lors d’une visite Royale à la province.
Et en si peu de temps, les dortoirs, les réfectoires et les sanitaires se sont transformés en lieux invivables. Les coupures d’eau potable et d’électricité sont fréquentes, l’étanchéité des toitures et des murs est défectueuse, rendant les salles ainsi que les dortoirs impraticables surtout durant l’hiver. Si l’on ajoute à cela le problème des égouts et des canalisations souvent bouchés, on comprend bien pourquoi ces jeunes filles veulent mettre fin à leur parcours estudiantin.
Face à cette situation, les professeurs du lycée Tarik ont observé hier une grève suivie d’un sit-in devant le siège de la province. Quant aux responsables, ils ont déclenché une polémique sur la responsabilité de l’entretien de cet internat construit grâce aux fonds de la Fondation Mohammed V pour la solidarité. Les services de la province prétendent que c’est la délégation de l’Education nationale qui doit assumer ses responsabilités dans ce sens alors que le délégué soutient que la délégation n’a jamais réceptionné cet établissement et qu’il dépend du ministère de l’Intérieur.
C’est tout ce que les responsables ont trouvé comme solution à un problème que le Maroc tente de surmonter, à savoir la scolarisation de nos jeunes filles.
Des fonds substantiels ont été alloués à ce projet au niveau de l’INDH et dans divers programmes gouvernementaux depuis des années mais certaines pratiques et dilapidations de deniers publics sont un frein à toute avancée dans ce sens.

Kacem Ezzayani
Mercredi 3 Avril 2013

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