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Francesco Schettino, l'ex-commandant du Concordia (groupe Carnival) dont le naufrage avait fait 32 morts au large de l'Italie, a été condamné mercredi à 16 ans et un mois de prison par un tribunal italien, qui l'a toutefois laissé en liberté. Le Concordia, qui naviguait trop près de la côte de l'île de Giglio, avait heurté un rocher dans la nuit du 14 janvier 2012. Celui que la presse italienne avait surnommé le "capitaine couard" parce qu'il avait déserté la passerelle de son paquebot naufragé a été reconnu coupable d'homicides et du naufrage du navire, par les juges du tribunal de Grosseto (Toscane) où son procès en première instance s'est ouvert en juillet 2013. Le tribunal n'a toutefois pas ordonné l'incarcération immédiate de l'accusé, jugeant contrairement au parquet qu'il ne risquait pas de prendre la fuite.
Son avocat, qui avait réclamé l'acquittement de son client, n'a pas indiqué dans l'immédiat si Francesco Schettino, 54 ans, comptait faire appel.
Plus tôt dans la journée, l'ex-commandant avait dénoncé la machination dont il estime avoir été victime dès les premières heures du drame.
Unique accusé à ce procès, l'ex-commandant du Concordia estime que sa "tête a été offerte" pour "préserver des intérêts économiques" et que les "médias, pas tous, sont tombés dans le piège" en donnant une "image de ma personne ne correspondant pas à la réalité". Les médias et l'accusation ont fait "retomber toutes les responsabilités sur moi, sans respect pour la vérité ni pour la mémoire des victimes", a-t-il encore assuré, peu avant de s'effondrer en larmes et d'interrompre sa déclaration. Le réquisitoire du parquet avait été particulièrement sévère à l'encontre de M. Schettino, qualifié d"'idiot" par l'un d'entre eux, Stefano Pizza. Une "offense" à l'égard d'un marin d'expérience qui a pris les décisions qu'il fallait, avait rétorqué en début de semaine Me Domenico Pepe, un des avocats de M. Schettino.
AFP
Son avocat, qui avait réclamé l'acquittement de son client, n'a pas indiqué dans l'immédiat si Francesco Schettino, 54 ans, comptait faire appel.
Plus tôt dans la journée, l'ex-commandant avait dénoncé la machination dont il estime avoir été victime dès les premières heures du drame.
Unique accusé à ce procès, l'ex-commandant du Concordia estime que sa "tête a été offerte" pour "préserver des intérêts économiques" et que les "médias, pas tous, sont tombés dans le piège" en donnant une "image de ma personne ne correspondant pas à la réalité". Les médias et l'accusation ont fait "retomber toutes les responsabilités sur moi, sans respect pour la vérité ni pour la mémoire des victimes", a-t-il encore assuré, peu avant de s'effondrer en larmes et d'interrompre sa déclaration. Le réquisitoire du parquet avait été particulièrement sévère à l'encontre de M. Schettino, qualifié d"'idiot" par l'un d'entre eux, Stefano Pizza. Une "offense" à l'égard d'un marin d'expérience qui a pris les décisions qu'il fallait, avait rétorqué en début de semaine Me Domenico Pepe, un des avocats de M. Schettino.
AFP