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Le gouvernement Benkirane promet d’alourdir davantage l’endettement extérieur du Maroc. Il a besoin de 24 milliards de DH en 2015 pour faire face au déficit budgétaire estimé à 4,3% du PIB. Mohamed Boussaid, ministre de l'Economie et des Finances, a déclaré à l’agence Reuters, avant-hier, que le Royaume pourra faire appel au marché international pour lever des fonds. Des propos qui en disent long sur la volonté réelle du gouvernement d’adopter une loi de Finances permettant de maîtriser l'endettement à 64% du PIB et de situer le déficit budgétaire à 4,9% conformément aux prévisions du budget 2014, ainsi que de réduire le déficit de la balance des paiements à 6,7% au lieu de 9,7 en 2012.
Pour Omar Aziki, secrétaire général d'ATTAC Maroc, ces propos n’augurent rien de bon et attestent plutôt de la mauvaise passe dans laquelle se trouve l’économie marocaine. «Cette situation n’a rien de nouveau. Tout le monde sait que les recettes de l’Etat et ses réserves en devises sont en chute libre», a-t-il précisé. Un état de fait dû en grande partie à la politique de libéralisation généralisée (privatisation des entreprises rentables, rapatriement des dividendes des multinationales installées au Maroc, exonérations fiscales au profit des grandes entreprises) et la signature d’une flopée d’accords de libre-échange marquée par le démantèlement du système douanier.
Le comble, selon notre source, c’est que les fonds levés n’apportent qu’une simple marge de manœuvre à court terme pour pallier les déficits du budget général. En outre, il est fort probable que le gouvernement va recourir à d’autres emprunts. Rappelons que le recours par l’actuel Exécutif au marché extérieur pour mobiliser des fonds a toujours été insuffisant comme en atteste le déficit de financements de notre économie dont le taux demeure élevé. «En d’autres termes, cela veut dire plus de dettes pour l’Etat, moins d’investissement, recul des budgets sociaux et enracinement des programmes de redressement structurel», a-t-il affirmé.
Mais le gouvernement Benkirane a-t-il la volonté ou le courage politique de se sortir de ce cercle vicieux? «Il ne peut pas. Il est l’otage des institutions monétaires internationales notamment le FMI», nous a lancé Omar Aziki avant de poursuivre: «Contre son soutien, le FMI exige un gel des salaires des fonctionnaires, une réduction des postes budgétaires dans le secteur public et les cotisations sociales de l’Etat en «réformant» le système des retraites sans parler du démantèlement de la Caisse de compensation et la diminution ou le gel des budgets des secteurs sociaux (éducation, santé et habitat) aussi bien pour les dépenses de fonctionnement que pour celles touchant à l’investissement».
Pour Omar Aziki, secrétaire général d'ATTAC Maroc, ces propos n’augurent rien de bon et attestent plutôt de la mauvaise passe dans laquelle se trouve l’économie marocaine. «Cette situation n’a rien de nouveau. Tout le monde sait que les recettes de l’Etat et ses réserves en devises sont en chute libre», a-t-il précisé. Un état de fait dû en grande partie à la politique de libéralisation généralisée (privatisation des entreprises rentables, rapatriement des dividendes des multinationales installées au Maroc, exonérations fiscales au profit des grandes entreprises) et la signature d’une flopée d’accords de libre-échange marquée par le démantèlement du système douanier.
Le comble, selon notre source, c’est que les fonds levés n’apportent qu’une simple marge de manœuvre à court terme pour pallier les déficits du budget général. En outre, il est fort probable que le gouvernement va recourir à d’autres emprunts. Rappelons que le recours par l’actuel Exécutif au marché extérieur pour mobiliser des fonds a toujours été insuffisant comme en atteste le déficit de financements de notre économie dont le taux demeure élevé. «En d’autres termes, cela veut dire plus de dettes pour l’Etat, moins d’investissement, recul des budgets sociaux et enracinement des programmes de redressement structurel», a-t-il affirmé.
Mais le gouvernement Benkirane a-t-il la volonté ou le courage politique de se sortir de ce cercle vicieux? «Il ne peut pas. Il est l’otage des institutions monétaires internationales notamment le FMI», nous a lancé Omar Aziki avant de poursuivre: «Contre son soutien, le FMI exige un gel des salaires des fonctionnaires, une réduction des postes budgétaires dans le secteur public et les cotisations sociales de l’Etat en «réformant» le système des retraites sans parler du démantèlement de la Caisse de compensation et la diminution ou le gel des budgets des secteurs sociaux (éducation, santé et habitat) aussi bien pour les dépenses de fonctionnement que pour celles touchant à l’investissement».