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  <title>Libération</title>
  <description><![CDATA[Quotidien d'informations en langue française. Maroc. Parti Union Socialiste des Forces Populaires. ]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Libération</title>
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   <title>Youssef Aïdi : L’exécutif ne dialogue qu'avec lui-même. Les syndicats ne font qu'entériner des décisions déjà actées</title>
   <pubDate>Thu, 30 Apr 2026 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mourad Tabet</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entretien]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/96333084-67191277.jpg?v=1777559464" alt="Youssef Aïdi : L’exécutif ne dialogue qu'avec lui-même. Les syndicats ne font qu'entériner des décisions déjà actées" title="Youssef Aïdi : L’exécutif ne dialogue qu'avec lui-même. Les syndicats ne font qu'entériner des décisions déjà actées" />
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      <strong><em>Dans cet entretien sans détour, Youssef Aidi, secrétaire général de la FDT, nous&nbsp; livre une analyse critique de la situation sociale au Maroc. Il dénonce d’abord l’illusion d’un dialogue social qui, selon lui, tourne trop souvent au monologue gouvernemental. «Le gouvernement ne dialogue qu’avec lui-même», assène-t-il, déplorant que les syndicats ne soient conviés qu’à entériner des décisions déjà prises. Une logique qui, à ses yeux, vide le dialogue social de sa substance et trahit les aspirations de la classe ouvrière et de l’ensemble des salariés.</em></strong> <br />   <br />  <strong>Libé&nbsp;: Cette année, votre centrale syndicale, la FDT, célèbre la Fête du Travail sous le slogan inspirant : “La justice sociale, levier pour un Maroc émergent”. Quel est l’esprit et la raison de ce choix ?</strong> <br />   <br />  <strong>Youssef Aidi&nbsp;</strong>: Oui, effectivement, nous avons choisi ce slogan à la Fédération démocratique du travail parce que nous sommes profondément convaincus de l'importance d'une mobilisation nationale autour du projet « Maroc émergent ». Ce projet incarne une ambition collective et un enjeu fédérateur résumant les aspirations du Maroc, Etat et société, vers un horizon plus large, économique, social et même politique. Nous avons délibérément lié cette ambition aux conditions de sa réussite, en érigeant la justice sociale en condition sine qua non de sa réalisation et sa concrétisation. <br />   <br />  Certes, le Royaume a réalisé des progrès notables dans la mise en œuvre de la vision économique qui sous-tend le Maroc émergent, notamment à travers le développement industriel, le renforcement des infrastructures et l'amélioration de la logistique. Cependant, les faiblesses de cette dynamique de développement restent criantes : la situation précaire de l'ensemble des salariés et des couches vulnérables, la persistance d'un chômage élevé, et les carences flagrantes du système éducatif.  <blockquote><span style="color:#FF0000;"><strong>Durant ce mandat gouvernemental, la classe ouvrière a subi des augmentations en cascade concernant l’ensemble des biens de consommation. <br />  Alors que les taux d’inflation sont revenus à leur niveau antérieur, <br />  les prix, eux, sont restés obstinément élevés</strong></span></blockquote>  C'est pourquoi nous affirmons que la correction de ces déséquilibres sociaux et l'instauration d'une véritable justice sociale ne sont pas des options secondaires, elles accéléreront le développement et permettront au Maroc d'atteindre enfin le niveau auquel nous aspirons tous. <br />   <br />  <strong>Dans quelle mesure le gouvernement respecte-t-il ses engagements issus des précédents accords sociaux, s’agissant en particulier de l’amélioration des salaires?</strong> <br />   <br />  Pour nous, à la Fédération démocratique du travail, la question ne se résume pas à savoir si le gouvernement s’engage ou non à améliorer les salaires. Car tant que cette amélioration n’aura pas d’impact réel et concret sur le pouvoir d’achat des salariés, elle restera lettre morte. Ce qui est véritablement en jeu aujourd’hui, ce sont les mesures sociales qui transforment durablement la réalité des travailleurs. <br />   <br />  Prenons un exemple : une éducation de qualité, qui libérerait la classe moyenne de l’engrenage coûteux de l’enseignement privé, pourrait avoir un effet bien plus bénéfique qu’une simple augmentation de mille dirhams par mois. Il en va de même pour la qualité et la gratuité de l’accès aux soins de santé et aux traitements. <br />  C’est pourquoi notre approche concernant la situation sociale des salariés dépasse largement la seule hausse des salaires. Elle intègre les exigences d’une vie digne et les moyens concrets de garantir une véritable justice sociale. Nous récusons cette logique viciée et absurde consistant à donner aux salariés d’une main ce qui leur sera aussitôt repris de l’autre. <br />   <br />  <strong>Quelle est votre analyse de la réalité des libertés syndicales au Maroc? Observez-vous un recul ou une avancée dans ce domaine? Et quelle est votre position quant au projet de loi organique relative au droit de grève ?</strong> <br />   <br />  Je pense qu'il existe des disparités flagrantes dans ce domaine. Le respect des libertés et des droits syndicaux varie non seulement entre le secteur public et le secteur privé, mais également d'une entreprise à l'autre au sein même du secteur privé. <br />   <br />  De manière générale, notre pays n'a pas encore atteint le niveau de protection auquel il pourrait prétendre quant au droit à l'exercice syndical dans toutes ses composantes. Il n'a pas su non plus élaborer une vision claire et équilibrée qui concilierait les droits des travailleurs avec l'activité syndicale, l'intérêt de l'entreprise nationale et la liberté du travail. L'Etat a plutôt privilégié ce qu'on pourrait appeler une politique de protection d'un certain nombre de secteurs et d'institutions du secteur privé contre l'action syndicale. Dans le meilleur des cas, il a toléré un syndicalisme sous tutelle, en imposant une couleur syndicale spécifique à tel ou tel secteur. <br />  Tous ces indicateurs négatifs affectent d'abord la compétitivité des secteurs productifs, puis le processus de construction démocratique dans notre pays. Il est inadmissible de continuer à entraver la création de bureaux syndicaux, à refuser de délivrer les récépissés de dépôt, ou à multiplier toute autre forme d'obstruction qui ne correspond plus au Maroc d'aujourd'hui. <br />   <br />  Dans ce contexte, on peut noter que ce que S.M le Roi a appelé « le Maroc des deux vitesses » s'applique également à la scène syndicale. En effet, alors que l'Etat a œuvré à encadrer la scène politique en adoptant un arsenal juridique complet, définissant les conditions de fonctionnement des partis, la périodicité de leurs congrès, leurs modes de financement et les mécanismes de contrôle de l'utilisation de ces fonds, tout cela pour renforcer leur performance et accroître leur compétitivité, les syndicats, eux, sont restés en dehors de tout encadrement juridique digne de ce nom. Un tel encadrement devrait prendre en compte leurs rôles constitutionnels et renforcer leur compétitivité, au service des travailleurs et de l'économie nationale. <br />   <br />  <strong>Vous avez dénoncé la flambée des prix des produits de première nécessité et l’érosion du pouvoir d’achat des travailleurs. Comment analysez-vous l’évolution de ce dossier ?</strong> <br />   <br />  Durant ce mandat gouvernemental, la classe ouvrière a subi des augmentations en cascade concernant l’ensemble des biens de consommation. Une flambée des prix qui n’a épargné aucun produit, pas même le lait pour nourrissons. Et contrairement au discours officiel, il ne s’agit pas d’une simple conséquence de l’inflation. En effet, alors que les taux d’inflation sont revenus à leur niveau antérieur, les prix, eux, sont restés obstinément élevés.  <blockquote><span style="color:#FF0000;"><strong>L’approche gouvernementale du dossier de la réforme des caisses de retraite est marquée par un problème structurel profond et les décisions prises pour les réformer ont été guidées par une logique politicienne et courtermiste&nbsp;plutôt que par une vision tournée vers l’avenir</strong></span></blockquote>  Nous pouvons affirmer, sans exagération, qu’il y a là une forme de complicité tacite entre un gouvernement aux ordres du patronat et un lobby de profiteurs sans scrupules. Dans ce contexte, plusieurs scandales ont éclaté, à l’image de celui de la viande et de l’importation du bétail, ayant mis en lumière les dérives d’un système où quelques-uns s’enrichissent sur le dos des plus fragiles. <br />   <br />  <strong>Quel bilan tirez-vous du dialogue social entre les syndicats et l’exécutif ? Est-il vraiment au niveau des aspirations de la classe ouvrière et des salariés ?</strong> <br />   <br />  C'est un dialogue à sens unique, car le gouvernement ne dialogue qu’avec lui-même. Les syndicats ne sont conviés que pour légitimer a posteriori ce que l'exécutif a déjà décidé d'accorder à la classe ouvrière. La preuve ? L'obstruction répétée de nombreux cycles de négociation et la falsification du concept même d'institutionnalisation. <br />   <br />  A la FDT, nous sommes convaincus qu'un véritable dialogue social suppose, d'abord, l'adoption d'une loi syndicale qui encadre l'action syndicale et permet une concurrence démocratique, transparente et loyale. Ensuite, une loi-cadre sur le dialogue social est indispensable. Elle doit fixer un calendrier précis, conférer un caractère obligatoire aux accords conclus, encadrer le règlement des points de désaccord, et établir un lien contraignant entre le dialogue central et les dialogues sectoriels. <br />   <br />  <strong>Comment percevez-vous le traitement réservé par le gouvernement aux partenaires sociaux, et quels sont, selon vous, les critères qui guident son action à cet égard ?</strong> <br />   <br />  Comme je l'ai souligné précédemment, en l'absence de textes juridiques encadrant le champ syndical, le traitement réservé aux organisations reste arbitraire, dépourvu de toute base normative. La FDT participe certes à la plupart des dialogues sectoriels dans le secteur public, mais elle est&nbsp; systématiquement exclue du dialogue central. Le critère invoqué ? Le Code du travail, un texte conçu pour organiser le secteur privé, dont les dispositions ne sauraient s'étendre au secteur public. Malgré nos mises en garde répétées sur cette absurdité juridique, le gouvernement persiste dans sa logique d’exclusion et refuse de nous associer aux rounds du dialogue social. <br />   <br />  <strong>Que pensez-vous du processus de réforme des régimes de retraite ? Les mesures avancées sont-elles à la hauteur des défis de pérennité, sans remettre en cause les droits des salariés ? </strong> <br />   <br />  De prime abord, l’approche de ce dossier est marquée par un problème structurel profond. En effet, malgré une série de mesures successives dont la classe ouvrière a fait les frais, ce dossier n’a toujours pas trouvé de solution durable. La raison, à notre sens, tient au fait que les décisions ont été prises dans une logique politicienne, dictée par l’urgence conjoncturelle plutôt que par une vision tournée vers l’avenir. Chaque gouvernement, semble-t-il, a cherché à renvoyer cette «bombe sociale» à son successeur. Sinon, comment expliquer que des mesures aussi sévères à l’encontre des salariés aient été adoptées sous prétexte de réformer les systèmes de retraite, pour qu’il s’avère quelques années plus tard qu’elles ne garantissent même pas la viabilité des caisses pour plus d’une décennie ? <br />   <br />  Cette situation relève clairement d’une forme de fuite de responsabilité et d’une vision courtermiste. Nous sommes convaincus que toute solution durable doit reposer sur une étude approfondie, scientifique et réaliste de l’état actuel des systèmes de retraite au Maroc, à savoir état des fonds déposés, modes de gestion, et possibilités d’amélioration des mécanismes de pilotage. Il convient ensuite d’élargir la base des bénéficiaires dans le cadre de la mise en œuvre de l’Etat social, afin d’accroître le nombre de cotisants, et d’envisager l’unification des régimes existants en un système unique articulé autour de deux pôles (public et privé). <br />  Rappelons d’ailleurs que l’unification de ces régimes figurait parmi les conclusions d’un précédent round de dialogue social, mais qu’elle n’a jamais été concrétisée. <br />   <br />  Enfin, il est impératif, lorsque nous examinons les scénarios de sauvetage des caisses de retraite, de placer la situation des retraités au cœur de toute réflexion. Leurs conditions de vie difficiles et le caractère souvent dérisoire des pensions perçues nous imposent de marquer un temps d’arrêt pour rendre justice à cette catégorie longtemps négligée. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Propos recueillis par Mourad Tabet</strong>
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      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/96333084-67192056.jpg?v=1777559661" alt="Youssef Aïdi : L’exécutif ne dialogue qu'avec lui-même. Les syndicats ne font qu'entériner des décisions déjà actées" title="Youssef Aïdi : L’exécutif ne dialogue qu'avec lui-même. Les syndicats ne font qu'entériner des décisions déjà actées" />
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   <title>Nous sommes ouverts à toutes les opportunités de militantisme pour l’amélioration de la situation matérielle et morale des travailleurs marocains</title>
   <pubDate>Tue, 30 Apr 2024 17:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rachid Meftah</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>Membre du Bureau politique de l’USFP, président du Groupe socialiste- Opposition ittihadie à la Chambre des conseillers</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/79914101-57786050.jpg?v=1714490946" alt="Nous sommes ouverts à toutes les opportunités de militantisme pour l’amélioration de la situation matérielle et morale des travailleurs marocains" title="Nous sommes ouverts à toutes les opportunités de militantisme pour l’amélioration de la situation matérielle et morale des travailleurs marocains" />
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      La célébration du 1<sup>er</sup> Mai intervient cette année dans un contexte particulier marqué par les développements complexes de la conjoncture nationale, régionale et internationale actuelle lourdement impactée par des tensions et conflits qui rendent confuses et incertaines toutes les perspectives d’avenir. <br />   <br />  Sur le plan national, cet évènement planétaire coïncide avec le mi-mandat du gouvernement de la coalition tripartite à vocation libérale «&nbsp;s’activant&nbsp;» à opérationnaliser les orientations Royales cruciales et pertinentes quant à la promotion de la situation des différentes catégories sociales en éludant leur marginalisation via la couverture sanitaire, la protection sociale, l’enseignement, l’emploi et la santé, entre autres. <br />   <br />  &nbsp;Dans un entretien accordé à notre confrère Mohamed Ettalbi et publié par notre alter ego le quotidien arabophone «&nbsp;Al Ittihad Al Ichtiraki&nbsp;», Youssef Aïdi, secrétaire général de la Fédération démocratique du travail, membre du Bureau politique de l’Union socialiste des forces populaires et président du Groupe socialiste-Opposition ittihadie à la Chambre des conseillers, livre une rétrospective et une lecture de la situation politique et socioéconomique du pays mais aussi de l’action menée par les forces vives de la nation pour faire face à l’indigence de l’action de l’Exécutif et éluder les répercussions des conflits mondiaux en cours, des changements climatiques et du marasme social général occasionné par les incertitudes&nbsp; du lendemain.  <blockquote><span style="color:#FF0000;"><strong>Urgence d’émettre la loi des syndicats pour une gestion transparente des questions salariales à même de recouvrer la confiance de toutes les parties</strong></span></blockquote>  Abordant l’état critique du contexte national, régional et international, dans lequel est célébrée la fête du travail, cette année, le responsable politique et syndical a souligné, de prime&nbsp; abord, qu’il est nécessaire&nbsp; pour faire face à la conjoncture critique que nous traversons d’évoquer la spirale infernale des faits se rapportant à la situation géopolitique dans laquelle se débat la région arabe en particulier et le monde en général, en observant la recrudescence des tensions et le prolongement du conflit russo-ukrainien et leur impact sur les chaînes de distribution et d’approvisionnement de même que les péripéties de l’attaque d’Israël visant Gaza.&nbsp; <br />   <br />  A ce propos, Youssef Aïdi a noté que «&nbsp;cette situation générale a impacté le contexte social, notamment avec la poursuite de l’état d’incertitude, de fluctuation et d’instabilité qui caractérise les chaînes de production et la persistance de l’inflation avec toutes les conséquences néfastes sur le pouvoir d’achat de l’ensemble des citoyens en général et des salariés en particulier. Cet état des choses fait que nous sommes, aujourd’hui, plus attachés que jamais à l’immunisation des acquis et à l’ouverture sur l’horizon militant &nbsp;avec tout ce que cela permet de disposer des possibilités de défense des revendications justes et légitimes des travailleurs dont en tête celle de l’augmentation générale des salaires&nbsp;». <br />   <br />  Le conseiller parlementaire ittihadi a affirmé qu’en revanche l’on est tenu d’évoquer avec fierté les avancées réalisées par notre pays, dont notamment «&nbsp;les victoires diplomatiques&nbsp;» que ne cesse d’acter le Maroc sous la direction de Sa Majesté le Roi sur la voie de la clôture définitive du dossier de l’intégrité territoriale parallèlement au lancement du chantier colossal de la protection sociale «que nous appréhendons avec un esprit critique constructif dont l’objectif est de relever les insuffisances qui pourraient entacher sa mise en œuvre…&nbsp;». <br />   <br />  Concernant l’évaluation du bilan gouvernemental sur le plan social, le secrétaire général de la FDT a relevé qu’à cet égard l’examen doit se rapporter essentiellement au niveau de vie, à la protection sociale, à la qualité de l’enseignement, au marché de l’emploi et à la couverture sanitaire. «&nbsp;Or si nous louons le chantier Royal de la protection sociale, nous constatons des zones sombres quant au marché de l’emploi qui révèlent des proportions alarmantes de chômage, outre la prolifération du travail inapproprié et les atteintes aux droits des travailleurs par les employeurs&nbsp;», a-t-il observé avant d’ajouter que «&nbsp;nous, Marocains, aspirons à l’instauration d’un système sanitaire effectif et efficient garantissant la gratuité des soins, une justice spatiale en matière de prestations sanitaires et une disponibilité des cadres de santé à même de combler les insuffisances dans ce domaine&nbsp;». <br />   <br />  Quant au secteur de l’enseignement, Youssef Aïdi a soulevé que la dernière crise l’ayant pénalisé a révélé les limites des politiques gouvernementales en matière de traitement des problématiques structurelles et l’échec de tous les projets successifs visant la mise en place d’une école publique solide et productrice de connaissances et d’élites (…) <br />   <br />  En outre, interrogé sur son appréciation du dialogue entre les syndicats et le gouvernement, le parlementaire et dirigeant syndical a déploré l’attitude d’exclusion affichée par l’Exécutif à l’égard de la FDT en dépit de sa position en tant qu’acteur actif dans la problématique en question. «&nbsp;Cela ne s’explique que par l’attachement du gouvernement à son hégémonisme à travers l’exclusion des voix d’opposition de l’intérieur du paysage syndical en particulier d’autant plus que nous négocions au sujet de toutes les questions relatives au secteur public de même que nous avons contribué en toute responsabilité à l’adoption de nombre d’accords dans les secteurs de l’enseignement, de la santé et de la justice, outre le fait que nous sommes un syndicat représenté au Parlement&nbsp;», a-t-il développé (…) <br />   <br />  Par ailleurs, Youssef Aïdi a fustigé la démarche exclusive du gouvernement qu’il estime inquiétante eu égard à son manque de respect des valeurs de démocratie et de pluralisme, s’agrippant au fameux critère de «&nbsp;6%&nbsp;» dans les secteurs public et privé alors qu’il y eut un antécédent institutionnel éloquent provenant de Sa&nbsp; Majesté le Roi qui a opéré une distinction entre la représentativité dans le secteur public et celle dans le secteur privé, à l’occasion de son installation du Conseil économique et social. «&nbsp;Le gouvernement, a-t-il relevé, a dévié de la jurisprudence Royale en adoptant le texte du droit social qui est supposé encadrer le secteur privé sans la possibilité d’étendre son application à la fonction publique&nbsp;». <br />   <br />  D’autre part, s’agissant des revendications syndicales élevées par la FDT, le secrétaire général de cette centrale a indiqué que la revendication primordiale pour l’ensemble de la classe ouvrière se rapporte à l’adoption d’augmentations générales et équitables pour les salariés prenant en considération la hausse du coût de vie… <br />   <br />  Là-dessus, Youssef Aïdi a mis l’accent sur l’importance et la centralité de la structuration du paysage syndical qui nécessite pour mettre un terme au chaos dans lequel il se débat de procéder à l’adoption d’une loi des syndicats à même d’assurer la transparence de leur gestion et leur démocratisation et recouvrer la confiance des salariés dans l’action des organisations syndicales (…) <br />   <br />  En&nbsp; ce qui concerne la revendication de l’augmentation générale des salaires et de la révision du système fiscal y afférent, le responsable syndical a mis en avant qu’il s’agit d’ores et déjà d’une nécessité sociale et économique impérieuse pour sauver la classe moyenne et soutenir la résilience des salariés face aux vagues de hausse des prix et du coût de la vie. <br />   <br />  Quant aux revendications essentielles relatives à la révision des lois électorales professionnelles dans les secteurs public et privé pour garantir la transparence et la représentativité authentique, Aïdi a rappelé qu’il y a un déséquilibre quant à la règle de la représentativité adoptée dans les secteurs public et privé, notamment numérique (…), déséquilibre qui reflète l’absence de logique et de démocratie en matière de distribution des sièges, de découpage électoral… <br />   <br />  De même, a-t-il déployé, que l’on constate une absence totale de définition des listes des établissements et secteurs professionnels et productifs concernés par les élections… <br />  Dans la même veine, d’autres interrogations tout aussi pertinentes et cruciales ont été abordées dans cet entretien au demeurant opportunément circonstanciel. Elles se sont focalisées sur la réforme des systèmes de la retraite au Maroc, la loi de la grève tant attendue que le gouvernement s’activerait à la mettre en œuvre au cours de ce mandat et la probabilité de l’émission prochaine de la loi des syndicats. <br />   <br />  Pour ce qui est de la question de la réforme des systèmes des retraites, le dirigeant de la Fédération démocratique du travail a indiqué que la position de sa centrale syndicale est une position constante et de principe et que cette institution estime que les mesures normatives relatives à l’augmentation de l’âge de la retraite et des cotisations mais aussi la réduction de la moyenne de comptabilisation des pensions ne sont en fait que des améliorations éphémères et fragmentées occasionnant par ailleurs des coûts exorbitants et la vulnérabilité du pouvoir d’achat des concernés de même qu’elles ne constituent point des solutions pérennes à la crise des caisses. <br />   <br />  «&nbsp;Aussi, considérons-nous dans la FDT que la solution doit impérativement provenir de l’opérationnalisation de l’outil de la solidarité par l’obligation de l’adhésion de l’ensemble de la population active aux systèmes de retraite et la normalisation de toutes les caisses dans une seule caisse avec deux pôles public et privé…&nbsp;», a développé Youssef Aïdi en soulignant que cela suppose une décision audacieuse à l’instar de la directive de Sa Majesté le Roi ayant trait au dossier de la protection sociale… <br />   <br />  Abordant ensuite la loi de la grève, le conseiller parlementaire usfpéiste a mis en avant qu’il faut distinguer la loi organique de la grève en tant que texte supposé encadrer un droit constitutionnel clair et précis garantissant cette pratique d’une manière complètement fluide de ce que le gouvernement voudrait adopter en réponse aux appels répétés … <br />   <br />  D’autre part, Youssef Aïdi a considéré, concernant la loi des syndicats, que celle-ci doit être prioritaire par rapport à la loi de grève car c’est la seule loi à même de mettre un terme à la situation chaotique du paysage syndical car cela aura le mérite de favoriser le suivi et l’évaluation de l’action des syndicats et le contrôle de leurs finances (…) <br />   <br />  <strong>Rachid Meftah</strong>
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   <link>https://www.libe.ma/Nous-sommes-ouverts-a-toutes-les-opportunites-de-militantisme-pour-l-amelioration-de-la-situation-materielle-et-morale_a144104.html</link>
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   <title>Le Premier secrétaire de l’USFP et le secrétaire général de la FDT président un meeting à Rabat</title>
   <pubDate>Tue, 30 Apr 2024 17:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Libé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[USFP]]></dc:subject>
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      Le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachguar, et le secrétaire général de la FDT, Youssef Aidi, président, à l’occasion du 1er Mai, un meeting placé sous le thème «Mobilisation continue pour faire face aux plans attentatoires et pour consolider les acquis».  <br />    <br />  Ce meeting aura lieu ce mercredi à partir de 10 heures à la place Al Mamounia à Rabat.
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