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  <title>Libération</title>
  <description><![CDATA[Quotidien d'informations en langue française. Maroc. Parti Union Socialiste des Forces Populaires. ]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Libération</title>
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   <title>Bank Al-Maghrib : L'inflation à 0,8% en 2026</title>
   <pubDate>Wed, 18 Mar 2026 16:59:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Libé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/95458676-66757168.jpg?v=1773922604" alt="Bank Al-Maghrib : L'inflation à 0,8% en 2026" title="Bank Al-Maghrib : L'inflation à 0,8% en 2026" />
     </div>
     <div>
      L'inflation ressortirait quasi stable d’une année à l’autre à 0,8% en 2026, puis atteindrait 1,4% en 2027, selon Bank Al-Maghrib (BAM). <br />   <br />  "L’inflation a évolué à des niveaux bas, en lien avec l’amélioration de l’offre de certains produits alimentaires et le repli des prix des carburants. A moyen terme, elle devrait, après la dissipation de ces effets et avec la hausse des cours du pétrole prévue dans le scénario central, s’accélérer graduellement tout en restant à des niveaux modérés", précise BAM dans un communiqué publié à l'issue de la première réunion trimestrielle de 2026 de son Conseil. <br />   <br />  Quant aux anticipations d’inflation, elles se sont inscrites en baisse, les experts du secteur financier interrogés avant le déclenchement de la guerre en Iran dans le cadre de l’enquête trimestrielle de la Banque centrale, tablant au premier trimestre 2026 sur un taux moyen de 1,5% à l’horizon de 8 trimestres et de 1,8% à celui de 12 trimestres, souligne la Banque Centrale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Les prix flambent</title>
   <pubDate>Mon, 16 Mar 2026 14:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hassan Bentaleb</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>Le consommateur livré à une inflation gloutonne</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/95381970-66716369.jpg?v=1773667379" alt="Les prix flambent" title="Les prix flambent" />
     </div>
     <div>
      Les marchés marocains vivent depuis plusieurs semaines sous le signe d'une tension diffuse mais profonde. Ce n'est pas une crise spectaculaire qui s'annonce par un chiffre unique ou un événement fondateur, c'est une accumulation silencieuse de petites hausses qui, mises bout à bout, dessinent le portrait d'un pouvoir d'achat en voie d'asphyxie. L'oignon à 16 dirhams le kilo. Les carottes à 10kg le kg. La laitue à 7dh. Les pommes de terre à 20dh/kg. Le prix du gasoil qui s’envole encore. Le billet d'avion qui va suivre. Le poulet qui résiste pour l'instant, mais jusqu'à quand ? Chaque produit pris isolément semble gérable. Ensemble, ils forment un étau que des millions de Marocains serrent chaque matin en faisant leurs courses, en démarrant leur véhicule, en préparant le repas du soir. <br />  &nbsp; <br />  <strong>L'oignon, baromètre d'une détresse ordinaire</strong> <br />  &nbsp; <br />  Il y a quelque chose de révélateur dans le fait que l'oignon soit devenu, en ce printemps 2026, l'un des symboles les plus parlants de la cherté de la vie au Maroc. Non pas parce que c'est un produit exotique ou luxueux, mais c'est précisément l'inverse. L'oignon est peut-être le produit alimentaire le plus universel de la cuisine marocaine, présent dans le tajine du pauvre comme dans celui du riche, incontournable dans la harira du Ramadan, indispensable dans les soupes, les ragoûts, les sauces qui constituent la base de l'alimentation quotidienne de dizaines de millions de personnes. <br />   <br />  C'est pourquoi son prix à 16 dirhams le kilo n'est pas une anecdote de marché. C'est un signal d'alarme. Aujourd'hui, les 16 dirhams sont atteints sans émeute mais non sans souffrance, dans une résignation qui traduit peut-être davantage l'épuisement des ménages que leur acceptation réelle de la situation. <br />   <br />  Samedi dernier, au marché de gros d'Inezgane, le prix s'affichait encore à 11 dirhams le kilo en gros, soit un niveau déjà deux à trois fois supérieur à ce que les ménages considèrent comme normal. Entre le prix de gros et le prix au détail s'étire une chaîne d'intermédiaires, de transport, de stockage et de marge commerciale qui transforme 11 dirhams en 16, parfois davantage selon les quartiers et les marchés. <br />   <br />  Les professionnels de la filière invoquent la mécanique habituelle : une demande exceptionnellement forte pendant le Ramadan, une gestion tendue des stocks constitués l'été dernier, des coûts de transport en hausse. Chacun de ces facteurs est réel. Mais leur convergence simultanée soulève une question que personne ne pose vraiment : pourquoi, année après année, le même scénario se répète&nbsp;: flambée des prix des produits &nbsp;alimentaires pendant le Ramadan, tassement après l'Aïd, puis retour progressif à des niveaux plus élevés que l'année précédente, sans jamais revenir au point de départ? Ce n'est pas de la conjoncture. C'est une tendance structurelle déguisée en accident calendaire. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Le gasoil : un choc annoncé, une réponse désespérée</strong> <br />  &nbsp; <br />  Samedi matin encore, les stations-services de plusieurs villes marocaines ont vécu des scènes inhabituelles pour une matinée ordinaire. Des files d'attente inhabituellement longues, des camionnettes et des taxis qui patientaient parfois une demi-heure pour faire le plein, des automobilistes particuliers qui remplissaient leurs réservoirs à ras bord et parfois même des jerricanes supplémentaires. La raison ? Simple et connue de tous : dès lundi, une nouvelle hausse des prix des carburants entre en vigueur — 1,60 dirham de plus par litre de gasoil, 0,86 dirham de plus par litre d'essence. <br />   <br />  Cette ruée anticipée sur les stations-services mérite qu'on s'y arrête, non pas pour sa dimension anecdotique, mais pour ce qu'elle révèle de profond sur l'état psychologique et économique des ménages et des professionnels marocains. Il ne s'agit pas d'un comportement irrationnel. Il s'agit d'une réponse parfaitement logique à un environnement dans lequel les hausses de prix sont devenus la norme, où elles sont toujours annoncées mais jamais compensées, où chaque dirham économisé aujourd'hui représente une bouffée d'air dans un budget déjà comprimé au maximum. <br />   <br />  Les transporteurs routiers, les chauffeurs de taxi, les artisans qui utilisent leur véhicule comme outil de travail, tous savent par expérience que la hausse du prix du gasoil ne restera pas confinée à leur budget carburant. Elle se répercutera, dans les jours qui suivent, sur le coût du transport des marchandises, sur les tarifs de livraison, sur les prix des légumes et des fruits dans les marchés, sur le prix du pain dans les boulangeries qui font livrer leur farine, sur le coût de tout ce qui se déplace sur les routes marocaines, c'est-à-dire sur la quasi-totalité des biens de consommation courante. <br />   <br />  Le gasoil n'est pas un carburant parmi d'autres au Maroc. C'est le carburant du transport de masse, de la logistique alimentaire, de l'agriculture mécanisée, du commerce de proximité. Toute hausse de son prix est un impôt déguisé sur l'ensemble des activités économiques, dont la facture finale est systématiquement répercutée sur les consommateurs, en priorité sur les &nbsp;plus modestes d'entre eux, qui consacrent la part la plus élevée de leurs revenus à l'alimentation et au transport. <br />  &nbsp; <br />  <strong>La guerre contre l'Iran frappe les tables marocaines</strong> <br />  &nbsp; <br />  Pour comprendre pourquoi la hausse des carburants frappe avec une telle brutalité à ce moment précis, il faut regarder au-delà des frontières marocaines. Les sources professionnelles du secteur de la distribution des hydrocarbures sont explicites : c'est le conflit impliquant l'Iran qui constitue le facteur déclencheur immédiat de cette nouvelle vague de hausse. Et cette explication, aussi lointaine qu'elle puisse sembler à la ménagère du marché de Derb Sultan ou à l'artisan de Sidi Moumen, est d'une pertinence brutale pour comprendre la vulnérabilité structurelle du Maroc face aux chocs extérieurs. <br />   <br />  L'Iran contrôle l'un des verrous stratégiques les plus importants du commerce pétrolier : le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20% de la production mondiale d’hydrocarbures. Toute perturbation — réelle ou anticipée — de cette route maritime se traduit immédiatement par une tension sur les marchés pétroliers mondiaux, une hausse des cours du brut, et une répercussion rapide sur les prix des produits raffinés dans tous les pays importateurs. <br />   <br />  Le Maroc est précisément dans cette position : importateur quasi-intégral de ses besoins énergétiques, sans production pétrolière nationale significative, et privé de toute capacité de raffinage depuis la fermeture de la Samir en 2015. Cette fermeture, jamais compensée par l'émergence d'une alternative industrielle crédible, constitue l'un des angles morts les plus coûteux de la politique énergétique marocaine. Un pays qui ne raffine pas son pétrole n'est pas seulement dépendant des prix du brut, il est également dépendant des marges de raffinage mondiales, des capacités de transport maritime, des fluctuations de change et de la géopolitique des pays producteurs. <br />   <br />  Chaque fois que le Golfe Persique s'embrase, c'est donc le Maroc qui paye, non pas directement, comme un pays belligérant, mais indirectement, comme un consommateur captif d'un marché mondial qu'il ne contrôle pas et auquel il ne peut se soustraire. La hausse de 1,60 dirham du prix du gasoil n'est pas une décision politique marocaine — c'est la traduction comptable, en dirhams, d'une réalité géopolitique que Rabat subit sans pouvoir l'influencer. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Le kérosène et les billets d'avion : la diaspora prise en étau</strong> <br />  &nbsp; <br />  La hausse des prix ne frappe pas seulement les ménages marocains. Elle atteint également, par un autre canal, les millions de familles qui entretiennent des liens avec la diaspora marocaine établie en Europe et ailleurs. Car la flambée du kérosène — carburant des avions — met les compagnies aériennes opérant au Maroc sous une pression financière croissante, avec des conséquences prévisibles sur les tarifs des billets d'avion dans les semaines et les mois à venir. <br />   <br />  Selon une source informée du secteur aérien, le kérosène représente entre 15 et 30% des coûts opérationnels totaux d'une compagnie aérienne, un poste qui dépasse parfois la masse salariale. Dans cette structure de coûts, toute hausse significative du prix du carburant d’aviation se traduit mécaniquement par une pression sur les marges des compagnies, qui disposent de deux options : absorber la hausse — ce qui est rarement tenable durablement — ou la répercuter sur les tarifs des billets. <br />   <br />  Pour les familles marocaines dont les proches vivent en Europe, en Amérique du Nord ou dans les pays du Golfe, cette perspective est particulièrement préoccupante. Les billets d'avion pour les grandes périodes de retour — Ramadan, Aïd, été — constituent déjà une dépense importante dans les budgets des familles de part et d'autre de la Méditerranée. <br />   <br />  Une nouvelle hausse des tarifs aériens viendrait s'ajouter à la liste déjà longue des postes budgétaires sous pression, réduisant un peu plus les marges de manœuvre des ménages qui dépendent des transferts de fonds de la diaspora pour maintenir leur niveau de vie. <br />  Or, il faut rappeler ici une réalité macroéconomique fondamentale : les transferts de la diaspora marocaine représentent plus de 10 milliards de dollars par an, une somme supérieure aux recettes du tourisme et comparable aux recettes d'exportation du groupe OCP. Tout ce qui décourage ou complique les voyages des MRE au Maroc, ou tout ce qui réduit leur capacité financière disponible après déduction des frais de transport, a des répercussions directes sur cette manne vitale pour l'économie nationale. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Le poulet : une accalmie trompeuse</strong> <br />  &nbsp; <br />  Dans ce tableau d'ensemble particulièrement sombre, la relative stabilisation du prix du poulet constitue une note légèrement plus optimiste, mais d'une fragilité évidente. Après avoir frôlé le seuil des 30 dirhams le kilogramme à certaines périodes, les prix de la volaille se sont tassés à entre 17 et 22 dirhams depuis la mi-Ramadan. Un répit appréciable pour les ménages, dans la mesure où le poulet constitue la principale source de protéines animales accessibles pour une large fraction de la population. <br />   <br />  Mais des voix autorisées au sein de la filière avicole mettent en garde : l'approche de l'Aïd Al-Fitr crée les conditions d'une nouvelle flambée spéculative. La demande en poulet atteint son pic annuel autour des grandes fêtes religieuses, et certains détaillants n'hésitent pas à profiter de cette pression saisonnière pour reconstituer des marges comprimées par les mois précédents. Le schéma est connu et répétitif : stabilisation en milieu de Ramadan, puis hausse progressive dans les dix jours précédant l'Aïd, avant un retour à des niveaux plus raisonnables après la fête, mais rarement au niveau de départ. <br />   <br />  Ce que cette dynamique révèle, c'est l'absence persistante de mécanismes efficaces de régulation des prix dans les filières alimentaires sensibles. La loi sur la liberté des prix et de la concurrence existe. Des autorités de régulation existent. Mais leur capacité à intervenir concrètement sur les comportements spéculatifs des intermédiaires reste limitée, et la traçabilité des chaînes de valeur alimentaires demeure insuffisante pour identifier avec précision à quel maillon de la chaîne la marge excessive se constitue. <br />  &nbsp; <br />  <strong>L'effet de ciseau : quand les salaires réels reculent en silence</strong> <br />  &nbsp; <br />  Pour saisir pleinement l'impact de cette convergence de hausses sur le niveau de vie des Marocains, il faut la mettre en regard de l'évolution des revenus. Et c'est là que la réalité devient véritablement préoccupante. Selon les données syndicales les plus récentes, le taux d'inflation cumulé au Maroc depuis le début de la poussée inflationniste dépasse désormais les 15%. C'est ce niveau d'inflation accumulée que les dernières augmentations salariales obtenues dans le cadre du dialogue social devaient compenser. <br />   <br />  Or, deux réalités s'imposent. Premièrement, le dialogue social lui-même est en panne : la session de septembre, pourtant convenue entre le gouvernement et les centrales syndicales, ne s'est jamais tenue. Les syndicats documentent avec précision des engagements non respectés, des statuts professionnels toujours en attente de révision, des promesses de revalorisation restées lettre morte. Deuxièmement, même les augmentations formellement accordées ont été intégralement effacées par l'inflation : une hausse nominale de 5% dans un contexte de hausse des prix de 15 à 20% sur les produits alimentaires de base n'est pas une augmentation de salaire réel, c'est une baisse déguisée. <br />   <br />  Ce phénomène, que les économistes qualifient d'effet de ciseau, est l'un des plus insidieux dans ses conséquences sociales. Il ne se voit pas dans un bulletin de salaire, la rémunération nominale progresse, parfois. Il ne déclenche pas une protestation immédiate — le mécanisme est trop graduel, trop diffus pour provoquer une réaction collective instantanée. Mais il ronge méthodiquement le niveau de vie réel de millions de ménages, mois après mois, dirham après dirham, jusqu'à ce que des dépenses autrefois ordinaires deviennent des arbitrages douloureux : acheter de l'oignon ou du poulet, faire le plein ou payer le loyer, envoyer les enfants en sortie scolaire ou garder l'argent pour les courses de fin de semaine. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Ramadan et Aïd : quand la fête amplifie les inégalités</strong> <br />  &nbsp; <br />  Il serait incomplet d'analyser la situation des prix sans tenir compte du contexte calendaire dans lequel elle s'inscrit. Le Ramadan, puis l'Aïd Al-Fitr qui suit, constituent dans la société marocaine une période à la fois de consommation intensifiée et de pression sociale maximale à paraître, à table, en famille, dans la rue. C'est une période où les dépenses alimentaires augmentent structurellement, où la demande de certains produits explose, et où des ménages qui n'en ont pas toujours les moyens s'endettent parfois pour maintenir les apparences d'une fête digne. <br />   <br />  Dans ce contexte, la flambée des prix alimentaires ne frappe pas de façon neutre. Elle creuse davantage les inégalités entre ceux qui peuvent absorber les hausses sans modifier fondamentalement leur mode de consommation, et ceux pour qui chaque dirham supplémentaire sur le prix du kilo d'oignon ou de poulet implique une réduction d'un autre poste budgétaire. La fête, censée être un moment de partage et d'égalisation symbolique entre les membres de la communauté, devient paradoxalement un révélateur des fractures sociales que l'inflation aggrave. <br />   <br />  Les commerçants qui pratiquent des hausses spéculatives à l'approche de l'Aïd ne font pas qu'optimiser leurs marges commerciales, ils ponctionnent des ménages déjà sous pression, dans un moment où leur résistance psychologique à la dépense est au plus bas. C'est une forme de prédation économique ordinaire que les outils de régulation actuels se révèlent largement incapables de prévenir. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Ce que révèle la carte des prix : une économie sans amortisseurs</strong> <br />  &nbsp; <br />  Au-delà des chiffres du jour — 16 dirhams le kilo d'oignon, 1,60 dirham de plus pour le gasoil — c'est une réalité structurelle que cette accumulation de hausses met en lumière : l'économie marocaine manque cruellement d'amortisseurs face aux chocs extérieurs et intérieurs. <br />   <br />  Un pays qui ne raffine pas son pétrole est un pays qui absorbe intégralement les chocs des marchés mondiaux. Un pays dont le dialogue social est paralysé est un pays qui ne peut pas ajuster les revenus à la vitesse d'ajustement des prix. Un pays dont les filières alimentaires restent insuffisamment organisées et régulées est un pays où les hausses des prix de production se transforment en hausses de prix pour le consommateur deux fois plus importantes, par le jeu opaque des marges intermédiaires. <br />   <br />  Ces trois déficits — énergétique, social, structurel dans les filières alimentaires — ne sont pas des fatalités. Ce sont des choix politiques différés, ou plutôt des non-choix qui s'accumulent. La non-reconstruction d'une capacité de raffinage depuis la Samir. La non-institutionnalisation du dialogue social en mécanisme contraignant et calendé. La non-régulation sérieuse des chaînes de valeur alimentaires. Chacun de ces chantiers est connu, documenté, identifié. Aucun n'a été traité avec le sérieux que la situation commande. <br />  Il ne s'agit plus, à ce stade, d'une question de conjoncture à gérer par des ajustements marginaux. Il s'agit d'une question politique centrale qui touche à la cohésion sociale du pays et à la légitimité des institutions à protéger les conditions de vie des citoyens. <br />   <br />  Un gouvernement qui ne peut pas empêcher que l'oignon devienne un produit de luxe pendant le Ramadan, qui regarde les prix du gasoil progresser sans aucune mesure de compensation pour les ménages les plus fragiles, qui laisse le dialogue social en jachère pendant que l'inflation ronge les salaires réels, ce gouvernement sera jugé non pas sur ses discours de responsabilité et de partenariat, mais sur la réalité quotidienne que vivent les ménages dans les marchés, les stations-services et les boulangeries de ce pays. <br />  L'amélioration du pouvoir d'achat n'est pas une revendication syndicale parmi d'autres. <br />   <br />  Dans le contexte actuel — inflation structurelle, choc géopolitique, dialogue social paralysé, approche d'une période de forte dépense — c'est une urgence sociale nationale dont le traitement ne peut plus être différé sans risque de voir la pression accumulée trouver des formes d'expression que personne n'aura intérêt à gérer après coup. <br />  Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Il reste à savoir si quelqu'un, en haut lieu, les écoute vraiment. <br />   <br />  <strong>Hassan Bentaleb</strong>
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     <br style="clear:both;"/>
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   <title>L’inflation marque le pas en janvier 2026</title>
   <pubDate>Sun, 22 Feb 2026 17:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Alain Bouithy</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/94778159-66314109.jpg?v=1771766229" alt="L’inflation marque le pas en janvier 2026" title="L’inflation marque le pas en janvier 2026" />
     </div>
     <div>
      Début d’année sous le signe de l’accalmie des prix. Après une hausse de 0,8% enregistrée au terme de l’année 2025, l’indice des prix à la consommation (IPC) a baissé au cours du mois de janvier 2026. Selon le Haut-commissariat au plan (HCP), en glissement annuel, il a reculé de 0,8% au cours du mois de janvier 2026.  <blockquote><span style="color:#FF0000;"><strong>En glissement annuel, l’IPC a toutefois progressé de 0,3 %&nbsp;</strong></span></blockquote>  Cette variation est la «&nbsp;conséquence de la baisse de l’indice des produits alimentaires de 2,1% et de la hausse de celui des produits non alimentaires de 0,4%&nbsp;», a indiqué l’organisme public chargé de la production, de l'analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc. <br />   <br />  En ce qui concerne les produits non alimentaires, les données recueillies montrent que les variations sont allées d’une baisse de 2,9% pour le «Transport» à une hausse de 2,8% pour les «Biens et services divers», a précisé l’institution dans sa note d'information relative à l'indice des prix à la consommation (IPC) du mois de janvier 2026. <br />   <br />  A titre de rappel, la précédente baisse de l’IPC remontait au mois de novembre 2025. L’indice s’était alors établi à 0,3%, en raison du recul de l’indice des produits alimentaires de 1,2% et de la hausse de celui des produits non alimentaires de 0,4%. <br />   <br />  S’agissant des produits non alimentaires, l’institution avait également expliqué, dans une note relative à cette période, que les variations étaient allées d’une baisse de 1,5% pour le «Transport» à une hausse de 2,5% pour les «Restaurants et hôtels». <br />   <br />  Comparé au même mois de décembre 2025, l’indice des prix à la consommation a connu, au cours du mois de janvier 2026, une hausse de 0,3%, poursuit l’institution dans sa note. <br />  Selon les explications de l’institution, «cette variation est le résultat de la hausse de 0,8% de l’indice des produits alimentaires et de la baisse de 0,1% de l’indice des produits non alimentaires». <br />   <br />  Il est important de noter que les hausses des produits alimentaires observées entre décembre 2025 et janvier 2026 ont concerné principalement les «Poissons et fruits de mer» (10,4%), les «Légumes» (2,7%), les «Fruits» (0,7%), les «Viandes» (0,4%) et le «Café, thé et cacao» (0,2%). <br />   <br />  En revanche, les prix ont diminué de 3,1% pour les «Huiles et graisses» et de 0,3% pour le «Lait, fromage et œufs», selon le Haut-Commissariat qui fait état, s’agissant des produits non alimentaires, de la baisse de 5,9% des prix des «Carburants». <br />   <br />  A titre de comparaison, les baisses des produits alimentaires observées entre novembre et décembre 2025 avaient concerné principalement les «Huiles et graisses» (3,9%), les «Fruits» (2,8%) et les «Viandes» (1,2%).&nbsp; <br />   <br />  En revanche, les prix avaient augmenté de 3,3% pour les «Poissons et fruits de mer», de 2,8% pour les «Légumes», de 0,6% pour le «Lait, fromage et œufs» et de 0,4% pour le «Café, thé et cacao». Pour ce qui est des produits non alimentaires, la baisse avait concerné principalement les prix des «Carburants» (0,5%). <br />   <br />  Toujours selon l’institution, au cours du mois de janvier 2026, «&nbsp;les hausses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Béni Mellal (1,5%), à Settat et Al Hoceima (0,7%), à Guelmim et Safi (0,6%), à Marrakech (0,5%), à Agadir (0,4%) et à Casablanca, Tétouan et Meknès (0,3%)&nbsp;». En revanche, il ressort des données que des baisses ont été enregistrées à Dakhla (0,3%), à Tanger (0,2%) et à Fès (0,1%). <br />   <br />  Il est à rappeler qu’en décembre dernier, les hausses annuelles les plus importantes de l’IPC avaient été enregistrées à Fès (1,7%), à Kénitra (1,3%), à Guelmim (1,2%), à Settat (1,1%), à Tétouan (1,0%), à Rabat et Errachidia (0,9%), à Agadir et Tanger (0,8%), à Casablanca (0,7%), à Meknès, Dakhla et Al Hoceima (0,5%), à Béni Mellal (0,4%) et à Marrakech (0,2%). <br />   <br />  <strong>Alain Bouithy</strong>
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   <title>L'inflation poursuit son mouvement baissier pour le 3ème trimestre consécutif</title>
   <pubDate>Wed, 14 Jan 2026 10:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Libé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie]]></dc:subject>
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      Le Haut-Commissariat au plan (HCP) révèle que l’inflation aurait poursuivi son mouvement baissier pour le troisième trimestre consécutif, s’établissant à -0,1% au T4-2025, au lieu de 2% au début de l’année. <br />   <br />  Cette inflexion aurait résulté d’une contraction de 0,7% des prix alimentaires combinée à une augmentation de 0,4% de ceux des produits non-alimentaires, explique le HCP dans un point de conjoncture faisant état de la situation des principaux indicateurs économiques observés au T3-2025 et estimés pour le T4-2025, et relatant les prévisions pour le T1-2026. <br />   <br />  Le net retrait de l’inflation alimentaire aurait été induit par une diminution significative des prix de l’huile d’olive, favorisée par une récolte nationale abondante, ainsi que par la baisse des prix des viandes. <br />   <br />  Il aurait été, également, appuyé par le repli des prix à l’import des céréales et des légumineuses sèches, dans le sillage de l’amélioration de leurs offres sur les marchés mondiaux, rapporte la MAP. <br />  Ces tendances auraient, toutefois, été partiellement atténuées par la persistance des pressions sur les prix des produits frais et du café. <br />   <br />  Parallèlement, la poursuite de la baisse des prix de l’énergie, bien qu’à un rythme plus modéré que celui enregistré le trimestre précédent (-1,1%, après -3%), aurait contribué à contenir l’évolution des prix des produits non alimentaires, sous l’effet du recul des cours internationaux du pétrole. <br />   <br />  Concernant l’inflation sous-jacente, qui exclut les prix soumis à l’intervention de l’Etat et les produits à prix volatils, elle aurait évolué selon une trajectoire similaire, mais de manière plus marquée que l’inflation globale, se situant à -0,7% après +0,7% le trimestre précédent, du fait notamment de la réduction des tensions sur sa composante alimentaire.
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   <title>L’inflation devrait s’établir à 1,3% en 2026 puis à 1,9% en 2027</title>
   <pubDate>Tue, 23 Dec 2025 13:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Alain Bouithy</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie]]></dc:subject>
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      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/93340215-65268341.jpg?v=1766490517" alt="L’inflation devrait s’établir à 1,3% en 2026 puis à 1,9% en 2027" title="L’inflation devrait s’établir à 1,3% en 2026 puis à 1,9% en 2027" />
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      L’inflation devrait s’accélérer graduellement pour converger vers des niveaux en ligne avec l’objectif de stabilité des prix, selon les projections de Bank Al-Maghrib (BAM).  <blockquote><strong><span style="color:#FF0000;">Bank Al-Maghrib inscrit cette trajectoire dans un environnement caractérisé par l’amélioration de l’offre de certains produits alimentaires&nbsp;&nbsp;</span></strong></blockquote>  «&nbsp;Ainsi, après un taux de 0,8% prévu pour l’ensemble de cette année, elle s’établirait à 1,3% en 2026 puis à 1,9% en 2027&nbsp;», a indiqué la Banque centrale à l’issue de sa dernière réunion trimestrielle de l’année 2025 tenue le mardi 16 décembre 2025 à Rabat. <br />   <br />  Selon les projections de l’institution publique, sa composante sous-jacente ressortirait à 0,7% cette année et l’année prochaine, avant de s’accélérer à 1,9% en 2027. <br />   <br />  Les experts du secteur financier sondés dans le cadre de l’enquête trimestrielle de Bank Al-Maghrib, anticipent au quatrième trimestre 2025 une inflation moyenne de 2% à l’horizon de 8 trimestres. De l’avis de ces derniers, elle atteindrait 2,2% à l’horizon de 12 trimestres. <br />   <br />  Dans sa récente note d’information relative à l'Indice des prix à la consommation (IPC) du mois de novembre 2025, le Haut-commissariat au plan (HCP) a fait état du recul de l’indice des prix à la consommation. D’après l'organisme chargé de la production, de l'analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc, comparé au même mois de l’année 2024, l’IPC a enregistré une baisse de 0,3% au cours du mois de novembre 2025. <br />   <br />  Ce recul est «&nbsp;la conséquence de la baisse de l’indice des produits alimentaires de 1,2% et de la hausse de celui des produits non alimentaires de 0,4%&nbsp;», a-t-il expliqué, précisant que, pour les produits non alimentaires, les variations vont d’une baisse de 1,5% pour le «Transport» à une hausse de 2,5% pour les «Restaurants et hôtels». <br />   <br />  <strong>Evolution à des niveaux bas durant les dix premiers mois de 2025</strong> <br />   <br />  D’après BAM, l’inflation a continué d’évoluer à des niveaux bas au cours des dix premiers mois de 2025. Sous l’effet notamment de l’amélioration de l’offre de certains produits alimentaires, en particulier l’huile d’olive, et de la baisse des prix des carburants et lubrifiants, elle est ressortie à 0,8% en moyenne sur cette période. <br />   <br />  Il est à souligner qu’au cours du mois de novembre dernier, le Haut-commissariat a noté une baisse de 0,6% de l’indice des prix à la consommation par rapport au mois précédent. L’institution a justifié ce recul par la baisse de 1,3% de l’indice des produits alimentaires et de la stagnation de l’indice des produits non alimentaires. <br />   <br />  Des données recueillies par le HCP, il ressort que les baisses des produits alimentaires observées entre octobre et novembre 2025 ont concerné principalement les «Fruits» (6,4%), les «Huiles et graisses» (5,2%), les «Viandes» (1,9%), les «Poissons et fruits de mer» (0,4%) et le «Café, thé et cacao» (0,2%). <br />   <br />  En revanche, révèle l’organisme, les prix ont augmenté de 2,3% pour les «Légumes» et de 0,3% pour le «Lait, fromage et œufs». Pour les produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les prix des «Carburants» avec 0,2%. <br />   <br />  L’analyse des chiffres montrent que les baisses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Errachidia (1,4%), à Settat et Al-Hoceima (1,2%), à Safi et Béni-Mellal (1,1%), à Guelmim (0,9%), à Oujda et Laâyoune (0,7%), à Casablanca (0,6%), à Kénitra, Marrakech, Meknès et Tanger (0,4%), à Agadir, Rabat et Tétouan (0,3%) et à Fès (0,2%). <br />   <br />  <strong>L’inflation poursuivrait sa décélération à l’échelle mondiale</strong> <br />   <br />  Il est à noter qu’à l’échelle mondiale, «&nbsp;l’inflation poursuivrait sa décélération, avant de s’accélérer de nouveau en 2027, avec des évolutions hétérogènes d’une économie à une autre&nbsp;», d’après Bank Al-Maghrib qui s’attend à ce qu’elle revienne de 3,7% en 2024 à 2,9% en 2025 et en 2026, avant de remonter à 3,1% en 2027. <br />   <br />  Toujours selon l’institution, «&nbsp;dans les grandes économies avancées, elle évoluerait à des niveaux proches de la cible de la BCE dans la zone euro, tandis qu’aux Etats-Unis, elle persisterait au-dessus de l’objectif de la FED, sous l’effet notamment du relèvement des tarifs douaniers, s’établissant à 2,8% en 2025 et à 3,1% en 2026 puis à 2,7% en 2027». <br />   <br />  <strong>Alain Bouithy</strong>
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