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  <title>Libération</title>
  <description><![CDATA[Quotidien d'informations en langue française. Maroc. Parti Union Socialiste des Forces Populaires. ]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-16T14:16:16+02:00</dc:date>
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   <title>Libération</title>
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   <title>La crise des déchets menace la croissance et le tourisme dans la région MENA</title>
   <pubDate>Mon, 09 Feb 2026 17:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Alain Bouithy</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/94229562-65736969.jpg?v=1770642645" alt="La crise des déchets menace la croissance et le tourisme dans la région MENA" title="La crise des déchets menace la croissance et le tourisme dans la région MENA" />
     </div>
     <div>
      La production de déchets dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) s'élève actuellement à plus de 155 millions de tonnes par an, selon la Banque mondiale qui prévient que ce chiffre doublera d’ici 2050 si rien n’est fait pour y remédier.&nbsp; &nbsp; <br />   <br />  «&nbsp;La hausse de la production de déchets menace de plus en plus la santé publique, l’environnement et l’industrie touristique&nbsp;», souligne l’institution financière internationale dans un nouveau rapport s’appuyant sur de nouvelles données issues de 19 pays et 26 villes.&nbsp; <br />   <br />  <strong>La région génère davantage de déchets par habitant que la moyenne mondiale</strong> <br />   <br />  Selon le document, intitulé «Gestion des déchets dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord», la région MENA génère plus de déchets par personne que la moyenne mondiale et ce fléau occasionne, chaque année, 7,2 milliards de dollars de dommages à l’environnement.  <blockquote><span style="color:#FF0000;"><strong>La Banque mondiale appelle à investir davantage dans la gestion des déchets et l’économie circulaire</strong></span></blockquote>  Quand bien même les taux de collecte des déchets sont relativement élevés (près de 80% en moyenne), l’organisme international juge la situation assez préoccupante d’autant plus que «le recyclage et le traitement restent nettement à la traîne». <br />   <br />  Il faut dire que «moins de 10% des déchets sont recyclés et plus des deux tiers sont mal gérés, ce qui favorise la pollution de l’air, du sol et de l’eau et la prolifération des déchets marins, tout en entraînant de graves risques pour la santé», explique la Banque mondiale dans son rapport. <br />   <br />  La même source indique que la région présente également le plus grand volume par habitant de rejets plastiques en mer, la Méditerranée comptant parmi les mers les plus polluées au monde. Ce qui n’est pas pour améliorer les choses. <br />   <br />  Pour Almud Weitz, directrice régionale dans la division Infrastructures de la Banque mondiale, «&nbsp;l’amélioration des services de gestion des déchets est indispensable pour réduire la pollution, protéger les populations et garantir que les villes restent des moteurs de croissance et d’opportunités»,&nbsp; insiste-t-elle rappelant que les centres urbains de la région MENA sont en première ligne face au défi des déchets. <br />   <br />  Convaincue qu’un changement modeste peut faire une grande différence,&nbsp; la directrice régionale dans la division Planète de la Banque mondiale, Mesky Brhane, affirme pour sa part qu’«une réduction de 1% de la production de déchets pourrait permettre à la région d’économiser jusqu’à 150 millions de dollars par an». <br />   <br />  Selon elle, «la modernisation des systèmes de gestion des déchets et l’adoption de solutions d’économie circulaire peuvent protéger la santé publique, renforcer le tourisme et bâtir des villes plus écologiques». <br />   <br />  Le rapport, qui appelle à investir davantage dans la gestion des déchets et l’économie circulaire, plaide pour des actions différenciées selon les économies. <br />   <br />  D’après le document, les économies à revenu élevé peuvent réduire considérablement la mise en décharge et déployer des solutions circulaires pour traiter les déchets en amont&nbsp;; tandis que celles à revenu intermédiaire peuvent parvenir à une collecte universelle et améliorer le traitement et la valorisation des déchets. <br />   <br />  Quant aux Etats fragiles et touchés par un conflit, la Banque mondiale estime qu’ils «&nbsp;peuvent privilégier des approches techniquement simples et peu coûteuses, en s'appuyant en particulier sur la communauté&nbsp;». <br />   <br />  Dans son rapport, l’institution assure que 83% des déchets collectés dans la région MENA pourraient être réutilisés, recyclés ou valorisés pour produire de l’énergie et que «&nbsp;la transition vers une économie circulaire pourrait également créer des emplois de meilleure qualité, en particulier dans les services de gestion des déchets et le recyclage, tout en transformant la crise actuelle en un moteur de croissance durable&nbsp;», conclut-il. <br />   <br />  <strong>Alain Bouithy</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="color:#FF0000;"><strong>Chiffres clé</strong><strong>s, impacts et leviers de transformation</strong></span> <br />  &nbsp; <br />  ·&nbsp; La région MENA génère plus de déchets par personne et par jour que la moyenne mondiale (0,9 contre 0,79 kg/personne/jour). <br />  ·&nbsp; La production de déchets dans la région s'élève actuellement à 155 millions de tonnes par an, et ce chiffre doublera d’ici 2050 si rien n’est fait pour y remédier. <br />  ·&nbsp; La mauvaise gestion des déchets entraîne des coûts de dégradation de l’environnement estimés à 7,2 milliards de dollars par an. <br />  ·&nbsp; À lui seul, le gaspillage alimentaire cause chaque année 60 milliards de dollars de pertes économiques. <br />  ·&nbsp; La crise des déchets menace la santé, la croissance et le secteur du tourisme. <br />  ·&nbsp; Actuellement :  <ul>  	<li class="list">10 % seulement des déchets de la région sont recyclés, réutilisés ou compostés.</li>  	<li class="list">Environ 67 % des déchets sont mal gérés (non collectés, déversés à l'air libre, brûlés ou non suivis).</li>  	<li class="list">83 % des déchets collectés pourraient être réutilisés, recyclés ou valorisés en énergie.</li>  </ul>  ·&nbsp; Le passage à un modèle d’économie circulaire pourrait permettre à la région MENA de récupérer 83 % des déchets qu'elle produit, tout en créant des emplois de meilleure qualité. <br />  ·&nbsp; Une réduction de 1 % de la production de déchets permettrait d’économiser 150 millions de dollars par an. <br />  ·&nbsp; Dans l’ensemble de la région, le secteur de la gestion des déchets solides emploie environ 400 000 personnes dans l'économie formelle et compte autant de travailleurs informels. <br />  (Source: Banque Mondiale) <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.libe.ma/La-crise-des-dechets-menace-la-croissance-et-le-tourisme-dans-la-region-MENA_a159332.html</link>
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   <title>Le transport public sous pression démographique et urbaine</title>
   <pubDate>Thu, 20 Mar 2025 16:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hassan Bentaleb</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/87326969-61967277.jpg?v=1742480054" alt="Le transport public sous pression démographique et urbaine" title="Le transport public sous pression démographique et urbaine" />
     </div>
     <div>
      Le Maroc multiplie les efforts pour une transformation ambitieuse de son réseau de transport public, en mettant l'accent sur la modernisation, l'efficacité énergétique et les infrastructures durables. D'après le dernier rapport de l'Association internationale des transports publics (UITP), le Maroc déploie des stratégies à long terme pour renforcer la mobilité urbaine et interurbaine, tout en œuvrant à diminuer l'empreinte carbone du secteur des transports. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Stratégies de modernisation et d'efficacité énergétique</strong> <br />  &nbsp; <br />  Tel est le cas des investissements massifs dans le transport ferroviaire, avec pour objectif de connecter 87% de la population d'ici 2040, tout en électrifiant 64% du réseau et en utilisant 90% d'énergie verte pour les trains. Tel est le cas également des bus et tramways, avec l'acquisition de 3.500 nouveaux bus et l'extension des réseaux de tramway et de BRT visant à réduire la congestion et à promouvoir des alternatives durables. <br />   <br />  Tel est le cas aussi du programme de transition énergétique (2015-2030) ambitionnant de réduire de 35% la consommation d'énergie dans les transports, notamment via l'introduction de bus électriques et de technologies propres. <br />   <br />  Des investissements qui arrivent en retard, selon plusieurs analyses, qui soutiennent que le&nbsp; Maroc fait face à des défis majeurs en matière de mobilité urbaine, notamment la congestion routière, la pollution atmosphérique et un réseau de transport public souvent insuffisant pour répondre à la demande croissante. Sans parler de la forte pression démographique et de l’urbanisation rapide, ainsi que de la flotte des véhicules privés, souvent anciens et polluants, qui dominent le paysage urbain, contribuant à la dégradation de la qualité de l'air et à l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Enjeux environnementaux</strong> <br />  &nbsp; <br />  Concernant ce dernier volet, il faut rappeler que le Maroc est confronté à des défis environnementaux majeurs, notamment la pollution de l'air, les émissions de CO₂ et la vulnérabilité au changement climatique. Les initiatives prises contribuent à atténuer ces problèmes en réduisant la dépendance aux énergies fossiles et en promouvant des modes de transport plus propres. <br />   <br />  En effet, le secteur du transport routier est l’un des plus gourmands en énergies fossiles, représentant une part significative de la consommation énergétique nationale. En 2017, il absorbait plus de 38% de la consommation totale de pétrole du pays, tout en étant un gros émetteur de gaz à effet de serre (GES), contribuant à hauteur de 23% aux émissions nationales. Cette situation est exacerbée par un parc automobile vieillissant : environ 20% des véhicules en circulation ont plus de 12 ans, ce qui se traduit par un rendement énergétique bien inférieur à celui observé dans les pays de l’OCDE. Ces véhicules, souvent moins performants et plus polluants, constituent un frein majeur à l’amélioration de l’efficacité énergétique et à la réduction des émissions. <br />   <br />  Le secteur du transport routier connaît une croissance continue, comme en témoigne l’augmentation du nombre de véhicules immatriculés. Fin 2021, le parc automobile marocain comptait environ 6,2 millions de véhicules, avec un taux de croissance annuel de 5% pour les véhicules légers et les poids lourds, et de près de 20% pour les véhicules à deux et trois roues. Cette explosion du nombre de véhicules, notamment dans les zones urbaines, entraîne une augmentation de la demande en énergie, une congestion accrue et une hausse des émissions polluantes. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Défis à relever </strong> <br />  &nbsp; <br />  Cependant, plusieurs défis persistent. D’abord, l’impact réel sur les émissions. En effet, et bien que les projets de transport public durable soient prometteurs, leur impact sur la réduction des émissions de CO₂ dépendra de leur adoption par la population et de leur intégration dans un système de transport multimodal. Par exemple, si les usagers continuent à privilégier les véhicules privés, les bénéfices environnementaux seront limités. <br />   <br />  Ensuite, la question de la gestion des déchets et des ressources. La production locale de bus et de matériel ferroviaire constitue une opportunité pour l'économie marocaine, mais elle doit s'accompagner de mesures pour minimiser l'impact environnemental de la fabrication et du recyclage des véhicules. Enfin, l’adaptation au changement climatique. Les infrastructures de transport doivent être conçues pour résister aux impacts du changement climatique, tels que les inondations et les vagues de chaleur, qui pourraient affecter leur durabilité et leur efficacité. <br />   <br />  Plusieurs experts en matière de transport ajoutent qu’un déploiement à grande échelle nécessitera des investissements supplémentaires et une gestion efficace des infrastructures de recharge. Ils estiment que leur succès dépendra de la planification urbaine, de l'intégration des modes de transport et de la sensibilisation des usagers.&nbsp; Toutefois, garantir la fiabilité et l'accessibilité, notamment dans les zones rurales, reste un défi.&nbsp; La coordination entre les différents acteurs (gouvernement, secteur privé, collectivités locales), et la sensibilisation des citoyens à l'importance de la mobilité durable, ainsi que les inégalités d'accès au transport public entre les zones urbaines et rurales doivent être abordées pour garantir une transition équitable. <br />   <br />  <strong>Hassan Bentaleb</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Biden fait un dernier grand geste pour l'environnement et contre Trump</title>
   <pubDate>Tue, 07 Jan 2025 14:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Libé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Monde]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      En annonçant lundi l'interdiction de nouveaux forages "offshore" sur une immense étendue maritime, Joe Biden tente de se mettre en travers d'une promesse de campagne majeure de Donald Trump, à savoir doper la production de gaz et de pétrole. <br />   <br />  Le président démocrate, qui cèdera le pouvoir le 20 janvier à son rival républicain, a décidé selon un communiqué d'interdire tout nouveau forage sur une zone maritime couvrant au total plus de 2,5 millions de kilomètres carrés. <br />   <br />  L'interdiction, qui n'a pas de date limite, s'appliquera le long de la côte Atlantique des Etats-Unis comme de la côte Pacifique, dans l'est du golfe du Mexique et au large de l'Alaska, dans le détroit de Bering. <br />  "Le moment est venu de protéger ces côtes pour nos enfants et petits-enfants", a justifié Joe Biden dans le communiqué. <br />   <br />  "Il est clair pour moi que le potentiel relativement mineur en termes d'énergies fossiles des zones protégées ne justifie pas les risques pour l'environnement, pour la santé publique et pour l'économie que poseraient de nouvelles concessions et de nouveaux forages" a-t-il ajouté. <br />   <br />  "Nous n'avons pas à choisir entre protéger l'environnement et faire croître notre économie; ou entre préserver nos océans, nos côtes et la nourriture qu'elles produisent, et maintenir des prix bas de l'énergie. Ce sont de fausses alternatives", a-t-il dénoncé. <br />   <br />  Le message est clairement destiné au président élu républicain, qui pendant la campagne a promis de forer à tour de bras pour faire baisser le coût de l'essence, alors que la production d'hydrocarbures des Etats-Unis évolue déjà à des niveaux record. <br />  Selon la presse américaine, il pourrait être difficile au milliardaire de 78 ans de revenir sur la décision de son prédécesseur démocrate. <br />   <br />  Joe Biden s'appuie sur une loi de 1953 donnant autorité au gouvernement fédéral sur l'exploitation des ressources du sous-sol marin au large des côtes, le "Outer Continental Shelf Lands Act". <br />  Ce texte ne prévoit pas expressément le droit pour le président de revenir, sans passer par le Congrès, sur une décision d'interdiction de nouveaux forages. <br />   <br />  La future porte-parole de l'administration Trump, Karoline Leavitt, n'avait pas attendu l'annonce pour critiquer, via un message adressé aux journaux américains, une "décision scandaleuse" et une "vengeance politique". <br />   <br />  Les ONG de défense de l'environnement se félicitent au contraire de la décision, avant l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, qui conteste la réalité du changement climatique d'origine humaine. <br />  "C'est une victoire d'anthologie pour les océans", a déjà réagi Joseph Gordon, pour l'ONG Oceana, en anticipant l'annonce.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.libe.ma/Biden-fait-un-dernier-grand-geste-pour-l-environnement-et-contre-Trump_a150185.html</link>
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   <title>Le CESE plaide pour la création des Chambres dédiées à l'environnement dans les juridictions du pays</title>
   <pubDate>Mon, 15 Jul 2024 11:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Libé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/81562110-58726360.jpg?v=1721036182" alt="Le CESE plaide pour la création des Chambres dédiées à l'environnement dans les juridictions du pays" title="Le CESE plaide pour la création des Chambres dédiées à l'environnement dans les juridictions du pays" />
     </div>
     <div>
      Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) recommande la création des Chambres dédiées à l'environnement au niveau des juridictions du Royaume, tout en mettant en place un guide de référence pour unifier les procédures et lois relatives aux délits environnementaux, a souligné, jeudi à Marrakech, le président du CESE, Ahmed Reda Chami. <br />   <br />  Intervenant à l'ouverture de la Conférence internationale, organisée par la présidence du ministère public sous le thème "Le rôle de la justice dans la lutte contre le crime environnemental", M. Chami a indiqué que le Conseil appelle, également, à renforcer l'effectivité du droit de l'environnement, en tant qu’élément majeur dans la lutte proactive contre des délits environnementaux, et à améliorer l’efficacité et les capacités des organes administratifs et judiciaires chargés de l'application de la loi, à même de consolider la sécurité juridique et judiciaire en matière d'environnement dans le pays. <br />   <br />  Parmi les recommandations du Conseil figure, a-t-il poursuivi, l’adoption d’un cadre législatif cohérent et efficace dans la lutte contre les délits environnementaux, selon une approche basée sur des dispositions légales en adéquation avec les engagements internationaux du Royaume et les meilleures pratiques en la matière. <br />   <br />  Le conseil recommande, aussi, la promulgation des textes d’application des lois en vigueur, l'opérationnalisation du reste des documents stratégiques y afférents pour qu’ils soient plus contraignants et ayant une force probante devant la justice, ainsi que la mise à niveau des moyens de suivi et de contrôle, le renforcement de l’approche judiciaire, et la mise en place d’un système informatique national développé, susceptible d’intégrer et d'actualiser les données environnementales de manière régulière pour faciliter l’application de la loi par tous les intervenants, y compris le système judiciaire. <br />   <br />  Il a, également, proposé l’élaboration d’un guide de référence par le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire destiné aux magistrats chargés des affaires environnementales afin d’unifier les procédures et les modalités d’application des dispositions légales relatives aux délits environnementaux au niveau des différentes juridictions du Royaume, en plus de capitaliser sur la jurisprudence en la matière, afin de préserver les droits environnementaux et lutter contre les pratiques préjudiciables. <br />   <br />  Dans ce contexte, M. Chami a rappelé l’importance accordée par le Royaume aux questions de l’environnement et du développement durable, tant sur le plan d’élaboration des choix stratégiques majeurs qu'en termes d'engagements internationaux du Maroc en matière de lutte contre les effets du changement climatique et de contribution fixée au niveau national pour la réduction des émissions de carbone. <br />   <br />  D’autre part, il a relevé que malgré les progrès notables enregistrés aux niveaux stratégique, institutionnel et juridique en vue d’inclure la dimension environnementale et durable dans les politiques sectorielles et les plans de développement, il existe encore des défis et des déséquilibres qui entravent l'efficience et l'efficacité des efforts déployés à cet égard. <br />   <br />  Parmi ces défis, M. Chami a cité le faible taux de prise de conscience quant à la responsabilité environnementale, tant dans les comportements individuels que collectifs. Il a également évoqué des lacunes en matière de surveillance et de contrôle, ainsi que le recours limité aux nouvelles technologies pour détecter et identifier les activités illégales. <br />  Le président du CESE a également expliqué que le faible nombre de magistrats et de professionnels judiciaires spécialisés dans ce domaine est à l'origine de la lenteur des procès liés à l'environnement. <br />   <br />  Tout en soulignant l'impératif de l'effectivité des lois et de l'approche dissuasive face aux délits environnementaux, il a mis l'accent sur la nécessité de mesures de sensibilisation des citoyens, des acteurs économiques et de la société civile en vue de promouvoir les bonnes pratiques, le recours aux nouvelles technologies amies de l’environnement et la responsabilité environnementale dans le cadre d'une démarche participative.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Divers</b></div>
     <div>
      <strong>Chambre des représentants </strong> <br />  &nbsp; <br />  La Chambre des représentants tiendra, ce lundi à 15h, une séance plénière consacrée aux réponses du chef du gouvernement aux questions relatives à la politique générale. <br />  La séance, qui se tiendra conformément aux dispositions de l'article 100 de la Constitution et du règlement intérieur de la Chambre, portera sur "La politique d'urbanisme et d'habitat et son impact sur la dynamique économique et le développement spatial et social", indique la Chambre dans un communiqué. <br />   <br />  <strong>Etablissements pénitentiaires</strong> <br />  &nbsp; <br />  La Délégation générale à l’Administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a annoncé avoir procédé à un mouvement de mutation des directeurs de 28 établissements pénitentiaires. <br />  Selon un communiqué de la DGAPR, ce mouvement de mutation "s'inscrit dans le cadre des efforts continus pour atteindre un rendement efficace en amorçant une nouvelle dynamique dans la gestion des affaires de la population carcérale, tout en veillant, dans la mesure du possible, à assurer la stabilité sociale des responsables". <br />  Cette opération vise également à permettre à de nouvelles compétences d'assumer des responsabilités et de contribuer à la mise en œuvre de la stratégie de la DGAPR, qui a pour objectif "de consacrer la vocation de qualification et de réinsertion de l'établissement pénitentiaire au sein de la société, ainsi que son rôle sécuritaire consistant à garantir la sûreté des détenus et des personnes et à préserver l'ordre public". <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.libe.ma/Le-CESE-plaide-pour-la-creation-des-Chambres-dediees-a-l-environnement-dans-les-juridictions-du-pays_a146027.html</link>
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   <title>Roch Régis Bikoua : C’est au Maroc que j’ai pris conscience de l’importance de la protection et de l’assainissement de l’environnement</title>
   <pubDate>Sun, 15 Oct 2023 16:25:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Alain Bouithy</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entretien]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/75869151-53456466.jpg?v=1697384770" alt="Roch Régis Bikoua : C’est au Maroc que j’ai pris conscience de l’importance de la protection et de l’assainissement de l’environnement" title="Roch Régis Bikoua : C’est au Maroc que j’ai pris conscience de l’importance de la protection et de l’assainissement de l’environnement" />
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      <em>Le Maroc est très engagé dans la lutte contre le changement climatique, rappelle l’écrivain et président de l’Association Espoir pour l’avenir climatique, Roch Régis Bikoua. Pour l’auteur congolais, c’est tout naturellement que son choix s’est porté sur ce pays qu’il connaît bien, pour y avoir vécu durant de longues années, pour promouvoir son livre&nbsp;: «Un regard sur l’environnement au Congo».</em> <br />   <br />  <strong>Libé : Vous êtes au Maroc dans le cadre de la promotion de votre livre « Un regard sur l’environnement au Congo ». Mais avant d’en parler, pourquoi avoir choisi de le promouvoir au Maroc ? <br />   <br />  Roch Régis Bikoua :</strong> La promotion du livre « Un regard sur l’environnement au Congo a commencé au pays et continuera partout dans le monde. Ceci étant, à l’international, mon choix s’est d’abord porté sur le Maroc pour plusieurs raisons : <br />  Le Maroc est ma deuxième famille, un pays ouvert au monde entier et surtout très accueillant et le peuple marocain est très attaché à sa patrie et à son environnement. L’attachement du peuple marocain à l’assainissement de l’environnement est un élément important que j’ai constaté de mes propres yeux quand j’y ai été étudiant. <br />   <br />  Il faut aussi noter que c’est un pays qui est très engagé dans la lutte contre le changement climatique. Pour preuve, le Maroc est le seul pays qui a la plus grande centrale so laire du monde et c’est aussi le seul pays dans la sous-région qui est en phase avec les objectifs de réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre, adoptés à la COP21 en 2015 à Paris. <br />   <br />  C’est à Marrakech en 2016, lors de la 22ème Conférence des parties (COP22) que le programme des Nations unies pour l’environnement avait lancé, pour la toute première fois, l’initiative mondiale pour les tourbières dans le but de protéger et valoriser le stockage de carbone, considéré comme le plus important réservoir de carbone organique. <br />   <br />  L’initiative vise, tout en maintenant en état les services des écosystèmes, a assuré des moyens de subsistance aux populations riveraines de ces réservoirs. Et vous savez comme moi que le bassin du Congo est aujourd’hui reconnu comme le premier réservoir d’espoir pour l’avenir climatique qui attire autant de regards au niveau mondial. <br />   <br />  En passant, je vous signale que c’est dans ce pays que j’ai pris conscience de l’importance de la protection et de l’assainissement de l’environnement au point d’écrire 4 livres sur l’environnement dont celui-ci est le premier à être publié. <br />   <br />  <strong>Votre livre s’intéresse à l’environnement au Congo. Pourquoi avoir choisi cette thématique ? </strong> <br />   <br />  Tout est parti quand j’ai pris conscience de l’environnement qui est essentiel à la vie de l’homme. C’est de cette façon que j’ai commencé à faire des recherches sur les principaux problèmes de l’environnement dont la pollution, le changement climatique et la déforestation. Et c’est ce qui m’a convaincu de créer une association me permettant de contribuer à l’assainissement et à la protection de l’environnement, dénommée « Espoir pour l’avenir climatique » dont l’idéal est de mettre en compétition tous les pays africains en matière de préservation de leur environnement respectif puis en faire le continent le plus écologique du monde.  <blockquote><span style="color:#00FF00;"><strong>Le Maroc est ma deuxième famille, un pays ouvert au monde entier et surtout très accueillant et le peuple marocain est très attaché à sa patrie et à son environnement​</strong></span></blockquote>  
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      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/75869151-53456467.jpg?v=1697384638" alt="Roch Régis Bikoua : C’est au Maroc que j’ai pris conscience de l’importance de la protection et de l’assainissement de l’environnement" title="Roch Régis Bikoua : C’est au Maroc que j’ai pris conscience de l’importance de la protection et de l’assainissement de l’environnement" />
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      <strong>Le Congo va abriter très prochainement le Sommet des trois bassins. Votre livre est-il en phase avec la tenue dudit sommet ?</strong> <br />   <br />  Le livre est bel et bien en phase avec la tenue du sommet des trois bassins car il dresse l’état des lieux de la situation environnementale du Congo dont il faut protéger en priorisant les Objectifs de développement durables des Nations unies (ODD). <br />   <br />  Ce sommet des trois bassins est tellement utile que cela va permettre enfin aux participants de faire le point global sur les 17 Objectifs de développement durables des Nations unies à l’horizon 2030 et ce, en tenant compte de la situation actuelle des 6 populations du bassin du Congo, surtout les autochtones et les populations riveraines de la sous-région qui est l’espoir pour l’avenir planétaire. <br />   <br />  En lisant la première partie de mon livre, vous allez vous rendre compte de l’importance de protéger la biodiversité du Congo et les pays limitrophes conformément aux ODD des Nations unies. <br />   <br />  <strong>Etes-vous satisfait de l’accueil réservé à votre livre ?</strong> <br />   <br />  Le livre se comporte tellement bien au point d’être retenu pour des recherches universitaires au niveau du Conseil littéraire africain ainsi qu’à la Francophonie. <br />   <br />  <strong>Pourquoi doit-on s’impliquer dans la protection de l’environnement ?</strong> <br />   <br />  Je me réjouis du fait qu’aujourd’hui la voix écologique du Congo se fait désormais entendre à l’échelle mondiale, et de ce fait, le gouvernement congolais est appelé à donner une forte cadence aux Congolais pour faire de la protection et de l’assainissement de l’environnement, un état d’esprit, une vie, un comportement de tous les jours et mettre le Congo sur le chemin de la compétition écologique conformément aux idéaux de l’Association Espoir pour l’avenir climatique. <br />   <br />  <strong>En tant que président de cette Association : pouvez-vous nous en parler ?</strong> <br />   <br />  L’Association « Espoir pour l’avenir climatique » en sigle AEAC, a vu le jour en octobre 2014 et a pour objectifs de: <br />  -Contribuer à l’assainissement et à la protection de l’environnement afin de lutter contre la pollution et les maladies; <br />  - Rechercher l’utilisation et l’application des technologies liées aux énergies renouvelables. <br />   <br />  L’association a pour ambition de mettre en compétition tous les pays africains en matière d’assainissement et de protection de leur environnement respectif puis en faire le continent le plus écologique au monde. Son siège international est à Braz zaville. Et aujourd’hui l’association est en train de mettre les coordinations nationales dans chaque pays africain en vue d’atteindre ses ambitions. <br />   <br />  <strong>Propos recueillis par Alain Bouithy</strong>
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