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  <title>Libération</title>
  <description><![CDATA[Quotidien d'informations en langue française. Maroc. Parti Union Socialiste des Forces Populaires. ]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-06T14:38:00+02:00</dc:date>
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   <title>Libération</title>
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   <title>Joao Martins Pereira : Construire une vision commune et un avenir partagé pour les jeunes à travers le monde</title>
   <pubDate>Mon, 06 Apr 2026 10:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Alain Bouithy</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entretien]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/95852119-66916821.jpg?v=1775399016" alt="Joao Martins Pereira : Construire une vision commune et un avenir partagé pour les jeunes à travers le monde" title="Joao Martins Pereira : Construire une vision commune et un avenir partagé pour les jeunes à travers le monde" />
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      <strong><em>A l’occasion de la tenue du 2ème Congrès international du Réseau Mena-Latina, qui a pris fin hier à Tanger, «&nbsp;Libé&nbsp;» s’est entretenu avec Joao Martins Pereira, président des jeunes socialistes européens.</em></strong> <br />  <strong><em>Ce Congrès, organisé à l’initiative de l’USFP en partenariat avec le Réseau Mena-Latina, a connu la participation de représentants d’organisations internationales et de personnalités politiques des quatre coins du monde.</em> <br />   <br />  Libé&nbsp;: Vous avez participé au deuxième congrès du Réseau MENA-Latina organisé ici à Tanger. Qu'est-ce qui a motivé votre présence à cet événement ? </strong> <br />   <br />  <strong>Joao Martins Pereira&nbsp;:</strong> En tant que président des Jeunes socialistes européens, il est important pour nous d'être présents dans ce type de rencontre et de réseaux qui permettent de mettre en contact et en perspective un certain nombre de combats entre plusieurs régions du monde. Et donc, en tant que Jeunes socialistes européens, nous souhaitons accompagner ce mouvement, apporter notre point de vue, mais surtout nous inspirer des échanges et des&nbsp; discussions entre les composantes d'Amérique latine et de la région MENA. <br />   <br />  Nous entretenons déjà de nombreux liens entre l'Europe et ces régions, et il est essentiel pour nous de nourrir ces relations et contacts. <br />   <br />  <strong>Ce congrès a rassemblé des organisations venues d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Europe et d’Amérique latine. Selon vous, que peut apporter cette convergence politique à l’échelle internationale ?</strong> <br />   <br />  Pour nous, c'est quelque chose de majeur. Nous sommes socialistes et sociaux-démocrates et l’internationalisme fait partie intégrante de notre ADN. Il est donc essentiel de développer ce type de relations, de réseaux et de moments de rencontre. <br />   <br />  Ces espaces permettent de travailler ensemble afin de trouver des solutions communes aux problèmes internationaux. Ils permettent également à la famille socialiste mondiale d’élaborer des réponses partagées face aux grands enjeux de notre époque, notamment face à une extrême droite qui, elle aussi, s'internationalise et dispose de moyens importants. <br />   <br />  Il est donc vital pour nous&nbsp; de renforcer ces connexions afin de pouvoir, au final, améliorer concrètement la vie des populations et apporter des réponses rapides et efficaces aux défis auxquels elles sont confrontées partout dans le monde. <br />   <br />  <strong>Les conflits armés et les voies de la paix figuraient parmi les thèmes au cœur des discussions de ce congrès. Quel rôle les forces progressistes peuvent-elles jouer dans un monde marqué par les tensions géopolitiques ? </strong> <br />   <br />  Notre force réside justement dans cette dimension internationaliste dans notre combat. Nous ne sommes pas dans une logique d’opposition entre «&nbsp;eux&nbsp;» et «&nbsp;nous&nbsp;». <br />   <br />  Lorsqu’il y a des conflits, nous savons qu'il existe des relais démocratiques et progressistes sur les terrains et territoires concernés. C'est une force que d'autres mouvements politiques n'ont peut-être pas à l'échelle mondiale. Cette capacité de dialogue et de coopération constitue un atout important de notre famille politique. <br />   <br />  Notre rôle consiste à favoriser les rencontres entre ces forces progressistes au niveau national afin de prévenir les conflits, mais aussi d’apporter des réponses lorsqu’ils existent déjà. Nous devons incarner une alternative face à ceux qui promeuvent la guerre, les tensions et les logiques nationalistes. <br />   <br />  <strong>La question des migrations était également au cœur des débats. Quelles solutions solidaires et réalistes peuvent émerger de cette discussion entre les différentes régions ?</strong> <br />   <br />  La perspective européenne est particulièrement toute importante dans ce débat, car la question migratoire occupe aujourd’hui une place centrale dans le débat public en Europe. <br />   <br />  Cependant, il ne faut pas oublier que cette problématique concerne d’abord les pays d’origine, notamment en Afrique et en Amérique latine. Ce sont des personnes qui quittent leur territoire et leurs racines dans l’espoir de trouver une meilleure vie ailleurs. <br />   <br />  Je pense que la véritable réponse consiste à créer les conditions permettant à chacun de vivre dignement dans son pays, en sécurité et avec des perspectives d’avenir. Cela suppose une véritable solidarité internationale. <br />   <br />  Malheureusement, aujourd’hui, les financements destinés à cette solidarité sont fragilisés, aussi bien du côté des pays du Nord que des institutions internationales. Il est donc nécessaire de réactiver ces mécanismes de financement, dans la transparence, afin de montrer à quoi ils servent, de soutenir le développement et&nbsp; d’éviter que des personnes soient contraintes de quitter leur pays, parfois au risque de tomber dans des réseaux de trafic ou de vivre des situations dramatiques. <br />   <br />  Notre rôle consiste à créer des conditions de vie meilleures dans les pays partenaires d’Afrique et d’Amérique latine dans l’intérêt de l’Europe. Cela permet de construire des relations économiques, culturelles et humaines équilibrées, tout en évitant la fuite des cerveaux et le départ massif de la jeunesse. <br />   <br />  <strong>La jeunesse et les mutations du monde constituent un autre axe de réflexion. Comment les mouvements progressistes peuvent-ils mieux mobiliser les jeunes aujourd’hui ? A votre niveau, par exemple, avez-vous engagé des réflexions dans ce sens ?</strong> <br />   <br />  &nbsp;Oui, bien sûr. Les Jeunes socialistes européens sont une organisation dite «parapluie» qui regroupe des organisations nationales de jeunesse. Notre rôle consiste justement à favoriser les rencontres, les échanges et les débats afin de construire une dynamique commune. <br />   <br />  L’objectif est que les combats internationalistes soient portés simultanément en Europe, en Afrique, en Amérique latine et ailleurs dans le monde, avec un discours et une ambition partagés. <br />   <br />  Bien sûr, nous devons apporter des solutions aux problèmes hérités des générations précédentes, mais la jeunesse doit surtout construire son propre avenir, avec&nbsp; les jeunes du monde entier. Elle a cette force particulière&nbsp;: celle de&nbsp; regarder vers l’avenir. <br />   <br />  <strong>Propos recueillis par Alain Bouithy</strong>
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   <title>De la conscience générationnelle à l’horizon de l’Etat social</title>
   <pubDate>Tue, 11 Nov 2025 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mohamed Assouali</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[USFP]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/92470320-64831709.jpg?v=1762868913" alt="De la conscience générationnelle à l’horizon de l’Etat social" title="De la conscience générationnelle à l’horizon de l’Etat social" />
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      En novembre 2025, la Jeunesse Ittihadie célèbre cinquante ans d’engagement, de réflexion et d’action, sous le slogan : Un demi-siècle de lutte, un avenir à bâtir, symbole d’une génération fière de son héritage, présente dans son époque et fidèle à ses principes <br />  Cinq décennies d’histoire militante où se sont mêlées ferveur idéologique, fidélité aux valeurs socialistes et audace dans l’action. <br />   <br />  Cinq décennies durant lesquelles des générations successives de jeunes ont porté haut la flamme du progrès, de la liberté et de la justice sociale. <br />  Cette célébration n’est pas un simple retour sur le passé, mais une invitation à repenser le rôle de la jeunesse ittihadie dans la construction du Maroc de demain — un Maroc social, démocratique et solidaire. <br />  &nbsp; <br />  <strong>I. Quand la jeunesse devient la question centrale de l’Etat social</strong> <br />   <br />  Ce n’est pas un hasard si la conscience ittihadie demeure clairvoyante dans un monde traversé par la perte des repères. Car l’idée ittihadie, lorsqu’elle s’enracine dans la conscience collective, cesse d’être un simple slogan politique : elle devient un acte de foi citoyen, un souffle moral et intellectuel au service de la patrie. <br />   <br />  La Jeunesse Ittihadie, garante de la pérennité des idéaux socialistes, &nbsp;n’est pas un prolongement administratif du parti ni un souvenir glorieux dans la mémoire militante. Loin s'en faut. Elle constitue une force vive, une école de valeurs et un laboratoire d’idées, où s’élaborent le sens du devoir et la conviction que la politique n’a de sens que lorsqu’elle place l'humain au cœur de son intérêt. <br />   <br />  La jeunesse marocaine, quant à elle, n’est plus une donnée démographique: elle incarne le cœur battant de la question nationale, là où se rejoignent emploi, éducation, dignité et citoyenneté. Lorsque l’espérance s’effrite, c’est tout le contrat social qui s’effondre. D’où l’urgence de rebâtir un lien sincère entre l’Etat et sa jeunesse, entre la promesse de l’Etat social et sa concrétisation quotidienne. <br />  &nbsp; <br />  <strong>II. Une génération en quête de sens face aux fractures du modèle national</strong> <br />  &nbsp; <br />  La jeunesse marocaine se trouve à la croisée de mutations économiques, sociales et culturelles. Le chômage, la précarité et la dévalorisation du savoir minent les espoirs d’une génération souvent plus éduquée, mais moins reconnue. <br />  L’école, autrefois vecteur d’émancipation, tend aujourd’hui à reproduire les inégalités territoriales et sociales, creusant davantage la fracture entre le Maroc utile et le Maroc oublié. <br />   <br />  Cette situation nourrit un désenchantement civique : l’abstention politique n’est plus un signe d’indifférence, mais une expression de rupture avec un système perçu comme déconnecté des réalités. <br />   <br />  Le numérique, censé libérer la parole, a souvent brouillé la vérité. Pourtant, au cœur de cette confusion, une jeunesse lucide s’élève : elle cherche du sens avant la posture, de la justice avant les promesses, du dialogue avant les dogmes. <br />  &nbsp; <br />  <strong>III. La Jeunesse Ittihadie : du creuset des valeurs à l’avant-garde du changement</strong> <br />   <br />  Depuis sa fondation, la Jeunesse Ittihadie fut la conscience critique et morale du mouvement ittihadi. Ecole de lucidité, de courage et d’humanisme, elle a toujours réaffirmé que le socialisme marocain est un projet de civilisation avant d’être un programme politique. Sa fidélité à l’esprit du progrès ne réside pas dans la répétition, mais dans l’innovation. <br />   <br />  Elle allie la réflexion à l’action, le débat à l’initiative, la théorie à la proximité sociale. Dans un monde où la politique tend à se vider de son sens, elle continue de former des citoyennes et citoyens porteurs d’une conviction simple : changer, c’est servir. <br />  &nbsp; <br />  <strong>IV. De la critique à la proposition : une force de transformation sociale</strong> <br />  &nbsp; <br />  La Jeunesse Ittihadie ne se contente pas &nbsp;de contempler le changement, elle le façonne. <br />  A l’intérieur du parti, elle impulse la modernisation des structures et la démocratisation des pratiques. A l’extérieur, elle s’engage dans les combats sociaux, écologiques et culturels, propageant les valeurs de la gauche moderne. <br />   <br />  Véritable école du réel, elle traduit la pensée ittihadie en actions : projets éducatifs dans les zones rurales, promotion de l’économie sociale, campagnes d’alphabétisation et de citoyenneté. Elle n’est pas une aile du parti : elle en est la conscience vivante. <br />  &nbsp; <br />  <strong>V. Le numérique comme terrain d’action et de reconquête de la confiance</strong> <br />   <br />  Le militant du XXIᵉ siècle évolue dans un espace numérique saturé d’images, où la vitesse supplante souvent la réflexion. La Jeunesse Ittihadie a choisi de faire du digital un outil d’émancipation intellectuelle : plateforme de débat, espace de formation, relais d’action solidaire. <br />   <br />  Mais elle sait aussi que le virtuel n’a de sens que s’il s’enracine dans le réel : les quartiers, les écoles, les universités, les villages. C’est dans ces lieux que la confiance renaît, non par les promesses, mais par les preuves : un projet abouti, une école rénovée, un jeune encouragé à croire à nouveau en son pays. <br />  &nbsp; <br />  <strong>VI. Mémoire d’un combat, promesse d’un avenir collectif</strong> <br />   <br />  Cinquante ans d’histoire n’ont pas figé la Jeunesse Ittihadie dans la nostalgie ; ils l’ont préparée à un avenir exigeant. Son parcours prouve que le socialisme marocain n’a jamais été une imitation : il est né d’un effort national pour concilier justice et liberté. <br />   <br />  La Jeunesse ittihadie&nbsp; est consciente que, quoique l'histoire du parti incite à s'en réjouir, il ne faut pas s'y attarder trop. Il faut capitaliser dessus pour construire une vision de l'avenir. <br />  L’heure est grave. Continuer de porter des idées progressistes n'est pas chose aisée, dans un monde où les valeurs néolibérales cherchent à s'imposer par tous les moyens. Tout en restant fidèle aux idées qui ont animé son action jusqu'à présent, la Jeunesse Ittihadie doit innover dans ses démarches, dans sa manière &nbsp;de concevoir et de faire la politique. <br />   <br />  La Jeunesse Ittihadie doit continuer d’être le cœur battant et le cerveau prospectif de l’Union socialiste des forces populaires — un espace où se réinvente la politique au service du Maroc de demain. <br />   <br />  Car la politique, au fond, n’est pas une profession : c’est une promesse tenue envers la patrie. Et la citoyenneté n’est pas un statut, mais un acte quotidien de fidélité et de responsabilité. Ainsi, la voix ittihadie continuera de se régénérer, génération après génération, comme une flamme qui éclaire, sans jamais se consumer. <br />   <br />  <strong>Par Mohamed Assouali</strong>
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