<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>Libération</title>
  <description><![CDATA[Quotidien d'informations en langue française. Maroc. Parti Union Socialiste des Forces Populaires. ]]></description>
  <link>https://www.libe.ma/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-30T22:54:46+02:00</dc:date>
  <image>
   <url>https://www.libe.ma/var/style/logo.jpg?v=1430310004</url>
   <link>https://www.libe.ma/</link>
   <title>Libération</title>
  </image>
  <geo:lat>33.5333333</geo:lat>
  <geo:long>-7.5833333</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.libe.ma/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.libe.ma,2026:rss-96333084</guid>
   <title>Youssef Aïdi : L’exécutif ne dialogue qu'avec lui-même. Les syndicats ne font qu'entériner des décisions déjà actées</title>
   <pubDate>Thu, 30 Apr 2026 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mourad Tabet</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entretien]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/96333084-67191277.jpg?v=1777559464" alt="Youssef Aïdi : L’exécutif ne dialogue qu'avec lui-même. Les syndicats ne font qu'entériner des décisions déjà actées" title="Youssef Aïdi : L’exécutif ne dialogue qu'avec lui-même. Les syndicats ne font qu'entériner des décisions déjà actées" />
     </div>
     <div>
      <strong><em>Dans cet entretien sans détour, Youssef Aidi, secrétaire général de la FDT, nous&nbsp; livre une analyse critique de la situation sociale au Maroc. Il dénonce d’abord l’illusion d’un dialogue social qui, selon lui, tourne trop souvent au monologue gouvernemental. «Le gouvernement ne dialogue qu’avec lui-même», assène-t-il, déplorant que les syndicats ne soient conviés qu’à entériner des décisions déjà prises. Une logique qui, à ses yeux, vide le dialogue social de sa substance et trahit les aspirations de la classe ouvrière et de l’ensemble des salariés.</em></strong> <br />   <br />  <strong>Libé&nbsp;: Cette année, votre centrale syndicale, la FDT, célèbre la Fête du Travail sous le slogan inspirant : “La justice sociale, levier pour un Maroc émergent”. Quel est l’esprit et la raison de ce choix ?</strong> <br />   <br />  <strong>Youssef Aidi&nbsp;</strong>: Oui, effectivement, nous avons choisi ce slogan à la Fédération démocratique du travail parce que nous sommes profondément convaincus de l'importance d'une mobilisation nationale autour du projet « Maroc émergent ». Ce projet incarne une ambition collective et un enjeu fédérateur résumant les aspirations du Maroc, Etat et société, vers un horizon plus large, économique, social et même politique. Nous avons délibérément lié cette ambition aux conditions de sa réussite, en érigeant la justice sociale en condition sine qua non de sa réalisation et sa concrétisation. <br />   <br />  Certes, le Royaume a réalisé des progrès notables dans la mise en œuvre de la vision économique qui sous-tend le Maroc émergent, notamment à travers le développement industriel, le renforcement des infrastructures et l'amélioration de la logistique. Cependant, les faiblesses de cette dynamique de développement restent criantes : la situation précaire de l'ensemble des salariés et des couches vulnérables, la persistance d'un chômage élevé, et les carences flagrantes du système éducatif.  <blockquote><span style="color:#FF0000;"><strong>Durant ce mandat gouvernemental, la classe ouvrière a subi des augmentations en cascade concernant l’ensemble des biens de consommation. <br />  Alors que les taux d’inflation sont revenus à leur niveau antérieur, <br />  les prix, eux, sont restés obstinément élevés</strong></span></blockquote>  C'est pourquoi nous affirmons que la correction de ces déséquilibres sociaux et l'instauration d'une véritable justice sociale ne sont pas des options secondaires, elles accéléreront le développement et permettront au Maroc d'atteindre enfin le niveau auquel nous aspirons tous. <br />   <br />  <strong>Dans quelle mesure le gouvernement respecte-t-il ses engagements issus des précédents accords sociaux, s’agissant en particulier de l’amélioration des salaires?</strong> <br />   <br />  Pour nous, à la Fédération démocratique du travail, la question ne se résume pas à savoir si le gouvernement s’engage ou non à améliorer les salaires. Car tant que cette amélioration n’aura pas d’impact réel et concret sur le pouvoir d’achat des salariés, elle restera lettre morte. Ce qui est véritablement en jeu aujourd’hui, ce sont les mesures sociales qui transforment durablement la réalité des travailleurs. <br />   <br />  Prenons un exemple : une éducation de qualité, qui libérerait la classe moyenne de l’engrenage coûteux de l’enseignement privé, pourrait avoir un effet bien plus bénéfique qu’une simple augmentation de mille dirhams par mois. Il en va de même pour la qualité et la gratuité de l’accès aux soins de santé et aux traitements. <br />  C’est pourquoi notre approche concernant la situation sociale des salariés dépasse largement la seule hausse des salaires. Elle intègre les exigences d’une vie digne et les moyens concrets de garantir une véritable justice sociale. Nous récusons cette logique viciée et absurde consistant à donner aux salariés d’une main ce qui leur sera aussitôt repris de l’autre. <br />   <br />  <strong>Quelle est votre analyse de la réalité des libertés syndicales au Maroc? Observez-vous un recul ou une avancée dans ce domaine? Et quelle est votre position quant au projet de loi organique relative au droit de grève ?</strong> <br />   <br />  Je pense qu'il existe des disparités flagrantes dans ce domaine. Le respect des libertés et des droits syndicaux varie non seulement entre le secteur public et le secteur privé, mais également d'une entreprise à l'autre au sein même du secteur privé. <br />   <br />  De manière générale, notre pays n'a pas encore atteint le niveau de protection auquel il pourrait prétendre quant au droit à l'exercice syndical dans toutes ses composantes. Il n'a pas su non plus élaborer une vision claire et équilibrée qui concilierait les droits des travailleurs avec l'activité syndicale, l'intérêt de l'entreprise nationale et la liberté du travail. L'Etat a plutôt privilégié ce qu'on pourrait appeler une politique de protection d'un certain nombre de secteurs et d'institutions du secteur privé contre l'action syndicale. Dans le meilleur des cas, il a toléré un syndicalisme sous tutelle, en imposant une couleur syndicale spécifique à tel ou tel secteur. <br />  Tous ces indicateurs négatifs affectent d'abord la compétitivité des secteurs productifs, puis le processus de construction démocratique dans notre pays. Il est inadmissible de continuer à entraver la création de bureaux syndicaux, à refuser de délivrer les récépissés de dépôt, ou à multiplier toute autre forme d'obstruction qui ne correspond plus au Maroc d'aujourd'hui. <br />   <br />  Dans ce contexte, on peut noter que ce que S.M le Roi a appelé « le Maroc des deux vitesses » s'applique également à la scène syndicale. En effet, alors que l'Etat a œuvré à encadrer la scène politique en adoptant un arsenal juridique complet, définissant les conditions de fonctionnement des partis, la périodicité de leurs congrès, leurs modes de financement et les mécanismes de contrôle de l'utilisation de ces fonds, tout cela pour renforcer leur performance et accroître leur compétitivité, les syndicats, eux, sont restés en dehors de tout encadrement juridique digne de ce nom. Un tel encadrement devrait prendre en compte leurs rôles constitutionnels et renforcer leur compétitivité, au service des travailleurs et de l'économie nationale. <br />   <br />  <strong>Vous avez dénoncé la flambée des prix des produits de première nécessité et l’érosion du pouvoir d’achat des travailleurs. Comment analysez-vous l’évolution de ce dossier ?</strong> <br />   <br />  Durant ce mandat gouvernemental, la classe ouvrière a subi des augmentations en cascade concernant l’ensemble des biens de consommation. Une flambée des prix qui n’a épargné aucun produit, pas même le lait pour nourrissons. Et contrairement au discours officiel, il ne s’agit pas d’une simple conséquence de l’inflation. En effet, alors que les taux d’inflation sont revenus à leur niveau antérieur, les prix, eux, sont restés obstinément élevés.  <blockquote><span style="color:#FF0000;"><strong>L’approche gouvernementale du dossier de la réforme des caisses de retraite est marquée par un problème structurel profond et les décisions prises pour les réformer ont été guidées par une logique politicienne et courtermiste&nbsp;plutôt que par une vision tournée vers l’avenir</strong></span></blockquote>  Nous pouvons affirmer, sans exagération, qu’il y a là une forme de complicité tacite entre un gouvernement aux ordres du patronat et un lobby de profiteurs sans scrupules. Dans ce contexte, plusieurs scandales ont éclaté, à l’image de celui de la viande et de l’importation du bétail, ayant mis en lumière les dérives d’un système où quelques-uns s’enrichissent sur le dos des plus fragiles. <br />   <br />  <strong>Quel bilan tirez-vous du dialogue social entre les syndicats et l’exécutif ? Est-il vraiment au niveau des aspirations de la classe ouvrière et des salariés ?</strong> <br />   <br />  C'est un dialogue à sens unique, car le gouvernement ne dialogue qu’avec lui-même. Les syndicats ne sont conviés que pour légitimer a posteriori ce que l'exécutif a déjà décidé d'accorder à la classe ouvrière. La preuve ? L'obstruction répétée de nombreux cycles de négociation et la falsification du concept même d'institutionnalisation. <br />   <br />  A la FDT, nous sommes convaincus qu'un véritable dialogue social suppose, d'abord, l'adoption d'une loi syndicale qui encadre l'action syndicale et permet une concurrence démocratique, transparente et loyale. Ensuite, une loi-cadre sur le dialogue social est indispensable. Elle doit fixer un calendrier précis, conférer un caractère obligatoire aux accords conclus, encadrer le règlement des points de désaccord, et établir un lien contraignant entre le dialogue central et les dialogues sectoriels. <br />   <br />  <strong>Comment percevez-vous le traitement réservé par le gouvernement aux partenaires sociaux, et quels sont, selon vous, les critères qui guident son action à cet égard ?</strong> <br />   <br />  Comme je l'ai souligné précédemment, en l'absence de textes juridiques encadrant le champ syndical, le traitement réservé aux organisations reste arbitraire, dépourvu de toute base normative. La FDT participe certes à la plupart des dialogues sectoriels dans le secteur public, mais elle est&nbsp; systématiquement exclue du dialogue central. Le critère invoqué ? Le Code du travail, un texte conçu pour organiser le secteur privé, dont les dispositions ne sauraient s'étendre au secteur public. Malgré nos mises en garde répétées sur cette absurdité juridique, le gouvernement persiste dans sa logique d’exclusion et refuse de nous associer aux rounds du dialogue social. <br />   <br />  <strong>Que pensez-vous du processus de réforme des régimes de retraite ? Les mesures avancées sont-elles à la hauteur des défis de pérennité, sans remettre en cause les droits des salariés ? </strong> <br />   <br />  De prime abord, l’approche de ce dossier est marquée par un problème structurel profond. En effet, malgré une série de mesures successives dont la classe ouvrière a fait les frais, ce dossier n’a toujours pas trouvé de solution durable. La raison, à notre sens, tient au fait que les décisions ont été prises dans une logique politicienne, dictée par l’urgence conjoncturelle plutôt que par une vision tournée vers l’avenir. Chaque gouvernement, semble-t-il, a cherché à renvoyer cette «bombe sociale» à son successeur. Sinon, comment expliquer que des mesures aussi sévères à l’encontre des salariés aient été adoptées sous prétexte de réformer les systèmes de retraite, pour qu’il s’avère quelques années plus tard qu’elles ne garantissent même pas la viabilité des caisses pour plus d’une décennie ? <br />   <br />  Cette situation relève clairement d’une forme de fuite de responsabilité et d’une vision courtermiste. Nous sommes convaincus que toute solution durable doit reposer sur une étude approfondie, scientifique et réaliste de l’état actuel des systèmes de retraite au Maroc, à savoir état des fonds déposés, modes de gestion, et possibilités d’amélioration des mécanismes de pilotage. Il convient ensuite d’élargir la base des bénéficiaires dans le cadre de la mise en œuvre de l’Etat social, afin d’accroître le nombre de cotisants, et d’envisager l’unification des régimes existants en un système unique articulé autour de deux pôles (public et privé). <br />  Rappelons d’ailleurs que l’unification de ces régimes figurait parmi les conclusions d’un précédent round de dialogue social, mais qu’elle n’a jamais été concrétisée. <br />   <br />  Enfin, il est impératif, lorsque nous examinons les scénarios de sauvetage des caisses de retraite, de placer la situation des retraités au cœur de toute réflexion. Leurs conditions de vie difficiles et le caractère souvent dérisoire des pensions perçues nous imposent de marquer un temps d’arrêt pour rendre justice à cette catégorie longtemps négligée. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Propos recueillis par Mourad Tabet</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/96333084-67192056.jpg?v=1777559661" alt="Youssef Aïdi : L’exécutif ne dialogue qu'avec lui-même. Les syndicats ne font qu'entériner des décisions déjà actées" title="Youssef Aïdi : L’exécutif ne dialogue qu'avec lui-même. Les syndicats ne font qu'entériner des décisions déjà actées" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.libe.ma/photo/art/imagette/96333084-67191277.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.libe.ma/Youssef-Aidi-L-executif-ne-dialogue-qu-avec-lui-meme-Les-syndicats-ne-font-qu-enteriner-des-decisions-deja-actees_a161004.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.libe.ma,2026:rss-88293739</guid>
   <title>Youssef Aidi fustige le démantèlement social et appelle à un sursaut syndical</title>
   <pubDate>Fri, 02 May 2025 15:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>T.R</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/88293739-62550962.jpg?v=1746192123" alt="Youssef Aidi fustige le démantèlement social et appelle à un sursaut syndical" title="Youssef Aidi fustige le démantèlement social et appelle à un sursaut syndical" />
     </div>
     <div>
      Fidèle à l’esprit combatif du mouvement ouvrier, le secrétaire général de la Fédération Démocratique du Travail (FDT), Youssef Aidi, a livré un discours offensif et dense à l’occasion de la fête du travail. A travers un réquisitoire en règle contre les politiques dites «&nbsp;laissées-pour-compte&nbsp;», il a dressé un tableau alarmant de la situation sociale nationale, dénoncé les dérives néolibérales mondiales, et réaffirmé les fondamentaux de son organisation en matière de justice sociale, de souveraineté nationale et de solidarité internationale. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Un cri contre la précarité et l’injustice sociale</strong> <br />  &nbsp; <br />  Dans une allocution à haute charge symbolique, Youssef Aidi a tiré la sonnette d’alarme sur «&nbsp;l’entêtement des politiques publiques à creuser les inégalités, saper les acquis des travailleurs et légaliser la précarité&nbsp;». Il a fustigé l’immobilisme face à la flambée des prix, la stagnation des salaires, l’érosion des retraites, et la dégradation des conditions de vie, dénonçant «&nbsp;un gouvernement sourd au pouls social et aveugle aux urgences du peuple». <br />   <br />  Il a notamment exigé une augmentation générale des salaires et des pensions, une réforme fiscale équitable incluant une taxation des grandes fortunes, et exprimé un refus catégorique des réformes paramétriques des retraites qui, selon lui, «&nbsp;font porter à l’ouvrier seul le poids des déficits structurels». <br />  &nbsp; <br />  <strong>Contre un dialogue social tronqué</strong> <br />  &nbsp; <br />  Le leader syndical a sévèrement critiqué l’état du dialogue social, qualifié de «&nbsp;manœuvre technique vidée de toute substance politique&nbsp;». Il a dénoncé la marginalisation de la FDT malgré sa représentativité, et rejeté les bilans gouvernementaux qu’il juge tronqués et déconnectés des véritables attentes des salariés. <br />  Pour Aidi, «&nbsp;un dialogue social digne de ce nom ne peut se résumer à des communiqués unilatéraux ni à des réunions cosmétiques&nbsp;». Il a plaidé pour l’instauration d’un cadre légal structurant ce dialogue, le rendant obligatoire, régulier et réellement négocié, à même de déboucher sur des accords contraignants et porteurs de confiance. <br />  &nbsp; <br />  <strong>La FDT entre solidarité internationale et souveraineté nationale</strong> <br />  &nbsp; <br />  Sur le registre international, Youssef Aidi a exprimé une solidarité sans faille avec le peuple palestinien, dénonçant «&nbsp;les crimes de guerre de l’occupation sioniste à Gaza&nbsp;» et appelant à la traduction en justice des responsables de ces actes. Il a aussi fustigé «&nbsp;la brutalité du capitalisme globalisé, qui soumet les peuples à la logique destructrice du profit». <br />   <br />  Sur le plan national, il a réaffirmé «&nbsp;le soutien inébranlable de la FDT à l’intégrité territoriale du Maroc&nbsp;», saluant les avancées diplomatiques enregistrées sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, et considérant l’Initiative d’autonomie comme «&nbsp;la seule solution politique réaliste&nbsp;» au différend sur le Sahara marocain. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Education, santé, protection sociale : lignes rouges</strong> <br />  &nbsp; <br />  Le discours a également été marqué par une vive opposition à toute tentative de privatisation des secteurs de la santé et de l’éducation, qualifiés de «&nbsp;piliers non négociables de la justice sociale&nbsp;». Youssef Aidi a insisté sur l’importance d’une protection sociale universelle, équitable, et construite avec les premiers concernés&nbsp;: les travailleurs. <br />  Face à «&nbsp;un chantier de généralisation de la protection sociale mal piloté et souvent inefficace&nbsp;», il a appelé à recentrer les politiques publiques sur l’humain, et à placer l’investissement dans le capital humain au cœur du modèle de développement. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Un syndicalisme de combat, enraciné et solidaire</strong> <br />  &nbsp; <br />  En conclusion, Youssef Aidi a réaffirmé la vocation transformatrice du syndicalisme tel que porté par la FDT&nbsp;: un outil de lutte pour la dignité, mais aussi un levier pour la démocratie et l’Etat social. Il a insisté sur la nécessité d’unifier les rangs syndicaux, appelant à «une synergie forte avec toutes les forces progressistes, au premier rang desquelles figure l’USFP, partenaire stratégique dans le combat démocratique». <br />   <br />  «Le 1<sup>er</sup> Mai ne doit pas être une commémoration passive, mais une tribune de refus, une force de proposition, et un acte de résistance collective&nbsp;», a-t-il lancé, concluant par un appel vibrant à ne pas céder, ne pas reculer, et ne jamais transiger sur les droits légitimes des travailleurs marocains. <br />   <br />  <strong>T.R</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.libe.ma/photo/art/imagette/88293739-62550962.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.libe.ma/Youssef-Aidi-fustige-le-demantelement-social-et-appelle-a-un-sursaut-syndical_a153117.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.libe.ma,2026:rss-81680868</guid>
   <title>Youssef Aidi: un projet de loi organique de la grève, en contradiction avec les dispositions constitutionnelles</title>
   <pubDate>Sun, 21 Jul 2024 18:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rachid Meftah</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/81680868-58793379.jpg?v=1721581894" alt="Youssef Aidi: un projet de loi organique de la grève, en contradiction avec les dispositions constitutionnelles" title="Youssef Aidi: un projet de loi organique de la grève, en contradiction avec les dispositions constitutionnelles" />
     </div>
     <div>
      «&nbsp;Le projet de loi organique relative à la grève est en contradiction, quant à ses dispositions avec la Constitution et est un instrument de restreindre le droit à la contestation, ce qui débouchera sur l’exaspération des tensions sociales&nbsp;», a estimé Youssef Aïdi, président du Groupe socialiste-Opposition ittihadie et secrétaire général de la Fédération démocratique du travail (FDT), soulignant que ce texte ne peut être appliqué et est non conforme aux traités et conventions de l’Organisation internationale du travail. <br />  Le conseiller ittihadi et responsable syndical a, par ailleurs, précisé que le projet de loi organique n°15-97 fixant les conditions et les modalités de la pratique du droit de grève se révèle un instrument servant à contenir le droit à la contestation, une entrave manifeste et réelle &nbsp;de toute l’accumulation démocratique de droits-de-l’hommiste acquise dans notre pays. <br />  Dans cette veine, le secrétaire général de la Fédération démocratique du travail a mis en avant que le processus d’adoption d’un tel projet de loi vital est une partie intégrante des outils du dialogue social et des négociations collectives du fait qu’il s’agit d’un projet crucial eu égard au fait qu’il concerne un droit syndical essentiel pour lequel a longuement milité le mouvement syndical marocain tout au long de plusieurs décennies tout en consentant des sacrifices innombrables. <br />  Et de conclure que la conception gouvernementale d’un tel projet juridique ne peut qu’exaspérer les tensions sociales et saper un droit central parmi les droits du salariat marocain, ce qui suppose l’impératif pour le gouvernement de l’aborder dans le cadre du dialogue social et du consensus de toutes les composantes nationales y afférentes. <br />  D’autre part, les groupes et groupement de l’opposition ont appelé à émettre cette loi selon l’esprit du consensus, conformément à la teneur du Discours Royal prononcé par Sa Majesté le Roi le 9 octobre 2015 à l’occasion de l’ouverture de la première session de la cinquième année législative du 9<sup>ème</sup> mandat législatif, dans lequel le Souverain a mis l’accent sur la nécessité de l’élaboration du projet de loi organique de la grève en vertu de larges consultations et d’un esprit de consensus constructif à même de garantir les droits de la catégorie des travailleurs mais aussi les intérêts des patrons et l’intérêt de la nation. <br />  En outre, ledit collectif de l’opposition a estimé que ce texte requiert un consensus national, car focalisant l’intérêt de l’ensemble des composantes de la société et de toutes les parties concernées, tout en appelant à élargir les consultations avec tous les différents syndicats nonobstant leur représentativité et à entretenir un dialogue approfondi avec divers partenaires et experts en la matière… <br />  <strong>Rachid Meftah </strong> <br />  &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.libe.ma/photo/art/imagette/81680868-58793379.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.libe.ma/Youssef-Aidi-un-projet-de-loi-organique-de-la-greve-en-contradiction-avec-les-dispositions-constitutionnelles_a146265.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
