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  <title>Libération</title>
  <description><![CDATA[Quotidien d'informations en langue française. Maroc. Parti Union Socialiste des Forces Populaires. ]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-16T13:58:15+02:00</dc:date>
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   <title>Libération</title>
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   <title>Witkoff et Araghchi, pilotes des discussions américano-iraniennes</title>
   <pubDate>Fri, 06 Feb 2026 17:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Libé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Portrait]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/94146720-65663179.jpg?v=1770385495" alt="Witkoff et Araghchi, pilotes des discussions américano-iraniennes" title="Witkoff et Araghchi, pilotes des discussions américano-iraniennes" />
     </div>
     <div>
      Deux personnalités aux parcours radicalement différents devaient conduire vendredi à Oman les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis. <br />   <br />  Côté iranien, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est un diplomate de métier, vétéran des négociations sur le nucléaire. Face à lui, Steve Witkoff, l'émissaire de Donald Trump, est un magnat de l'immobilier devenu l'homme des missions diplomatiques délicates.  <blockquote><strong><span style="color:#FF0000;">M. Witkoff a fait fortune comme avocat d'affaires, puis à la tête de grandes sociétés immobilières.</span></strong></blockquote>  Les deux hommes s'étaient déjà fait face lors de précédents pourparlers à Oman au printemps 2025. <br />   <br />  <strong>Witkoff, de l'immobilier à la diplomatie </strong> <br />   <br />  Géant de l'immobilier sans expérience en politique étrangère, Steve Witkoff, âgé de 68 ans, a entamé une carrière diplomatique en étant nommé par Donald Trump en novembre 2024 au poste d'émissaire au Moyen-Orient. Il porte désormais le titre d'"envoyé spécial pour les missions de paix", et a mené des pourparlers à fort enjeu sur Gaza et l'Ukraine. <br />   <br />  Premier fait d'armes, il a été crédité par le président américain, son ami proche, d'avoir arraché une trêve début 2025 à Gaza entre Israël et le Hamas, qui a tenu deux mois. Elle avait permis le retour en Israël de 33 otages retenus dans le territoire palestinien, dont huit morts. <br />   <br />  M. Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, ont ensuite mené les négociations ayant conduit au dernier cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre à Gaza, dans le cadre du plan de Donald Trump pour y mettre durablement la fin à la guerre. <br />   <br />  Steve Witkoff en suit de près la mise en oeuvre, et s'est rendu en Israël à deux reprises ces quinze derniers jours pour rencontrer le Premier ministre, Benjamin Netanyahu. <br />   <br />  Parallèlement, il a mené des discussions distinctes sur la guerre en Ukraine avec les présidents ukrainien, Volodymyr Zelensky, et russe, Vladimir Poutine, qu'il a rencontré plusieurs fois à Moscou. Et jeudi il a participé à des pourparlers trilatéraux à Abou Dhabi, qu'il a jugés "productifs". <br />  M. Witkoff est toutefois accusé par ses détracteurs d'un certain penchant pro-russe, et s'est attiré les critiques de M. Zelensky, pour avoir fait l'éloge de M. Poutine.  <blockquote><strong><span style="color:#FF0000;">M. Araghchi déjà joué un rôle crucial en 2015 pour la conclusion d'un accord historique mais désormais caduc sur le nucléaire, entre l'Iran et les grandes puissances</span></strong></blockquote>  Originaire du Bronx, à New York, M. Witkoff a fait fortune comme avocat d'affaires, puis à la tête de grandes sociétés immobilières. En 1997, il a fondé le Witkoff Group où travaillent sa femme et son fils. <br />   <br />  <strong>Araghchi, visage de l'Iran à l'étranger </strong> <br />   <br />  Connu pour son ouverture à l'Occident, Abbas Araghchi a joué un rôle important ces dernières semaines, s'exprimant au nom de Téhéran auprès de médias du monde entier pour justifier la répression du mouvement de contestation en Iran. <br />   <br />  Il a même publié une tribune dans le Wall Street Journal, mettant en garde contre une riposte iranienne en cas d'attaque étrangère, tout en assurant que son pays a "toujours été prêt à des négociations réelles et sérieuses". <br />  &nbsp; <br />  Ce diplomate chevronné de 63 ans avait déjà joué un rôle crucial en 2015 pour la conclusion d'un accord historique mais désormais caduc sur le nucléaire, entre l'Iran et les grandes puissances, dont les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni. <br />  Issu d'une famille qui a fait fortune dans le commerce de tapis, Abbas Araghchi a passé toute sa carrière au sein du ministère des Affaires étrangères. <br />   <br />  En 1979, après la proclamation de la République islamique, il rejoint les Gardiens de la Révolution, qui en sont l'armée idéologique, et part au front pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988). <br />   <br />  A la fin du conflit, il est recruté au ministère comme expert pour les questions internationales. <br />  Il parle couramment l'anglais et défend vigoureusement la position de l'Iran sur les réseaux sociaux. <br />   <br />  Barbe grise et cheveux poivre et sel, toujours vêtu d'un costume et d'une chemise blanche col Mao à l'instar des responsables iraniens, il est connu pour son ton calme et posé. <br />  Le président Massoud Pezeshkian, en poste depuis l'été 2024, l'a nommé chef de la diplomatie, avec l'objectif initial de renouer le dialogue avec les Occidentaux. <br />   <br />  Les relations avec ses homologues européens se sont cependant notoirement dégradées. En juin dernier, il avait fustigé la non condamnation par les Européens de la guerre déclenchée par Israël contre son pays. <br />   <br />  La tension s'est encore aggravée quand Paris, Londres et Berlin ont déclenché à l'ONU le rétablissement des sanctions internationales contre l'Iran, liées à son programme nucléaire. <br />  M. Araghchi a aussi récemment qualifié d'"erreur stratégique majeure" la décision de l'UE de désigner les Gardiens de la Révolution comme "organisation terroriste".
     </div>
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   <title>Ukraine: L'émissaire américain Witkoff s'est entretenu avec Poutine à Moscou</title>
   <pubDate>Fri, 23 Jan 2026 15:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Libé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Monde]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      L'émissaire américain Steve Witkoff s'est entretenu dans la nuit de jeudi à vendredi avec le président russe Vladimir Poutine à Moscou dans le cadre des pourparlers sur la fin de la guerre en Ukraine, peu après une courte entrevue entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump en Suisse. <br />   <br />  A l'issue de cet entretien en marge du Forum économique de Davos, le dirigeant ukrainien a affirmé avoir obtenu de son homologue américain un accord sur les garanties de sécurité promises par Washington à l'Ukraine. <br />   <br />  Il a également annoncé des discussions "trilatérales" entre l'Ukraine, les Etats-Unis et la Russie cette semaine aux Emirats arabes unis, sans toutefois en préciser les modalités ni le format exact. <br />   <br />  Dans ce contexte d'agitation diplomatique, Steve Witkoff, accompagné par le gendre du président américain, Jared Kushner, s'est rendu à Moscou pour des discussions avec Vladimir Poutine qui ont duré plus de trois heures et demie. <br />   <br />  M. Witkoff s'est déjà entretenu à plusieurs reprises avec le président russe depuis un an, dans le cadre des efforts américains pour mettre fin à quatre ans de combats en Ukraine. Il doit aller ensuite aux Emirats arabes unis. <br />   <br />  Depuis Davos, M. Witkoff avait vanté les progrès "significatifs" accomplis lors de sa rencontre, le week-end dernier à Miami, avec les négociateurs ukrainiens. <br />  "Je pense que nous avons réduit le problème à un seul point", a-t-il déclaré. <br />  A Davos, M. Zelensky a évoqué devant la presse une rencontre "positive" mais un dialogue "pas simple" avec M. Trump, à l'issue de leur brève rencontre. <br />   <br />  Il a toutefois assuré plus tard être parvenu à un accord sur les garanties de sécurité qui doivent être offertes par les Etats-Unis à l'Ukraine pour dissuader la Russie d'attaquer à nouveau après une éventuelle fin du conflit. <br />   <br />  "Les garanties de sécurité, c'est prêt", a-t-il déclaré, indiquant que "le document doit être signé par les parties, par les présidents, et ensuite il ira aux parlements nationaux". <br />  M. Zelensky a en revanche indiqué que l'épineuse question des territoires de l'est de l'Ukraine revendiqués par Moscou n'est "pas encore résolue". <br />  "La guerre doit prendre fin", a de son côté martelé Donald Trump après leur rencontre, interrogé sur le message qu'il voulait faire passer à M. Poutine. <br />   <br />  M. Trump avait précédemment imputé le blocage dans les négociations à M. Zelensky, alors que les alliés européens de Kiev craignent que Washington ne fasse pression pour un accord jugé trop favorable à Moscou. <br />   <br />  Volodymyr Zelensky a par ailleurs évoqué de prochaines discussions "trilatérales" entre l'Ukraine, les Etats-Unis et la Russie, qui doivent se tenir cette semaine aux Emirats arabes unis. <br />   <br />  Des négociations directes entre la Russie et l'Ukraine avaient déjà eu lieu lors de la première année de la guerre, en 2022, et à plusieurs reprises en 2025, à Istanbul. Ces pourparlers n'avaient abouti qu'à des échanges de prisonniers et de dépouilles de soldats sans régler le conflit. <br />   <br />  Vladimir Poutine, dont les principales demandes sont un retrait des troupes ukrainiennes du Donbass, dans l'est industriel de l'Ukraine, et un engagement de Kiev à ne pas adhérer à l'Otan, a affirmé que Moscou atteindrait ses objectifs par la voie militaire si la diplomatie échouait. <br />   <br />  L'armée russe a multiplié ces derniers mois les frappes sur le réseau énergétique ukrainien, provoquant des coupures d'électricité et de chauffage massives notamment dans la capitale, par des températures glaciales. <br />   <br />  De plus en plus critique envers les Européens ces dernières semaines, M. Zelensky a prononcé un discours particulièrement dur à Davos jeudi envers ses principaux soutiens, disant voir une Europe "fragmentée" et "perdue" lorsqu'il s'agit d'influer sur les positions de Donald Trump, et manquant de "volonté politique" face à Vladimir Poutine. <br />   <br />  "Au lieu de devenir une vraie puissance mondiale, l'Europe reste un kaléidoscope beau mais fragmenté de petites et moyennes puissances", a-t-il déploré, évoquant des "querelles internes incessantes et des non-dits" qui "empêchent l'Europe de s'unir". <br />   <br />  Il a également jugé, malgré les promesses européennes de déploiement de troupes en Ukraine après la guerre, "qu'aucune garantie de sécurité ne peut fonctionner sans les Etats-Unis" et que le soutien de son homologue américain était "indispensable".
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   <title>Witkoff et Araghchi, les pilotes des discussions américano-iraniennes sur le nucléaire</title>
   <pubDate>Tue, 15 Apr 2025 00:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Libé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Portrait]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/87941958-62315245.jpg?v=1744755354" alt="Witkoff et Araghchi, les pilotes des discussions américano-iraniennes sur le nucléaire" title="Witkoff et Araghchi, les pilotes des discussions américano-iraniennes sur le nucléaire" />
     </div>
     <div>
      L'émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, et le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, se sont rendus à Oman samedi pour des entretiens décisifs sur le programme nucléaire de Téhéran. <br />   <br />  Voici les portraits de ces deux négociateurs: <br />   <br />  Magnat de l'immobilier, sans expérience en matière de politique étrangère, Steve Witkoff a décroché à 68 ans le poste crucial d'émissaire du président américain au Moyen-Orient, et a depuis mené des pourparlers à fort enjeu sur Gaza et l'Ukraine. <br />   <br />  Donald Trump, dont il est un ami proche, l'a crédité d'avoir arraché la trêve entrée en vigueur le 19 janvier à Gaza entre Israël et le Hamas. Rompue deux mois plus tard, elle a permis le retour en Israël de 33 otages du Hamas, incluant huit morts. <br />   <br />  Originaire du Bronx, à New York, M. Witkoff a fait fortune d'abord en tant qu'avocat d'affaires, puis à la tête de grandes sociétés immobilières. En 1997, il a fondé le Witkoff Group, où sa femme et son fils travaillent. <br />  Partenaire de golf régulier de Donald Trump, ce milliardaire est le premier responsable américain à s'être rendu dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre déclenchée par l'attaque contre Israël du mouvement islamiste palestinien, le 7 octobre 2023. <br />   <br />  Il a défendu le projet Trump d'une prise de contrôle américaine du territoire palestinien et de l'expulsion de ses habitants. "Lorsque le président parle de +faire le ménage+, il parle de rendre (Gaza) habitable", a-t-il déclaré à des journalistes. <br />   <br />  "Et ce type connaît l'immobilier", avait-il dit au côté du conseiller à la sécurité nationale, Mike Waltz. <br />  M. Witkoff a également été le fer de lance des négociations sur l'Ukraine, après la volte-face opérée par Donald Trump par rapport à la politique de son prédécesseur, Joe Biden, à l'égard de la Russie, et s'est rendu à Moscou le 13 mars pour rencontrer le président Vladimir Poutine. <br />   <br />  M. Witkoff s'est attiré les critiques du dirigeant ukrainien, Volodymyr Zelensky, pour avoir fait l'éloge de M. Poutine et sembler légitimer une annexion par la Russie de territoires ukrainiens. <br />  En mars, il a aussi mené en Arabie Saoudite des discussions sur l'Ukraine, exprimant son optimisme sur la possibilité d'atteindre un cessez-le-feu "complet". <br />   <br />  Mais si M. Trump s'est fixé comme objectif de mettre fin aux guerres que son prédécesseur n'a pas pu arrêter, le succès de son émissaire à Gaza a été de courte durée, Israël, allié des Etats-Unis, ayant repris ses frappes intenses le 18 mars. Concernant l'Ukraine, le président russe n'a accepté qu'une trêve partielle. <br />  Connu pour son ouverture à l'Occident, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a joué un rôle crucial en 2015 pour la conclusion d'un accord historique entre l'Iran et les grandes puissances sur le nucléaire. <br />   <br />  Ce diplomate chevronné de 62 ans, issu d'une famille qui a fait fortune dans le commerce de tapis, a passé toute sa carrière au sein du ministère iranien des Affaires étrangères. <br />   <br />  En 1979, juste après la Révolution islamique, il rejoint les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, et part au front pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988). <br />  A la fin du conflit, il est recruté en tant qu'expert pour les questions internationales au ministère. <br />  Diplomate de carrière depuis plus de trois décennies, il parle couramment l'anglais. <br />   <br />  Barbe grise et cheveux poivre et sel, toujours vêtu d'un costume et d'une chemise blanche col Mao sans cravate, à l'image de tous les responsables iraniens, il est connu pour son ton calme et posé. <br />  Il est diplômé de l'université du Kent, au Royaume-Uni, où il a obtenu en 1996 un doctorat de sciences politiques. <br />   <br />  Le président réformiste Massoud Pezeshkian, en poste depuis l'été dernier, l'a nommé chef de la diplomatie en août 2024, avec l'objectif de renouer le dialogue avec les Occidentaux. Abbas Araghchi les connaît bien pour avoir été côté iranien le chef des négociateurs en 2015. <br />   <br />  L'accord international alors conclu sur le nucléaire a été torpillé trois ans plus tard par la décision des Etats-Unis, sous la présidence de Donald Trump, de s'en retirer. <br />   <br />  M. Araghchi reste un fervent soutien de ce texte négocié entre son pays et les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Chine, Russie, Etats-Unis, France et Royaume-Uni) ainsi que l'Allemagne. <br />  Lors d'un discours en août devant le Parlement iranien, il avait indiqué que "la mission" de son ministère était de "poursuivre de manière digne les négociations" sur le nucléaire "pour obtenir la levée des sanctions" économiques.
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