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  <title>Libération</title>
  <description><![CDATA[Quotidien d'informations en langue française. Maroc. Parti Union Socialiste des Forces Populaires. ]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Libération</title>
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   <title>Sofia Alaoui, figure d’une nouvelle génération de cinéastes marocains sans frontières</title>
   <pubDate>Wed, 25 Feb 2026 13:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Libé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cinema]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/94892180-66521860.jpg?v=1772021809" alt="Sofia Alaoui, figure d’une nouvelle génération de cinéastes marocains sans frontières" title="Sofia Alaoui, figure d’une nouvelle génération de cinéastes marocains sans frontières" />
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      A la 76e édition du Festival international du film de Berlin (Berlinale), la présence de Sofia Alaoui au sein du jury “Perspectives” ne relève pas tant d’une distinction personnelle qu’elle n'incarne l’émergence d’une nouvelle génération de cinéastes marocains talentueux et audacieux, qui conjuguent cosmopolitisme et ancrage culturel. <br />   <br />  Créative, polyglotte et déjà familière des scènes internationales du 7e art, Sofia Alaoui appartient à cette nouvelle génération de cinéastes marocains qui a trouvé un large écho sur la scène berlinoise, alors que le Maroc vient d’être désigné premier pays africain à l’honneur de l’European Film Market (EFM) 2026, l’un des plus grands marchés professionnels du film au monde, organisé dans le cadre de la Berlinale. <br />   <br />  A Berlin, la réalisatrice est membre du jury “Perspectives”, chargé de décerner le prix du meilleur premier long-métrage, une section dédiée aux nouvelles voix du cinéma international. Un espace symbolique pour Sofia qui n’ignore rien du poids d’un premier film, elle-même révélée au grand public par son premier long-métrage. <br />   <br />  “C’est un honneur pour moi de représenter le Maroc dans un festival aussi important que la Berlinale”, confie à la MAP la native de Casablanca, qui a passé une partie de sa jeunesse entre le Maroc et la Chine, évoquant la responsabilité de porter “un autre regard” sur ces œuvres inaugurales venues des quatre coins du monde. <br />   <br />  Pourtant, son invitation à la Berlinale par la directrice du festival, l’Américaine Tricia Tuttle, après la présentation de son premier long-métrage “Animalia” au BFI à Londres, n’est pas le fruit du hasard pour la cinéaste, qui a derrière elle un parcours jalonné de création, de courts-métrages et de maturation artistique. <br />   <br />  Comme bien des carrières, la sienne s’est construite dans la patience et ce n’est qu’en 2019, avec son court-métrage “Qu’importe si les bêtes meurent”, que sa trajectoire prend une nouvelle dimension. La fiction lui vaut le Grand prix du jury au Festival de Sundance l’année suivante, puis le César du meilleur court-métrage en France en 2021. <br />   <br />  Une reconnaissance salutaire qui lui ouvre les portes de son premier long format, “Animalia” (2023), un récit singulier où une intrusion surnaturelle devient le prisme d’une exploration sociale et intime. Tourné au Haut Atlas, le film, à la croisée du fantastique et du réel, bouscule les codes traditionnels du cinéma marocain et donne matière à réflexion à la critique. <br />   <br />  La récompense d'“Animalia”, œuvre mêlant l’amazigh, l’arabe et le français, au prestigieux Festival de Sundance, aux États-Unis, parmi d’autres distinctions, vient confirmer l’ascension de Sofia parmi les cinéastes les plus prometteuses de sa génération, qui plus est dans l'univers du cinéma de genre. <br />   <br />  La liberté d’explorer de nouveaux registres semble être le marqueur de cette nouvelle génération de cinéastes marocains engagés, mis en lumière notamment à l’EFM 2026, dont le regard, affranchi des frontières et des conventions, ne se limite plus au simple récit, mais place le public au cœur des grandes questions contemporaines. <br />   <br />  Samedi soir, lors de la cérémonie de remise des prix de la Berlinale, Sofia Alaoui, aux côtés de ses co-jurés, l’Allemand Frédéric Hambalek et la Polonaise Dorota Lech, a remis le prix “Perspectives” au film “Chronicles from the Siege” du cinéaste syro-palestinien Abdallah Al-Khatib, une fiction dramatique retraçant le quotidien difficile des habitants d’une ville assiégée. <br />   <br />  Après ce premier rôle au sein d’un jury international, la cinéaste marocaine a déjà le regard tourné vers son second long-métrage, “Tarfaya”, développé en coproduction avec la France et la Belgique, dans la logique constante de renforcer les partenariats internationaux autour de projets portés depuis le Maroc. <br />   <br />  Parallèlement à ce projet dont le tournage est prévu dans les provinces du Sud, la cinéaste développe des œuvres en langue anglaise destinées aux plateformes internationales, séduites par son univers et une approche artistique fondée, selon elle, sur “un ancrage fort dans ses racines marocaines, sans être enfermée dans une identité figée”. <br />   <br />  Représenter un pays, explique-t-elle, ne consiste pas à produire des images attendues ou folkloriques, mais à exister pleinement en tant qu’artiste. “On existe en tant qu’artiste sur la scène internationale, et c’est ainsi que l’on peut parler de notre pays”, résume-t-elle en substance. <br />   <br />  Son cinéma se déploie également autour d’un thème qui lui tient à cœur, qu’elle s’efforce de représenter autrement, ou plus simplement dans sa vérité : la femme. À travers ses films, Sofia cherche ainsi à esquisser des portraits de femmes modernes, libres et indépendantes, loin de certains stéréotypes encore présents dans les représentations du monde arabe. <br />  “A travers ce choix narratif, j’essaie d’élargir les imaginaires et de proposer des personnages complexes, pleinement inscrits dans leur époque”, confie la réalisatrice. <br />   <br />  Dans le sillage des pionniers qui ont posé les bases du cinéma marocain moderne, une nouvelle génération œuvre aujourd’hui à son déploiement international. La visibilité du Maroc à tous les niveaux de la 76e Berlinale révèle l’attrait du récit marocain, sa puissance narrative et l’écho qu’il rencontre au-delà des frontières. <br />   <br />  Comme l’ont exprimé plusieurs cinéastes internationaux à Berlin, le Maroc ne se contente plus d'être un décor naturel pour blockbusters, il s’affirme comme un vivier de talents dynamiques, capables de produire, de coproduire, de raconter leurs propres histoires et de proposer un regard nouveau dans le paysage du 7e art. <br />   <br />  <strong>Par Zin El Abidine Taimouri (MAP) </strong>
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   <title>A l’European Film Market, le Maroc ouvre la voie au cinéma africain</title>
   <pubDate>Mon, 23 Feb 2026 14:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Libé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cinema]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/94777866-66314044.jpg?v=1771856904" alt="A l’European Film Market, le Maroc ouvre la voie au cinéma africain" title="A l’European Film Market, le Maroc ouvre la voie au cinéma africain" />
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      Le Royaume a fait du cinéma un levier stratégique supplémentaire de sa vision africaine, vitrine sur un continent dont les récits sont souvent passés sous silence ou réduits à des représentations stéréotypées dans l’industrie mondiale du 7e art (Fenêtre) <br />  &nbsp; <br />  Premier pays africain sacré “Country in Focus” de l'European Film Market (EFM) 2026, le Maroc a endossé avec brio son rôle de personnage principal dans un espace longtemps dominé par les grandes puissances cinématographiques, où il a fait entendre et découvrir une voix africaine jeune, audacieuse et décomplexée. <br />  &nbsp; <br />  A travers une participation qualifiée par les organisateurs de “forte et exceptionnelle”, le Royaume a fait du cinéma un levier stratégique supplémentaire de sa vision africaine, vitrine sur un continent dont les récits sont souvent passés sous silence ou réduits à des représentations stéréotypées dans l’industrie mondiale du 7e art. <br />  &nbsp; <br />  En brisant le plafond de verre d’un système ultra-compétitif où les nations les plus influentes imposent traditionnellement leurs narratifs, la présence marocaine à l’EFM, volet professionnel du Festival international du film de Berlin (Berlinale), a transformé cet espace en scène d’expression du génie créatif du Royaume et, partant, du potentiel cinématographique africain. <br />  &nbsp; <br />  Cette dimension africaine dépasse le seul cadre de l’EFM, puisque le Maroc est également à l'affiche au sein des instances décisionnelles de la 76e Berlinale avec la réalisatrice Sofia Alaoui, choisie pour siéger au jury du prix “Perspectives” du meilleur premier long-métrage, en reconnaissance de l’expertise créative marocaine. <br />  &nbsp; <br />  Parallèlement, la Berlinale 2026 a ravivé la mémoire cinématographique du Royaume avec la sélection, à la “Berlinale Classics”, du film Mirage (Assarab, 1979) d’Ahmed Bouanani, premier chef-d’œuvre africain intégralement restauré sur le continent à être distingué parmi les classiques du patrimoine mondial. <br />  &nbsp; <br />  Cette montée en puissance du Maroc sur la scène cinématographique internationale s'est traduite par des déclarations fortes de responsables et professionnels étrangers, à commencer par la directrice de l’EFM, Tanja Meissner, qui, qualifiant le Maroc de “pont dynamique entre l’Afrique, le monde arabe et l’Europe”, a salué la capacité industrielle du Royaume, son ouverture à la coopération internationale et son attractivité croissante pour les productions mondiales. <br />  &nbsp; <br />  La responsable de Berlinale Pro, qui a confié entretenir un lien affectif particulier avec le Maroc, a également souligné, lors de la soirée “Country in Focus” célébrant le Royaume, le “niveau de visibilité mondial” croissant du pays, lequel a attiré en 2025 plus de 60 productions étrangères de premier plan, dont la dernière “Odyssée” de Christopher Nolan. <br />  &nbsp; <br />  A travers les différents spotlights consacrés aux longs-métrages, aux documentaires et aux séries, animés par la délégation marocaine conduite par le Centre cinématographique marocain (CCM), de nombreux professionnels européens, producteurs, cinéastes et distributeurs, ont abondé dans le même sens. <br />  &nbsp; <br />  Ainsi, pour le producteur allemand de documentaires Thomas Kaske, spécialiste de la région MENA, le Maroc constitue une “plateforme créative d’échanges entre l’Europe, le monde arabe et le continent africain” et un “partenaire stratégique pour des collaborations internationales”. <br />  &nbsp; <br />  Dans le même esprit, le Commissaire du film des Pays-Bas, Roeland Oude Nijhuis, a évoqué un “boom incroyable” de l’industrie marocaine, estimant que cette dynamique contribue à “repositionner le continent dans la cartographie cinématographique mondiale”. <br />  &nbsp; <br />  Au-delà de sa réputation établie de terre d’accueil pour les grands blockbusters internationaux, le Maroc a démontré à Berlin qu’il ne se limite plus au statut de décor spectaculaire pour les productions étrangères. Son statut de “Country in Focus” a mis en lumière un écosystème structuré, capable de produire, coproduire et exporter ses propres œuvres. <br />  &nbsp; <br />  Cette évolution a également été relevée par le producteur allemand Michael Dreher, qui a décrit le Royaume comme une “terre de storytelling”, où la culture du récit demeure vivace à un moment où, selon lui, certaines nations peinent à préserver leur force narrative, insistant sur la singularité géographique du Maroc, à la croisée de l’Europe, de l’Afrique et du monde arabe, comme source d’un potentiel narratif exceptionnel. <br />  &nbsp; <br />  Sur le plan opérationnel, le directeur du CCM, Reda Benjelloun, a dressé le bilan d’une participation marquée par une forte dynamique et un enthousiasme palpable de la part des professionnels représentant l’ensemble de la chaîne des métiers du cinéma lors des différents spotlights et rendez-vous d’affaires. <br />  &nbsp; <br />  Selon M. Benjelloun, la curiosité initiale des participants à l’EFM pour le Maroc s’est rapidement muée en un intérêt concret pour les projets présentés, à la découverte des 35 projets couvrant une grande diversité de genres, de thématiques et de langues, portés par dix producteurs marocains sélectionnés par le CCM pour participer au marché européen. <br />  &nbsp; <br />  Au-delà des professionnels, a-t-il poursuivi, un intérêt institutionnel soutenu s’est également manifesté, notamment de la part de représentants italiens, sénégalais et brésiliens, ainsi que d’institutions telles que Cinecittà, le World Cinema Fund ou encore le Goethe-Institut, qui ont exprimé leur volonté d’approfondir leurs partenariats avec le Maroc. <br />  &nbsp; <br />  Le Sénégal a notamment fait part de son souhait de s’inspirer de l’expérience marocaine pour structurer un organisme équivalent au CCM, tandis que le Burkina Faso a manifesté son intérêt pour une participation marocaine renforcée au prochain FESPACO, ce qui illustre, pour M. Benjelloun, la dimension continentale du rayonnement observé à Berlin. <br />  &nbsp; <br />  Parallèlement, l’attractivité du mécanisme de “cash rebate”, l’un des plus compétitifs au monde, permettant le remboursement de 30% des dépenses des productions étrangères, a suscité un flux quotidien soutenu de demandes d’information, avec plusieurs dizaines de professionnels sollicitant chaque jour des précisions sur les dispositifs proposés. <br />  &nbsp; <br />  Proximité géographique, stabilité, savoir-faire technique, diversité des paysages et infrastructures performantes ont été régulièrement cités, confirmant, selon M. Benjelloun, que le Maroc est désormais clairement inscrit dans la cartographie internationale du cinéma mondial, visible, identifié et attractif. <br />  &nbsp; <br />  Si le statut de pays à l’honneur est d'abord une fierté, c’est aussi, estime M. Benjelloun, une responsabilité, celle de valoriser une identité marocaine plurielle, véritable mosaïque culturelle dont la richesse a été esquissée à travers les projets présentés à Berlin. <br />  &nbsp; <br />  Autre priorité chère à M. Benjelloun, accompagner la nouvelle génération de cinéastes et de producteurs et positionner davantage d’œuvres marocaines dans les festivals et marchés de référence, en cohérence avec la maturité croissante de l’industrie cinématographique marocaine. <br />  &nbsp; <br />  L’objectif affiché semble clair : projeter les nouvelles voix marocaines dans les plus grandes arènes internationales et faire du cinéma un vecteur privilégié pour raconter le Maroc et, au-delà, contribuer à faire entendre les récits africains sur la scène mondiale. <br />  &nbsp; <br />  Au cœur de Berlin, le Maroc semble tracer les contours d’un nouveau récit pour le cinéma africain. Pays pionnier à l’EFM, il aura contribué à donner un coup de projecteur au cinéma du continent, désormais appelé à raconter ses propres histoires, à exporter ses imaginaires et à s’imposer comme un interlocuteur crédible dans l’industrie du 7e art. <br />   <br />  <strong>Par Zin El Abidine Taimouri</strong> (MAP)&nbsp;
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   <title>Première mondiale de la version restaurée de “Mirage” d’Ahmed Bouanani</title>
   <pubDate>Sat, 21 Feb 2026 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Libé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cinema]]></dc:subject>
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        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/94689373-66163542.jpg?v=1771715120" alt="Première mondiale de la version restaurée de “Mirage” d’Ahmed Bouanani" title="Première mondiale de la version restaurée de “Mirage” d’Ahmed Bouanani" />
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     <div>
      Le film “Mirage” (Assarab, 1979) du réalisateur marocain Ahmed Bouanani a été projeté mercredi soir à l’Académie des arts de Berlin, en première mondiale dans sa version restaurée, dans le cadre de la section officielle “Berlinale Classics” du Festival international du film de Berlin (Berlinale). <br />   <br />  Présentée devant un large public de producteurs, cinéastes et cinéphiles, la projection s’inscrit dans la catégorie des grandes œuvres du cinéma mondial proposées en version restaurée, marquant ainsi le retour sur la scène internationale d’un film considéré comme une référence du cinéma d’auteur marocain. <br />   <br />  Ont pris part à cette projection une pléiade de professionnels marocains et internationaux du cinéma, notamment le directeur du Centre cinématographique marocain (CCM), Reda Benjelloun, la directrice de la Cinémathèque allemande, Heleen Gerritsen, l’artiste et fille du défunt Ahmed Bouanani, Touda Bouanani, ainsi que la directrice de la Cinémathèque marocaine, Narjis Nejjar, à l’origine de cette restauration. <br />   <br />  &nbsp;“Je suis très heureuse de revenir neuf ans plus tard avec la version restaurée de "Mirage" et de voir aujourd’hui l’œuvre projetée en première mondiale dans un festival aussi grand que la Berlinale”, a déclaré Mme Bouanani, rappelant que sa dernière présence à la Berlinale remontait à 2017, à l’occasion d’un hommage rendu à son père par le cinéaste Ali Essafi. <br />   <br />  Fondatrice de la Fondation "Archives Bouanani", elle a exprimé sa reconnaissance &nbsp;et sa grande fierté de voir l’œuvre de son défunt père “faire partie de la programmation de la Berlinale dans cette catégorie qui rend hommage aux grands classiques du patrimoine mondial du cinéma”. <br />   <br />  Pour sa part, Mme Gerritsen s’est dite &nbsp;très contente d’accueillir la restauration du film d’Ahmed Bouanani dans la sélection officielle, qualifiant “Mirage” de “grand film” et exprimant sa satisfaction de le voir figurer au programme de la section “Berlinale Classics”. <br />   <br />  Evoquant le choix du Maroc, elle a estimé que le Royaume est “un pays très intéressant, avec un patrimoine cinématographique qui n’est peut-être pas encore très ancien, mais tellement riche et qui offre beaucoup à découvrir”, saluant par ailleurs le professionnalisme des restaurateurs d’œuvres cinématographiques marocains. <br />   <br />  Réalisé en 1979, “Mirage” relate le parcours d’un homme modeste qui, après avoir trouvé par hasard une importante somme d’argent, quitte son village pour tenter sa chance en ville, dans un récit à portée allégorique souvent interprété comme une réflexion sur les mutations sociales du Maroc de l’époque. <br />   <br />  Unique long métrage d’Ahmed Bouanani, l’œuvre occupe une place singulière dans l’histoire du cinéma national, comme l’a expliqué Mme Nejjar dans une déclaration à la MAP, se disant “très heureuse pour cette sélection à la Berlinale Classics avec un film fondateur du cinéma marocain”. <br />   <br />  &nbsp;“Cette reconnaissance internationale est d’autant plus méritée car c’est la première fois qu’un film intégralement restauré en Afrique, en l’occurrence au Maroc, est présenté dans une sélection aussi prestigieuse que la Berlinale Classics”, a-t-elle estimé. <br />   <br />  Mme Nejjar a, par ailleurs, expliqué que la restauration des œuvres constitue l’une des “missions cardinales de la cinémathèque, à savoir la préservation du patrimoine cinématographique, dans l’objectif ultime de le transmettre aux générations futures”. <br />   <br />  &nbsp;“C’est un processus extrêmement technique, qui demande des mois de travail, parfois davantage, avec des défis parfois complexes”, a-t-elle ajouté, félicitant l’ensemble des équipes ayant contribué à la restauration de “Mirage” et saluant un travail accompli avec une grande rigueur. <br />   <br />  Parallèlement à cette projection, qui s’inscrit dans le cadre de la participation du Maroc à la Berlinale 2026, le Royaume a été désigné cette année “Country in Focus” de l’European Film Market (EFM), événement professionnel B2B de la Berlinale. <br />   <br />  Premier pays africain à bénéficier de cette distinction, le Maroc a mis en lumière, tout au long de l’EFM (12-18 février), à la fois son patrimoine cinématographique et son positionnement en tant que plateforme de création et de coproduction à l’échelle internationale.
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   <title>Berlinale 2026 : Les séries marocaines affichent leurs ambitions internationales</title>
   <pubDate>Thu, 19 Feb 2026 12:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Libé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cinema]]></dc:subject>
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      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/94614830-66086893.jpg?v=1771498362" alt="Berlinale 2026 : Les séries marocaines affichent leurs ambitions internationales" title="Berlinale 2026 : Les séries marocaines affichent leurs ambitions internationales" />
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      Les séries marocaines ont été à l’honneur dans le cadre du “Berlinale Series Market”, volet consacré aux séries de l’European Film Market (EFM), organisé à l’occasion de la 76e édition du Festival international du film de Berlin (12-22 février), lors d’une rencontre réunissant producteurs marocains et professionnels internationaux. <br />   <br />  Après les longs métrages et les films documentaires, c’était au tour des séries de monter en scène, lundi soir, sur le marché berlinois, avec pour objectif d’attirer des coproductions internationales, d’assurer leur distribution à l’étranger et de nouer des partenariats avec des distributeurs et diffuseurs internationaux. <br />   <br />  Placée sous le thème “Moroccan Series on the Rise : From Local Success to Global Ambitions”, la rencontre a permis de présenter plusieurs séries marocaines portées par une ambition claire d’exportation et de rayonnement international, au Cinemaxx, où étaient réunis acheteurs, vendeurs et broadcasters venus prospecter de nouveaux contenus. <br />   <br />  Les participants marocains, notamment Khadija Alami, Karim Debbagh et Lamia Chraibi, aux côtés de leurs homologues allemands, ont également souligné les forces, les défis et les opportunités internationales des séries marocaines, en mettant en lumière des projets ambitieux et leur potentiel de coproduction. <br />   <br />  Cette vitrine a proposé une vue d’ensemble de l’écosystème des séries marocaines, en explorant les évolutions structurelles et stratégiques nécessaires pour passer d’un modèle principalement local à des productions orientées vers le marché mondial, dans un contexte où l’industrie marocaine entre dans une nouvelle ère, selon les participants. <br />   <br />  Intervenant à cette occasion, la productrice Khadija Alami a partagé son expérience à travers la production en cours d’une nouvelle série policière qui relate l’histoire d’une unité d’élite chargée de lutter contre la grande criminalité et de traquer des figures influentes du crime organisé. Elle a évoqué le choix du genre, les modèles de production innovants, l’ambition créative malgré des contraintes budgétaires, ainsi que les stratégies de visibilité et de distribution à l’international pour ce projet, qui sera d’abord diffusé au Maroc. <br />   <br />  Pensé dans une perspective d’internationalisation, ce projet est en mesure de rivaliser avec les standards des grandes plateformes et chaînes internationales, tant sur le plan narratif que technique, a-t-elle expliqué. <br />   <br />  Dans une déclaration à la MAP, Mme Alami a mis en avant la maturité de l’industrie marocaine des séries, estimant qu’elles peuvent désormais être exportées et distribuées à l’international, au même titre que des productions internationales tournées au Maroc. <br />   <br />  La productrice, qui partage sa vie entre le Maroc et Los Angeles, a également souligné l’importance de valoriser la diversité des paysages du Royaume dans la stratégie d’internationalisation, au-delà des images stéréotypées de la ville ou du désert. <br />  Selon Mme Alami, cette diversité constitue un levier supplémentaire pour porter les productions nationales vers les marchés internationaux. <br />   <br />  Elle a par ailleurs qualifié “d’extraordinaire” la sélection de sa nouvelle série au Series Market, relevant qu’il s’agit d’une première dans ce format organisé en marge du Festival de Berlin, où les acheteurs et diffuseurs internationaux viennent visionner des œuvres et conclure des acquisitions. <br />   <br />  Mme Alami a également fait état d’intérêts déjà manifestés et exprimé l’espoir que cette série soit acquise à l’international pour ainsi ouvrir la voie à d’autres productions marocaines, soulignant que les créateurs nationaux disposent des capacités nécessaires pour s’imposer à l’étranger, à condition de bénéficier des moyens adaptés. <br />   <br />  Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des travaux de l’EFM, volet professionnel B2B de la Berlinale, qui accueille cette année le Maroc comme pays à l’honneur, premier pays africain à recevoir cette distinction. <br />   <br />  Sur plusieurs jours et à travers différentes rencontres, les diverses composantes et catégories de l’industrie cinématographique marocaine ont été présentées à une large audience de professionnels issus de différentes régions du monde.
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   <title>Berlinale 2026 : Producteurs marocains et allemands explorent les moyens de renforcer la coproduction cinématographique</title>
   <pubDate>Tue, 17 Feb 2026 17:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Libé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cinema]]></dc:subject>
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      Un panel d’éminents producteurs marocains et allemands et de professionnels du cinéma a exploré les moyens de renforcer la coproduction cinématographique, notamment dans le domaine du film documentaire, lors d'un workshop organisé lundi dans le cadre de l’European Film Market (EFM), qui se tient à l’occasion du 76e Festival international du film de Berlin (12-22 février). <br />   <br />  Intitulé “The Moroccan-German Non-Fiction Assembly”, ce workshop a réuni une douzaine de producteurs des deux pays, aux côtés d’institutionnels et de professionnels du film documentaire, dans l’objectif d’explorer les pistes de nouvelles coproductions germano-marocaines et d’identifier les éventuels obstacles susceptibles d’entraver ces collaborations. <br />   <br />  Les participants, dont Susann Kniessner du World Cinema Fund (WCF), fonds de soutien au cinéma international créé à l’initiative de la Berlinale, le directeur du Goethe-Institut au Maroc, Philip Kueppers, ainsi que Simone Baumann de German Films, organisme chargé de la promotion du cinéma allemand à l’international, ont tour à tour présenté leurs perspectives en vue de renforcer la collaboration artistique et culturelle entre le Maroc et l’Allemagne. <br />   <br />  Lors des échanges, qui ont mis en avant l’intérêt des professionnels allemands à bâtir davantage de ponts culturels avec le Maroc, dans le contexte de la consécration du Royaume en tant que premier pays africain à l’honneur de l’EFM, Mme Kniessner a souligné la nécessité pour les deux parties de “cerner les éventuels freins et de les dépasser”, se disant réjouie à l’idée que le WCF puisse recevoir davantage de projets marocains et les soutenir. <br />   <br />  Pour Marion Schmidt, consultante internationale dans le domaine du film documentaire et modératrice du workshop, cette rencontre, qui a réuni l’ensemble de la chaîne des métiers du film documentaire, constitue une première étape vers un dialogue maroco-allemand appelé à se poursuivre entre documentaristes des deux pays. <br />   <br />  Parmi les principaux enseignements tirés de ces échanges, elle a relevé la nécessité de créer davantage de proximité entre les deux scènes. Il s’agit, a-t-elle expliqué, d’identifier et de multiplier les espaces de rencontre permettant aux professionnels de mieux se connaître et de mieux comprendre les opportunités existantes dans les deux pays. <br />   <br />  Pour “faire avancer les choses”, Mme Schmidt estime nécessaire de renforcer les échanges, le dialogue et le partage de connaissances entre les deux parties. Elle a indiqué constater l’émergence de nombreuses voix passionnantes dans le cinéma marocain et s’est dite impatiente de découvrir leurs histoires sur grand écran en Allemagne. <br />   <br />  Pour sa part, Hicham Fallah, délégué général du Festival international du film documentaire d’Agadir, a souligné l’importance d’examiner les moyens de renforcer les liens entre le Maroc et l’Allemagne, en analysant les raisons pour lesquelles les coproductions entre les deux pays restent limitées, alors que les cinéastes et producteurs marocains entretiennent des relations privilégiées avec d’autres pays européens. <br />   <br />  Le workshop vise ainsi à poser les bases d’un nouveau partenariat germano-marocain, notamment à travers des échanges entre écoles de cinéma, des programmes destinés aux étudiants et aux jeunes cinéastes, ainsi que des collaborations entre festivals, dont celui d’Agadir, Dok Leipzig et le Festival du documentaire de Munich, qui accorde une attention particulière à l’Afrique, a précisé M. Fallah. <br />   <br />  L’objectif, selon le spécialiste, est également de créer des liens durables entre les nouvelles générations des deux pays, d’encourager une meilleure circulation des œuvres marocaines en Allemagne et inversement, et de promouvoir le partenariat créatif entre producteurs allemands et marocains. <br />   <br />  Au terme de cette rencontre, l’ensemble des participants ont exprimé le souhait que ce dialogue se poursuive et s’approfondisse lors des prochaines échéances cinématographiques dans les deux pays, afin de faire de la coproduction un élément central des liens qui se consolident entre le Maroc et l’Allemagne. <br />   <br />  Le Maroc a été choisi cette année pays à l'honneur (Country in Focus) de l'European Film Market (EFM), volet professionnel et B2B de la Berlinale. Il s’agit du premier pays africain à recevoir cette distinction dans un événement cinématographique international aussi prestigieux que le Festival international du film de Berlin.
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