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 <title>Libération</title>
 <subtitle><![CDATA[Quotidien d'informations en langue française. Maroc. Parti Union Socialiste des Forces Populaires. ]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-06T18:45:09+02:00</updated>
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   <title>La mère et la Renault 12 dans un voyage entre la France et le Maroc</title>
   <updated>2026-05-06T14:53:00+02:00</updated>
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   <category term="Cinema" />
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   <published>2026-05-06T14:20:00+02:00</published>
   <author><name>Youssef Lahlali</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
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      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/96407386-67226995.jpg?v=1778072023" alt="La mère et la Renault 12 dans un voyage entre la France et le Maroc" title="La mère et la Renault 12 dans un voyage entre la France et le Maroc" />
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      Je ne sais pas dans quelle catégorie classer ce film documentaire de Mohamed El Khatib. Il s’agit d’un documentaire qui débute avec la mort de la mère et qui restitue des moments importants passés avec elle, filmés par le fils réalisateur avant son décès, à travers des rencontres et des discussions sur des aspects de la vie, ainsi que des questions autour du métier de Mohamed dans le théâtre et le cinéma, et sa formation en sciences Po et de ce besoin constant de filmer. <br />   <br />  Ce film a été présenté au cinéma 7ème Art à Rabat le 3 mai dans le cadre du Salon du livre en partenariat entre le CCME et le Centre cinématographique marocain. <br />   <br />  Le film plonge dans la relation à la mère, au pays d’origine, à l’héritage, ainsi qu’à la famille, qu’elle soit proche ou élargie. Il évoque également le désir de Mohamed de transmettre ce parcours à son jeune enfant et de lui en faire découvrir les détails. Il s’attarde aussi sur le voyage vers le pays d’origine à bord d’une Renault 12, et sur les raisons qui ont poussé Mohamed à choisir cette voiture pour se rendre au Maroc, ainsi que sur la préparation de ce véhicule emblématique qui a accompagné de nombreuses familles marocaines dans leurs trajets estivaux entre Orléans et Tanger. <br />   <br />  Le film montre aussi les rencontres qui ont lieu en chemin, que ce soit en France, pays de résidence, ou en Espagne, où se nouent des relations éphémères, que ce soit pour demander des indications sur le Maroc ou pour réparer la voiture. Ce sont des situations typiques vécues par la première génération de migrants, à une époque où les routes et les moyens d’orientation n’étaient pas aussi développés qu’aujourd’hui. <br />   <br />  La Renault 12 est la véritable protagoniste de ce documentaire. C’est elle qui conduit Mohamed vers le pays d’origine, notamment sous l’insistance de son oncle qui l’encourage à revenir pour régler la question de l’héritage après le décès de la mère. Cette voiture est particulièrement adaptée aux zones rurales du nord du Maroc, en raison de sa robustesse et de sa capacité à circuler dans ces milieux, notamment dans la région isolée de Ketama, où elle servait aussi au transport du cannabis. <br />   <br />  Ce voyage vers le Maroc, via le port d’Algésiras jusqu’à Tanger, permet à Mohamed de rencontrer plusieurs femmes de la famille et des proches, qui partagent leurs récits et leur relation avec la défunte. Mohamed manifeste un fort désir de recueillir ces témoignages et d’en saisir la valeur après la disparition de sa mère. <br />  Au fil du récit, ce voyage devient une quête identitaire : d’une identité transmise au sein de la famille à une identité à redécouvrir dans le pays d’origine. <br />   <br />  Dans ce film, la présence du père est secondaire : il apparaît comme un homme respectueux des choix de ses enfants. En revanche, la sœur se montre critique face à la démarche de Mohamed, allant jusqu’à l’accuser d’exploiter ce film à des fins de notoriété sur les chaînes françaises, au détriment de la mère et de la famille. Le film met également en lumière une contradiction chez Mohamed : entre ses idées égalitaires en France et son acceptation du partage de l’héritage selon les traditions marocaines dans la région du Rif, sans remise en question. Le réalisateur semble ainsi chercher à explorer ces frontières sociales. <br />   <br />  Ce documentaire met en scène la famille et interroge le rapport à la mort dans le contexte de l’exil, ainsi que l’expatriation de la dépouille vers le pays d’origine pour un dernier voyage. Même la Renault 12 accomplit son dernier trajet pour rester à Ketama, prolongeant ainsi cette quête d’un héritage immatériel dans le pays d’origine, le pays des ancêtres, et la question que se pose Mohamed sur ce qu’il fera de cet héritage. <br />   <br />  <strong>Youssef Lahlali</strong>
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   <title>Le long et mystérieux voyage d'une dalle de Stonehenge</title>
   <updated>2024-08-23T14:46:00+02:00</updated>
   <id>https://www.libe.ma/Le-long-et-mysterieux-voyage-d-une-dalle-de-Stonehenge_a147042.html</id>
   <category term="Expresso" />
   <published>2024-08-23T14:45:00+02:00</published>
   <author><name>Libé</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Du nord-est de l'Ecosse au sud de l'Angleterre : c'est le surprenant voyage d'au moins 750 kilomètres qu'a effectué une dalle de pierre de six tonnes située au centre du complexe néolithique de Stonehenge, sans que l'on sache encore comment, selon une étude publiée mercredi. <br />   <br />  Sources d'émerveillement depuis près de 5.000 ans, les mégalithes disposés en cercle qui caractérisent Stonehenge étaient attribués par la légende arthurienne au magicien Merlin qui, au Moyen Age, aurait volé le monument en Irlande. <br />   <br />  Plus récemment, des scientifiques ont déterminé que les grès verticaux emblématiques du site néolithique provenaient de la région de Marlborough, en Angleterre, tandis que les pierres bleues disposées près du centre provenaient du Pays de Galles. <br />  Mais l'origine de la pierre de l'autel, une dalle unique de six tonnes couchée sur le côté au coeur même du cercle, restait introuvable. <br />   <br />  On a longtemps pensé qu'elle provenait également du Pays de Galles, mais les tests effectués dans ce sens n'ont jamais "rien donné", a souligné Richard Bevins, professeur de géologie à l'université d'Aberystwyth et coauteur de l'étude publiée dans la revue Nature. <br />  Des chercheurs britanniques et australiens ont élargi leurs horizons et ont fait une découverte "tout à fait sensationnelle", a-t-il déclaré à l'AFP. <br />   <br />  Par analyse chimique, ils ont déterminé que la pierre de l'autel provenait du bassin des Orcades, dans le nord-est de l'Ecosse, à au moins 750 kilomètres de Stonehenge. <br />  Les scientifiques ont été stupéfaits devant cette découverte, la distance étant la plus longue jamais parcourue par une pierre à l'époque, relève Nick Pearce, de l'université d'Aberystwyth, coauteur de l'étude. <br />   <br />  La question de savoir si les humains d'il y a 4.500 ans étaient capables de transporter des pierres aussi énormes depuis le Pays de Galles avait déjà fait l'objet d'un vif débat parmi les archéologues et les historiens. <br />   <br />  Selon les chercheurs, le fait qu'un bloc de cinq mètres sur un mètre ait pu traverser la majeure partie du Royaume-Uni indique que la société dans les îles britanniques à l'époque néolithique était très organisée et connectée. <br />  Une théorie veut que la pierre ait été amenée dans le sud de l'Angleterre non pas par des humains, mais par des écoulements naturels de glace. <br />   <br />  Cependant, des recherches ont montré que la glace aurait transporté de telles pierres "vers le nord, en les éloignant de Stonehenge", a précisé le géologue et auteur principal de l'étude, Anthony Clarke, de l'université australienne Curtin, lors d'une conférence de presse. <br />   <br />  Un transport par voie terrestre paraît extrêmement difficile pour l'époque, alors que les forêts denses, les tourbières marécageuses et les montagnes constituaient des "barrières redoutables" pour les déménageurs préhistoriques, explique aussi M. Clarke. <br />  Reste la possibilité que la pierre ait été acheminée par la mer. <br />   <br />  Il existe en effet des preuves de l'existence d'un "vaste réseau de transport maritime néolithique", qui permettait d'acheminer des poteries et des pierres précieuses dans toute la région, selon M. Clarke. <br />  Pour déterminer l'origine du minéral, les chercheurs ont envoyé des rayons laser dans les cristaux de deux fines tranches de la pierre d'autel. <br />   <br />  La proportion d'uranium et de plomb dans ces cristaux agit comme une "horloge miniature" pour les roches, ce qui permet de déterminer l'âge de la pierre, a indiqué Chris Kirkland, de l'université Curtin, co-auteur de l'étude. <br />   <br />  L'équipe a ensuite comparé cet âge à celui d'autres roches du Royaume-Uni et a conclu "avec un degré élevé de certitude" que la pierre provenait du bassin des Orcades. <br />  Les scientifiques souhaitent des recherches supplémentaires pour découvrir de quelle carrière écossaise provenait la dalle et comment elle est arrivée jusqu'à Stonehenge. <br />   <br />  Pour Susan Greaney, archéologue à l'université britannique d'Exeter n'ayant pas participé à l'étude, cette découverte marque en tout cas le premier lien historique entre le sud de l'Angleterre et le nord de l'Ecosse. <br />   <br />  Pour la population du néolithique, "l'emplacement de cette pierre au coeur du monument, sur l'axe du solstice, montre qu'elle pensait que cette pierre, et par conséquent le lien avec la région située au nord, étaient incroyablement importants", a-t-elle fait savoir à l'AFP.
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