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 <title>Libération</title>
 <subtitle><![CDATA[Quotidien d'informations en langue française. Maroc. Parti Union Socialiste des Forces Populaires. ]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-26T13:56:22+02:00</updated>
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   <title>Au SIAM 2026, le Crédit Agricole du Maroc scelle cinq partenariats stratégiques</title>
   <updated>2026-04-24T17:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.libe.ma/Au-SIAM-2026-le-Credit-Agricole-du-Maroc-scelle-cinq-partenariats-strategiques_a160871.html</id>
   <category term="Economie" />
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   <published>2026-04-24T17:00:00+02:00</published>
   <author><name>Libé</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
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      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/96230624-67132507.jpg?v=1777043097" alt="Au SIAM 2026, le Crédit Agricole du Maroc scelle cinq partenariats stratégiques" title="Au SIAM 2026, le Crédit Agricole du Maroc scelle cinq partenariats stratégiques" />
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      Le Groupe Crédit Agricole du Maroc (CAM) a signé, jeudi à Meknès, cinq conventions et mémorandums de partenariat avec des acteurs nationaux et internationaux, couvrant l’éducation financière rurale, la transition verte des filières agricoles, la coopération internationale et la mécanisation agricole. <br />   <br />  Signés en marge de la 18ème édition du Salon international de l'agriculture au Maroc (SIAM), en présence du ministre de l'Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, Ahmed El Bouari, ces partenariats visent à renforcer l'inclusion financière des populations rurales, accompagner la transition verte du secteur agricole et mobiliser des financements durables auprès de partenaires internationaux. <br />   <br />  La première convention a été signée entre le Groupe CAM, représenté par Mustapha Chehhar, directeur général adjoint et conseiller auprès du président, la Direction régionale de l'agriculture de l'Oriental, représentée par son directeur Mohamed El Yacoubi, et la Direction de développement de l'espace rural et des zones de montage, représentée par son directeur Abdelhadi Sbia, dans le cadre du Projet d’appui au développement rural intégré des zones de montagne de l’Oriental (PADERMO), rapporte la MAP. <br />   <br />  Cette convention porte sur le déploiement d’un dispositif structuré d’éducation financière au profit de 10.000 bénéficiaires ruraux dans la région de l’Oriental, organisé sous forme de quatre sessions sur une durée de trois années auprès de 19 communes. Le dispositif repose sur trois axes principaux, à savoir l’inclusion financière, l’autonomisation des populations rurales avec un focus particulier sur les jeunes et les femmes, et le développement territorial durable. <br />   <br />  La deuxième convention a été conclue entre le CAM, représenté par son président du Directoire Mohamed Fikrat, et la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (COMADER), représentée par son président Rachid Benali. <br />   <br />  Ce partenariat vise à co-construire un dispositif de financement vert intégré pour accompagner les filières agricoles marocaines dans leur transition verte, à travers le développement de financements durables, le renforcement des capacités techniques des opérateurs et l’amélioration de la résilience climatique des exploitations. <br />   <br />  M.Fikrat a également signé un Mémorandum d’entente (MoU) avec la Cassa Depositi e Prestiti (CDP), institution financière de promotion et banque de financement du développement et de la coopération internationale de l’Italie, représentée par Cristina Morelli, responsable du financement souverain, des institutions financières, du financement des entreprises et de la coopération internationale au développement. <br />   <br />  Ce partenariat vise le financement de projets durables dans les secteurs de l’agriculture et de l’agro-industrie, des énergies renouvelables et des infrastructures durables, ainsi que la promotion de synergies entre entreprises marocaines et italiennes et l’exploration de solutions de financement innovantes à impact environnemental et social positif. <br />   <br />  M.Fikrat a par ailleurs signé une lettre d’intention avec le Fonds international de développement agricole (FIDA), représenté par Naoufel Telahigue, directeur régional du Proche-Orient, Afrique du Nord, Europe et Asie centrale. <br />  Cette convention porte sur la réduction de la pauvreté rurale et le développement d’initiatives conjointes, notamment à travers la plateforme Agri-PDB qui fédère les banques publiques de développement autour de l’agriculture durable, ainsi que le renforcement de la résilience climatique des systèmes agricoles et la promotion de l’inclusion financière au profit des petits producteurs et des populations rurales fragiles. <br />   <br />  La cinquième et dernière convention a été signée entre le CAM, représenté par M. Fikrat, et l’Association marocaine des importateurs de matériel agricole (AMIMA). Elle vise à renforcer un partenariat existant en accompagnant les salariés des opérateurs du secteur de la mécanisation agricole à travers des offres de financement dédiées aux particuliers et professionnels. <br />   <br />  Ces cinq partenariats illustrent la volonté du Groupe Crédit Agricole du Maroc de se positionner comme levier central du financement du développement agricole et rural durable au Maroc, en mobilisant des expertises nationales et internationales au service d’une agriculture plus verte, plus inclusive et plus résiliente.
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   <title>Comment la transition verte peut soutenir le développement de l'Afrique</title>
   <updated>2025-12-25T13:46:00+01:00</updated>
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   <category term="Horizons" />
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   <published>2025-12-25T13:30:00+01:00</published>
   <author><name>Saliem Fakir</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/93356756-65275799.jpg?v=1766666807" alt="Comment la transition verte peut soutenir le développement de l'Afrique" title="Comment la transition verte peut soutenir le développement de l'Afrique" />
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      Alors que le monde se précipite vers des échéances climatiques de plus en plus urgentes, les décideurs politiques africains doivent dépasser l'illusion réconfortante selon laquelle la simple production d'une plus grande quantité d'électricité renouvelable permettra d'atteindre les objectifs mondiaux de réduction des émissions. En réalité, une stratégie climatique qui se concentre sur les énergies vertes mais néglige le développement risque d'apporter des bénéfices climatiques sans générer de dividendes en matière de développement. <br />   <br />  Si les émissions de gaz à effet de serre de l'Afrique restent faibles en moyenne, le continent est confronté à de profondes pressions économiques et financières qui pourraient entraver sa capacité à décarboner et à renforcer sa résilience. Toute stratégie climatique crédible doit donc combiner l'allègement de la dette avec un développement axé sur la croissance et à faible intensité de carbone. <br />   <br />  Ces idées sont au cœur du dernier rapport du Panel d'experts africains, créé sous la présidence sud-africaine du G20 afin d'examiner comment canaliser les investissements de manière à soutenir un développement durable et généralisé. Le rapport appelle à un allègement coordonné de la dette et exhorte les dirigeants du G20 à mobiliser des capitaux publics et privés pour relancer l'innovation en Afrique. <br />   <br />  Malgré le vaste potentiel de l'Afrique en matière d'énergies renouvelables, le rythme et l'ampleur de sa transition verte dépendront en fin de compte des réalités sous-jacentes de ses économies nationales. Le continent dispose déjà de près de 34 gigawatts d'énergie hydraulique installée, avant même que des projets majeurs tels que le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, d'une puissance de 6,5 GW, ne soient mis en service. Son potentiel solaire, qui s'élève à 7.900 GW, est extraordinaire, avec une capacité installée en augmentation de 54% par an entre 2011 et 2020. Les ressources éoliennes représentent un potentiel technique estimé à 461 GW. Et le rift est-africain à lui seul recèle environ 15 GW de ressources géothermiques inexploitées. <br />   <br />  Le véritable défi n'est pas de compter le nombre d'électrons verts que l'Afrique pourrait produire, mais de veiller à ce que les investissements dans les énergies propres aident les pays africains à atteindre leurs objectifs de développement. Pour cela, les décideurs politiques doivent se concentrer sur plusieurs questions clés. <br />   <br />  Il faut avant tout comprendre les causes profondes des problèmes de développement du continent. La plupart des pays subsahariens restent fortement dépendants des exportations de matières premières et de produits de base, une voie de développement qui a renforcé les déséquilibres structurels et freiné la croissance d'autres secteurs. <br />   <br />  Le Nigeria en est un exemple frappant. Avant la découverte du pétrole, le pays disposait d'un secteur agricole dynamique. Mais avec l'explosion des revenus pétroliers, l'agriculture a rapidement perdu du terrain, les exportations chutant de 17% au plus fort du boom pétrolier des années 70. Cette dépendance excessive à l'égard d'une seule matière première – un cas classique du « syndrome hollandais » – a rendu l'économie nigériane extrêmement vulnérable aux chocs des prix et à la volatilité des marchés. <br />   <br />  Deuxièmement, pour augmenter les investissements adaptés au climat, il faut avoir une image beaucoup plus claire du paysage de la dette du continent : son ampleur, sa composition et la manière de la stabiliser. Si un financement supplémentaire est essentiel, tout nouvel emprunt devra être lié à des améliorations de la productivité et à la résilience économique. <br />   <br />  À court terme, cela nécessite de renforcer des secteurs tels que l'agriculture et le tourisme, tout en jetant les bases d'une transition vers des biens et services à plus forte valeur ajoutée. Le Ghana et la Côte d'Ivoire, par exemple, produisent environ la moitié du cacao mondial, mais en raison d'investissements limités dans la R&amp;D et la transformation, la majeure partie de la valeur ajoutée est encore captée ailleurs, ce qui expose ces deux économies aux fluctuations du marché et limite leurs possibilités de diversification. <br />   <br />  Troisièmement, des économies telles que l'Afrique du Sud devront renforcer leur compétitivité à mesure que des politiques telles que le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières de l'Union européenne entreront en vigueur. Ces mesures frapperont durement les secteurs à forte intensité de carbone, soulignant la nécessité de s'éloigner du modèle africain actuel « croître maintenant, nettoyer plus tard ». Pour que la transition énergétique se traduise par une croissance économique durable, la décarbonation doit s'accompagner d'une industrialisation et d'une véritable diversification. <br />   <br />  Quatrièmement, une mauvaise allocation des capitaux serait particulièrement coûteuse pour les pays fortement endettés, à un moment où les coûts d'emprunt montent en flèche dans une grande partie de l'Afrique. Il est donc essentiel de se concentrer sur des initiatives de croissance verte qui permettent des gains de productivité significatifs et offrent des opportunités économiques. <br />   <br />  Dans le même temps, un approvisionnement en électricité abordable et fiable reste essentiel pour réaliser le potentiel productif de l'Afrique et intégrer sa population jeune et en rapide urbanisation dans l'économie mondiale. Les entreprises opérant dans la zone économique spéciale de Diamniadio au Sénégal, par exemple, ont souligné que le coût élevé de l'électricité était un facteur majeur qui nuisait à leur compétitivité. <br />   <br />  Enfin, les décideurs politiques africains ont besoin d'une vision à long terme de ce à quoi devraient ressembler leurs économies dans deux ou trois décennies. Les solutions climatiques ne doivent pas seulement réduire les émissions, elles doivent également créer des voies permettant aux pays de progresser dans la chaîne de valeur et de participer au développement des technologies de demain. <br />   <br />  L'économie du XXIe siècle est une économie d'idées, dans laquelle les pays rivalisent pour développer des solutions aux défis nationaux, régionaux et mondiaux. Bien menés, les investissements climatiques peuvent contribuer à nourrir des économies africaines dynamiques et axées sur l'innovation. Cela exige toutefois une vision cohérente à long terme de la trajectoire économique que le continent souhaite suivre. <br />   <br />  <strong>Par Saliem Fakir</strong> <br />  <em>Fondateur et directeur exécutif de la Fondation africaine pour le climat.</em>
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