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 <title>Libération</title>
 <subtitle><![CDATA[Quotidien d'informations en langue française. Maroc. Parti Union Socialiste des Forces Populaires. ]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-02T04:33:54+02:00</updated>
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   <title>Ajay Banga : Les jeunes, privés de perspectives, empruntent la moindre issue accessible</title>
   <updated>2026-02-26T19:17:00+01:00</updated>
   <id>https://www.libe.ma/Ajay-Banga-Les-jeunes-prives-de-perspectives-empruntent-la-moindre-issue-accessible_a159711.html</id>
   <category term="Actualité" />
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   <published>2026-02-26T20:00:00+01:00</published>
   <author><name>Alain Bouithy</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/94939547-66540207.jpg?v=1772129736" alt="Ajay Banga : Les jeunes, privés de perspectives, empruntent la moindre issue accessible" title="Ajay Banga : Les jeunes, privés de perspectives, empruntent la moindre issue accessible" />
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      Comment relever le défi de l’emploi des jeunes? La question que se posent bien des gouvernements et des analystes des pays en développement, taraude également de nombreux dirigeants d’institutions internationales, à l’instar du président du Groupe de la Banque mondiale, Ajay Banga, qui a mené une réflexion approfondie sur le sujet. <br />   <br />  Pour mieux apprécier l’ampleur du problème et des crises qui pourraient en découler, il est important de rappeler que plus de 1,2 milliard de nouveaux actifs sont attendus dans les pays en développement au cours des 10 à 15 prochaines années.&nbsp; <br />   <br />  «Or, au rythme actuel, ces économies ne devraient créer qu’environ 400 millions d’emplois sur la même période&nbsp;», prévient le patron de l’institution financière internationale dans une tribune publiée sur Bloomberg.com (<a class="link" href="https://www.bloomberg.com/opinion/articles/2026-02-11/how-to-create-jobs-for-the-global-south-population-boom">https://www.bloomberg.com/opinion/articles/2026-02-11/how-to-create-jobs-for-the-global-south-population-boom</a>). <br />   <br />  <strong>Le déficit d’emplois, un défi de plus en plus sécuritaire&nbsp;</strong> <br />   <br />  Parce que «le déficit d’emplois est vertigineux, et il est souvent présenté - à juste titre - comme un défi de développement. Mais c’est aussi un défi économique. Et c’est de plus en plus un défi de sécurité nationale», estime-t-il. <br />   <br />  Pour Ajay Banga, toutefois, il n’y a pas lieu d’y voir une fatalité.&nbsp; Et pour cause: «Si nous investissons tôt dans les individus et leur donnons les moyens d'accéder à des emplois productifs, cette nouvelle génération pourra bénéficier de conditions de vie dignes et devenir un socle de croissance et de stabilité», affirme-t-il. <br />   <br />  En revanche, prévient-il, «si nous n’agissons pas, les conséquences sont prévisibles: institutions sous pression, migrations irrégulières, conflits, montée de l’insécurité, alors que les jeunes, privés de perspectives, empruntent la moindre issue accessible». <br />   <br />  Au sein de la Banque mondiale, on s’emploie résolument à trouver des solutions à ce problème, en articulant financements publics, expertise, capitaux privés et instruments de gestion des risques autour d’une stratégie de l’emploi fondée sur trois piliers. <br />   <br />  «Le premier consiste à créer les infrastructures indispensables, tant humaines que matérielles», indique le patron de la BM sur le site web américain estimant qu’il ne peut y avoir d’investissements privés ni d’emplois sans électricité fiable, sans transports efficaces, sans systèmes d’éducation et de santé solides. <br />   <br />  De son point de vue, «si la reconnaissance de l’importance des infrastructures physiques est globalement acquise, l’investissement dans le capital humain est tout autant crucial». <br />   <br />  Le deuxième pilier évoqué dans sa tribune (visible également sur le blog de la Banque mondiale) vise à instaurer un environnement propice à l’entreprise. Selon lui, «des règles claires et une réglementation prévisible réduisent l’incertitude et facilitent l'activité entrepreneuriale. Les emplois naissent de l’initiative d’entrepreneurs et d’entreprises qui ont la confiance nécessaire pour investir et se développer». <br />   <br />  Ajay Banga en est également convaincu: les ressources publiques peuvent amorcer le mouvement, mais la suite repose essentiellement sur le secteur privé, et en particulier sur les micro-, petites et moyennes entreprises, qui sont les plus grosses pourvoyeuses d’emplois. <br />   <br />  En conséquence, le troisième pilier consiste à «aider les entreprises à changer d’échelle», poursuit-il rappelant que par l’intermédiaire des branches de l’institution dédiées au secteur privé, la Banque mondiale apporte des prises de participation en capital, des financements, des garanties et des assurances contre les risques politiques. <br />   <br />  Plus généralement, le président du Groupe précise que l’organisme international se concentre «sur les domaines où le potentiel d’emploi est le plus élevé, à savoir dans cinq secteurs qui génèrent durablement des postes à grande échelle: infrastructures et énergie, agroalimentaire, soins de santé primaires, tourisme et industrie manufacturière à valeur ajoutée». <br />   <br />  En guise, sans doute, d’avertissement, il souligne que d’ici à 2050, plus de 85% de la population mondiale vivra dans des pays en développement et que «cela représente non seulement la plus vaste expansion de la main-d’œuvre mondiale jamais enregistrée, mais aussi la croissance la plus importante de futurs consommateurs, producteurs et marchés». <br />   <br />  En attendant, et quelle qu’en soit la motivation (quête de développement socioéconomique, de rendement, de sécurité ou simple altruisme), Ajay Banga estime que «nous avons tous un rôle à jouer et tous intérêt à investir énergie et ressources dans cet effort». <br />   <br />  Pour lui, il ne fait aucun doute que les pays en développement y gagnent, car les emplois génèrent revenu, stabilité et dignité&nbsp;; renforcent la demande intérieure et donnent aux jeunes des raisons d’investir dans leur avenir chez eux plutôt que de le chercher ailleurs. <br />   <br />  Il est également persuadé que les pays développés y trouvent bénéfice. Explications&nbsp;: «&nbsp;A mesure que les économies en développement grandissent, elles deviennent des partenaires commerciaux plus solides, des maillons plus résilients des chaînes d’approvisionnement et des voisins plus stables. La croissance de ces marchés élargit la demande mondiale et atténue les pressions qui alimentent une migration irrégulière et une insécurité dont les coûts économiques et politiques dépassent largement les frontières». <br />   <br />  Et d’ajouter, s’agissant du secteur privé (institutions financières comme opérateurs), «cela représente l’une des plus grandes opportunités des décennies à venir. Une croissance démographique rapide signifie une demande soutenue en énergie, systèmes alimentaires, soins de santé, infrastructures, logements et produits manufacturés». <br />   <br />  En conclusion, si l’on fait les bons choix, les forces qui façonnent le monde à bas bruit - à commencer par la démographie - deviendront des moteurs de croissance et de stabilité plutôt que des sources de volatilité et de risque. <br />   <br />  A l’inverse, «si l’on ne fait pas ce qu’il faut, on continuera de courir après les crises, en se contentant de réagir dans l’urgence à des situations que l’on voyait venir depuis des années, voire des décennies». <br />   <br />  <strong>Alain Bouithy</strong>
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   <title>L'organisation de grands événements sportifs : Entre investissement intelligent et risque économique</title>
   <updated>2025-03-24T15:30:00+01:00</updated>
   <id>https://www.libe.ma/L-organisation-de-grands-evenements-sportifs-Entre-investissement-intelligent-et-risque-economique_a151930.html</id>
   <category term="Horizons" />
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   <published>2025-03-12T14:00:00+01:00</published>
   <author><name>Ilyass El Harfaoui</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/87106071-61849030.jpg?v=1741788142" alt="L'organisation de grands événements sportifs : Entre investissement intelligent et risque économique" title="L'organisation de grands événements sportifs : Entre investissement intelligent et risque économique" />
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      Imaginez une ville en pleine effervescence, des milliards de dollars injectés dans des mégaprojets, des rues bondées de touristes et des écrans géants illuminant le ciel nocturne. <br />   <br />  Il ne s'agit pas d'un fantasme, mais d'une réalité pour les pays qui accueillent de grands événements sportifs. Il ne s'agit pas seulement de matchs joués sur des terrains gazonnés et bien entretenus, mais d'événements économiques majeurs qui affectent les marchés, déplacent les capitaux et remodèlent les pays sur les plans économique et touristique. Mais ces événements sont-ils un pari économique rentable ou un pari coûteux qui pourrait finir par grever les budgets des pays hôtes et les plonger dans l'endettement ? <br />   <br />  Au fil des années, les grands événements sportifs tels que la Coupe du monde et les Jeux olympiques ont prouvé qu'ils n'étaient pas de simples manifestations sportives, mais de vastes projets économiques qui ouvrent de nouveaux horizons aux pays hôtes. Ces événements rassemblent le monde entier en un même lieu et offrent d'énormes possibilités d'investissement dans divers secteurs notamment, les infrastructures, le tourisme, le commerce…. Mais, ils comportent aussi des risques économiques majeurs, surtout lorsqu'ils ne sont pas bien planifiés. <br />  &nbsp; <br />  <strong>La course mondiale à l'organisation de grands événements sportifs</strong> <br />  &nbsp; <br />  Depuis quelques années, on assiste à une course effrénée entre les pays pour l'organisation de grands événements sportifs tels que la Coupe du monde ou les Jeux olympiques. Cette course ne se limite pas aux pays développés ou à ceux qui disposent d'énormes ressources économiques, mais concerne également les pays émergents qui veulent se faire connaître sur la scène mondiale. <br />   <br />  A mesure que l'intérêt pour ces événements grandit, de nombreux pays cherchent à tirer parti de l'occasion pour renforcer leur position politique et économique et réaliser des gains à long terme. Cette tendance reflète un changement majeur dans la façon dont le sport est perçu, non seulement comme une compétition sportive, mais aussi comme un levier économique qui contribue à améliorer l'image internationale des pays hôtes et à attirer les investissements étrangers. <br />   <br />  Dans ce contexte, nous observons que les pays s'efforcent de présenter des offres plus sophistiquées et mieux organisées pour accueillir ces événements, ce qui a rendu la concurrence pour l'organisation de grands événements sportifs plus féroce. De Russie 2018 à Qatar 2022, et dans les années à venir, un plus grand nombre de ces événements devraient avoir lieu dans différents pays du monde. Il est donc essentiel de planifier correctement les projets économiques associés afin de garantir que les opportunités offertes soient maximisées. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Coupe du monde en Afrique du Sud 2010 : Investir dans les infrastructures est-ce un facteur clé du succès ou un lourd fardeau futur ?</strong> <br />  &nbsp; <br />  L'un des impacts économiques les plus directs des grands événements sportifs est l'investissement massif dans les infrastructures. La construction de stades, l'amélioration des réseaux de transport et la modernisation des équipements publics sont des éléments essentiels pour l’organisation de ces événements sportifs. Par exemple, lors de la Coupe du monde organisée par l'Afrique du Sud en 2010, le premier tournoi mondial organisé sur le continent africain, environ 3,6 milliards de dollars ont été investis dans les infrastructures, notamment dans la construction de nouveaux stades et l'amélioration des réseaux de transport. Ces investissements ne se sont pas limités au sport, mais ont également contribué à stimuler le tourisme et à améliorer l’image internationale du pays. Cependant, après la fin de cette compétition, certaines installations ont été sous-utilisées, ce qui a soulevé des questions quant à la durabilité de ces investissements. D’où l’importance, lors de l’organisation des évènements sportifs, d’adopter une planification adéquate pour l'utilisation à long terme et future des installations qui ont servi pour telle compétition. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Coupe du monde au Brésil 2014 : Les leçons d'un dépassement budgétaire</strong> <br />   <br />  Malgré les grandes ambitions qui ont accompagné la Coupe du monde 2014 au Brésil, les résultats économiques n'ont pas été à la hauteur des attentes. Le Brésil a investi près de 15 milliards de dollars dans les infrastructures, notamment dans le développement des stades et des transports de pointe. Toutefois, en raison d'une mauvaise planification et de dépassements de budgets, les critiques se sont multipliées après la compétition au sujet de dépenses excessives qui ne se sont pas traduites par des avantages économiques durables. Malgré l'affluence, certaines installations sportives, comme le stade de Manaus, ont été abandonnées après le tournoi, ce qui a eu un impact négatif sur les retombées économiques. <br />   <br />  La leçon à en tirer est qu'il est important de prioriser les dépenses liées au développement des infrastructures inclusives et durables, de sorte que ces infrastructures puissent être exploitées après la fin de l'événement, stimulant ainsi les retours économiques à long terme. <br />   <br />  Deux ans plus tard, le Brésil a également accueilli les Jeux olympiques de Rio de Janeiro en 2016, un autre pari économique qui a coûté au pays plus de 13 milliards de dollars. Malgré quelques gains en termes de tourisme et de développement, une mauvaise planification a conduit à l'effondrement et à la négligence de certaines installations olympiques après l'événement, ainsi qu'à l'aggravation de la crise économique que connaissait le pays à l'époque, ce qui a rendu les bénéfices économiques des Jeux olympiques très controversés. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Coupe du monde en Russie 2018 : Investissement durable et planification à long terme&nbsp; </strong> <br />   <br />  En revanche, Russie 2018 est un exemple positif d'investissement dans les grands événements sportifs. Le pays a investi environ 14 milliards de dollars pour améliorer les infrastructures, en se concentrant sur des projets à long terme tels que le développement du réseau de transport, la construction de stades modernes et l'amélioration des installations touristiques. Les résultats de ces investissements ont été tangibles, la Russie ayant enregistré une augmentation de 40% du nombre de touristes par rapport à l'année précédente, et le secteur du tourisme ayant généré des recettes estimées à 2,5 milliards de dollars. <br />   <br />  En outre, les installations sportives construites pour répondre aux exigences de la Coupe du monde ont pu être réutilisées par la suite, y compris les stades qui sont aujourd'hui utilisés pour des tournois locaux ou d'autres événements culturels et sportifs. Cette stratégie visant à garantir la durabilité des retombées économiques est ce qui distingue l'expérience de la Russie des autres. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Coupe du monde au Qatar 2022 : marketing international et mégaprojets stratégiques </strong> <br />  &nbsp; <br />  Qatar 2022 est l'un des meilleurs exemples de la manière dont un pays peut véhiculer d’une façon optimale son image en organisant un événement sportif majeur. Le Qatar a investi près de 200 milliards de dollars dans des mégaprojets comprenant la construction de stades sportifs innovants, le développement d'infrastructures publiques et l'amélioration des réseaux de transport et de communication. En termes de marketing, le Qatar a tenu à se présenter comme un pays développé doté d'un système moderne à même d'organiser des événements sportifs de classe mondiale, ce qui a contribué à améliorer son image internationale. <br />   <br />  Le Qatar a ciblé les marchés internationaux par le biais de campagnes publicitaires intensives, en dépensant environ 50 millions de dollars, et en diffusant du contenu promotionnel sur des plateformes médiatiques internationales, ce qui a contribué à attirer des investissements étrangers et des touristes du monde entier. Grâce à cette stratégie, le Qatar a pu renforcer sa position politique et économique, en accueillant plus de 1,4 million de visiteurs pendant le tournoi, ce qui a contribué de manière significative à la croissance du secteur touristique. Ces événements ont permis de souligner la position du Qatar en tant que grand supporter du sport au niveau international. <br />   <br />  L'impact économique de la Coupe du monde au Qatar a été impressionnant, le tourisme et le commerce international constituant une part importante des retombées économiques et ayant un impact évident sur divers secteurs, des hôtels et restaurants aux transports et à la logistique. Cette expérience reflète la capacité du Qatar à transformer les défis en opportunités grâce à une planification stratégique et à une utilisation optimale des infrastructures modernes. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Jeux olympiques d'Athènes 2004 : Une leçon de planification ratée et d'endettement massif</strong> <br />  &nbsp; <br />  Les Jeux olympiques d'Athènes de 2004 constituent une autre expérience sportive majeure qu'il convient d'étudier. La Grèce, qui a eu l'honneur d'accueillir les Jeux olympiques en 2004, espérait que l'événement serait un grand catalyseur pour stimuler l'économie et améliorer sa position dans le monde. Cependant, l'absence d'une planification et d'une gestion adéquates a eu des conséquences économiques négatives. <br />   <br />  Tout d'abord, les coûts de préparation des Jeux olympiques d'Athènes ont été d'une ampleur sans précédent. Alors que le budget initial était estimé à environ 1,6 milliard d'euros, les dépenses réelles ont grimpé à près de 9,5 milliards d'euros. De nombreuses installations olympiques ont été construites très rapidement en raison de retards dans la mise en œuvre des projets, ce qui a considérablement augmenté les coûts. Après les Jeux, de nombreuses installations sportives sont restées inutilisées, et cette situation a été le catalyseur d'une augmentation sans précédent de la dette publique grecque. <br />   <br />  Bien que les Jeux olympiques d'Athènes aient attiré des centaines de milliers de visiteurs, les retombées économiques n'ont pas été durables. Avec le temps, la plupart des installations sont restées à l'abandon, faisant des Jeux l'un des exemples les plus marquants de la manière dont l'absence de planification peut affecter les bénéfices économiques à long terme. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Coupe du monde en Espagne 1982 : Un tournant économique et une infrastructure bien établie</strong> <br />   <br />  Parmi les expériences réussies d'organisation de grands événements sportifs, on peut citer celle de l'Espagne avec la Coupe du monde de 1982, qui a marqué un tournant dans l'économie et les infrastructures du pays. A l'époque, l'Espagne sortait de la dictature de Francisco Franco et cherchait à s'imposer comme un pays moderne doté d'une économie forte. L'Espagne a investi dans l'amélioration de ses infrastructures, la construction de nouveaux stades et le développement du secteur touristique, ce qui a contribué à un bond économique majeur. <br />   <br />  La Coupe du monde de 1982 n'était pas seulement un événement sportif, mais aussi une occasion de repositionner l'Espagne sur la carte économique et politique mondiale. Les investissements dans les infrastructures et les transports ont été stimulés, transformant les villes espagnoles, en particulier Madrid et Barcelone, en destinations touristiques majeures. Ces investissements ont également ouvert la voie au grand succès des Jeux olympiques de Barcelone de 1992, qui ont contribué à révolutionner l'économie de la ville : le tourisme a augmenté, les infrastructures se sont développées et Barcelone est devenue l'une des destinations touristiques les plus importantes d'Europe. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Le rôle des grands événements sportifs comme catalyseurs du développement économique</strong> <br />  &nbsp; <br />  Les grands événements sportifs restent une occasion en or pour les pays hôtes de développer leurs infrastructures et de renforcer leur position économique, tant au niveau régional qu'international. Toutefois, comme le montre l'expérience mondiale, il ne suffit pas de se préparer à court terme à l'organisation d'un méga-événement sportif ; une vision stratégique à long terme est nécessaire pour s'assurer que les avantages économiques sont durables et qu'ils apportent un réel retour sur investissement à la société. L'investissement dans les infrastructures et les installations sportives doit faire partie d'un plan global qui intègre la préparation de l'événement lui-même et l'investissement dans les installations par la suite, avec une hiérarchisation des priorités et des stratégies claires pour exploiter les opportunités présentées par ces événements. <br />   <br />  Si certains pays ont obtenu de grands succès grâce à une planification adéquate des ressources (humaines et matérielles); d’autres ont procédé à des dépenses à la hâte et ont montré une incapacité à budgétiser correctement les infrastructures ce qui a constitué un fardeau économique majeur. La réponse à la question posée au début de l'article est claire : Les grands événements sportifs peuvent être un pari économique rentable s'ils sont bien planifiés, mais ils peuvent se transformer en un pari coûteux si la durabilité et la planification à long terme ne sont pas prises en compte. <br />   <br />  Les grands événements sportifs ne sont pas de simples festivals de divertissement; ce sont des paris économiques qui peuvent constituer de véritables tournants dans la vie des pays hôtes. En adoptant des stratégies économiques intelligentes et réfléchies, ces événements peuvent être une véritable source de croissance et de prospérité, générant des bénéfices durables pour les générations futures.
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      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/87106071-61866243.jpg?v=1741788284" alt="L'organisation de grands événements sportifs : Entre investissement intelligent et risque économique" title="L'organisation de grands événements sportifs : Entre investissement intelligent et risque économique" />
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      Toutefois, il ne suffit pas d'organiser l'événement avec succès; il faudra aussi une vision stratégique à long terme permettant d'investir dans les infrastructures et les installations sportives et d'exploiter judicieusement les possibilités de marketing et de tourisme. Les pays qui réussiront dans ce domaine sont ceux qui parviendront à trouver un équilibre entre le rêve sportif et les retombées économiques réelles, et qui donneront la priorité aux intérêts de leurs citoyens, en veillant à ce que ces événements soient de véritables jalons de développement et non de simples aventures économiques susceptibles de se solder par des désastres financiers. <br />   <br />  <strong>Par Ilyass El Harfaoui</strong>
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