<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>Libération</title>
 <subtitle><![CDATA[Quotidien d'informations en langue française. Maroc. Parti Union Socialiste des Forces Populaires. ]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.libe.ma" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.libe.ma/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.libe.ma/</id>
 <updated>2026-05-07T18:28:26+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>33.5333333</geo:lat>
  <geo:long>-7.5833333</geo:long>
  <icon>https://www.libe.ma/favicon.ico</icon>
  <logo>https://www.libe.ma/var/style/logo.jpg?v=1430310004</logo>
  <entry>
   <title>Les enseignements du Guide pratique du court-métrage</title>
   <updated>2026-05-07T15:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.libe.ma/Les-enseignements-du-Guide-pratique-du-court-metrage_a161131.html</id>
   <category term="Horizons" />
   <photo:imgsrc>https://www.libe.ma/photo/art/imagette/96443417-67251174.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-05-07T15:30:00+02:00</published>
   <author><name> Moulay Driss Jaïdi</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/96443417-67251174.jpg?v=1778161429" alt="Les enseignements du Guide pratique du court-métrage" title="Les enseignements du Guide pratique du court-métrage" />
     </div>
     <div>
      <em><strong>Le cinéma est un art exigeant, mais il est aussi accessible. Avec une caméra, une équipe réduite, et surtout une histoire à̀ raconter qui vient de vos tripes, vous pouvez créer quelque chose de mémorable</strong></em> <br />  (L’auteur) <br />   <br />  C’est avec un grand plaisir que j’ai lu le livre de Abdilah Zirat, <em>Guide pratique du court-métrage,</em> ouvrage riche en conseils mais aussi en enseignements, tirés de sa propre expérience professionnelle. <br />  Le sous-titre de l’ouvrage, <em>Leçons de terrain pour jeunes cinéastes marocains,</em> instruit le lecteur quant à l’orientation à prendre&nbsp;; il s’agit d’une rupture avec les cours théoriques dispensés dans les instituts de formation, sachant bien que la réalisation d’un film suppose trois phases successives&nbsp;: la pré-production, la production et la post-production. <br />   <br />  Plus qu’un simple manuel technique, l’ouvrage de M. Zirat entend faire bénéficier les apprenants, en matière de cinématographie, des expériences de l’auteur qui tire sa substance non des informations livresques cumulatives mais d’un outil de travail qui tire sa substance de la réalité du terrain, des «&nbsp;boires&nbsp;» et déboires qui ont émaillé son parcours et consolidé sa pratique. Il les met à la disposition du futur cinéaste pour qu’il soit édifié à ce propos. De prime abord, il focalise son attention sur le court-métrage, étape indispensable pour pouvoir affiner son travail et aspirer à plus. C’est ainsi qu’il suit un tracé, partant du simple projet initial à la production proprement dite et terminant par-là la question de la diffusion qui est souvent négligée dès le départ dans la conception d’un film. La rencontre avec les professionnels du secteur amènera le jeune cinéaste à se confronter à d’autres perceptions et donc à se repositionner dans le champ cinématographique. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Le pourquoi du film</strong> <br />  &nbsp; <br />  A partir du moment où on formule cette interrogation, on élabore un objet clair nécessaire pour le cinéaste (à venir) qui doit se définir en tant que professionnel dans sa démarche, tenant dès le départ le fait qu’un court-métrage doit prendre en considération quatre caractéristiques&nbsp;: <em>la concision, l’intensité, la liberté créative et l’universalité</em>, sachant bien que le court-métrage s’énonce comme un <em>parcours obligé</em> pour les cinéastes qui ont fait leurs premières armes avec le genre avant d’ambitionner entreprendre des <em>projets plus ambitieux</em>. <br />   <br />  C’est pourquoi la meilleure école reste la pratique qui, progressivement, permettra au jeune cinéaste de se confronter à la réalité du métier et <em>d’expérimenter tous les aspects de la réalisation </em>en maîtrisant bien sûr son objet film, affinant ainsi son regard, son rythme et la direction des acteurs. C’est ainsi que l’on arrive à se constituer une légitimité afin que le court réalisé serve de carte de visite. <br />   <br />  L’auteur met l’accent sur un ensemble de paramètres à tenir en compte&nbsp;: le fait de raconter son histoire sans compromis, tester ses idées, créer avec les moyens du bord&nbsp;: <em>Vous avez la passion, le reste c’est de la persévérance et de l’audace</em>, écrit-il. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Ecriture visuelle et structuration</strong> <br />   <br />  Dans le chapitre quatre, il s’attaque à l’importance du scénario réalisable qui doit s’assujettir aux moyens réels, à savoir le budget, l’équipe de tournage, le matériel engagé et le contexte local dans lequel le cinéaste est tenu de tourner, tout en contrôlant le casting. <br />  &nbsp; <br />  La démarche pédagogique de M. Zirat commence dès le 3<sup>ème</sup> chapitre où il met l’accent sur l’importance de l’idée qui se base sur des critères solides, tout en étant visuelle, renfermant essentiellement un conflit tout en s’adaptant au format court, suivant la voie de la simplicité et de la clarté. A ce niveau, l’auteur suggère au futur réalisateur, dans sa phase d’écriture, de concevoir son film de privilégier l’image sur le dialogue car il s’agit avant tout de s’exprimer visuellement et d’éviter les situations de bavardage, le filmage théâtralisant et les redondances, tout en prenant en compte la chute, car elle est cruciale et détermine l’impact du film. <br />   <br />  Pour la structure du film en trois actes, celle-ci fonctionne parfaitement pour les courts métrages, à savoir : <em>la mise en place</em> (Qui est le personnage ? Où sommes-nous ? Quelle est la situation de départ ?), <em>le développement/co</em>nflit (Quel est le problème, l'obstacle, la tension qui fait avancer l'histoire ?), et finalement <em>la résolution</em> (Comment tout cela se termine ? Quelle est la transformation, la chute, le dénouement ?) <br />  D’autres paramètres sont à considérer, il s’agit du choix de la langue qui est déterminant pour assurer l’ancrage des personnages, renforçant ainsi leur authenticité dans leur milieu social, des contraintes culturelles que souligne l‘auteur (mais qui peuvent, à notre avis, constituer une sorte d’autocensure préalable), et du réalisme des situations qui doivent être crédibles. <br />   <br />  Au-delà de la phase d’écriture, la planification du tournage nécessite une bonne préparation qui exclut <em>de facto</em> toute forme d’improvisation. Le recours au plan de travail est central dans l’organisation des journées de tournage, d’où l’importance de la fonction de l’assistant-réalisateur qui consiste à anticiper les problèmes, optimiser le temps et coordonner les équipes. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Repérages, contrats et casting</strong> <br />  &nbsp; <br />  Les autres chapitres définis par M. Zirat (six et sept) sont consacrés au repérage des décors, aux contrats, aux&nbsp; autorisations de tournage, au casting, en amont, qui est considéré comme crucial puisqu’il faut lui accorder le temps et l’attention nécessaires. Le chapitre 8 se focalise sur la constitution de l’équipe. Les leçons prodiguées à ce propos sont des plus instructives pour éviter le syndrome du réalisateur-orchestre, attitude non professionnelle qui mène généralement vers la catastrophe. C’est pourquoi il faut assurer professionnellement les postes-clés (assistants, directeur de photo, ingénieur de son, régisseur général, scripte, chef décorateur /accessoiriste, chef costumier/maquilleur). Le chapitre 9 est réservé à la préparation technique et aux répétitions nécessaires pour pouvoir maîtriser sérieusement le bon déroulement de son projet, bien avant le tournage proprement dit (chapitre 10). Cette étape est cruciale car elle détermine la phase où le réalisateur est appelé à diriger les acteurs (chapitre 11). <br />   <br />  Sur le plan technique, l’importance de la lumière est essentielle : elle ne s’improvise pas. Le son est fondamental : on est tenu d’éviter des erreurs fâcheuses, et ce par les tests, la prise en charge des sons d’ambiance, les bruitages en tournage et en post-production. <br />   <br />  Au final, l’auteur s’attarde à la post-production qu’il faut anticiper dès les premières démarches. En homme averti, lui qui a retenu les leçons de certains de ses échecs, il prodigue des conseils aux futurs cinéastes, ne serait-ce que pour le court, et insiste sur la phase du montage. Pour lui, il ne s’agit pas de filmer mais de penser toujours au film dans son ensemble et surtout au montage. Le réalisateur doit intégrer cette phase dans sa préparation en amont (au niveau de l’écriture, puis du tournage) et doit finalement œuvrer avec son monteur (montage/mixage) qui est considéré comme un créateur aussi qui procède à réécrire le film, lui donner un rythme. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Diffusion et promotion</strong> <br />  &nbsp; <br />  Les chapitres suivants constituent une mine d’or pour les futurs cinéastes, au vu des conseils de l’auteur, tirés de ses différentes expériences vécues sur le terrain. <br />   <br />  En dernier lieu, il s’agit de prendre en charge la question de la diffusion, de l’intégrer dans le processus de création et donc de préparer pour la promotion de son film un bon synopsis, une fiche technique, une note d’intention, les photos du film, l’affiche, la typographie et l’usage de la langue. Tout cela s’inscrit dans le cadre d’une stratégie de promotion tant au niveau national qu’international, à la télévision et sur les plateformes numériques. Et donc d’éviter les pièges de la course aux trophées qui ne doivent pas être visés comme le but final de toute action. <br />   <br />  En bon conseiller, M. Zirat récapitule ses directives dans le chapitre final dans un effort de synthèse et de répétition à vertu pédagogique pour résumer toutes les idées avancées dans son précieux ouvrage, un outil de référence qui arrive à point nommé pour orienter nos jeunes cinéastes qui s’aventurent dans le domaine du cinéma. A ce propos, le court-métrage est une affaire sérieuse, et donc il faut l’aborder avec célérité. <br />   <br />  <strong>Par Moulay Driss Jaïdi</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.libe.ma/Les-enseignements-du-Guide-pratique-du-court-metrage_a161131.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Les enseignements à tirer de la chute du régime d’Al Assad</title>
   <updated>2024-12-09T16:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.libe.ma/Les-enseignements-a-tirer-de-la-chute-du-regime-d-Al-Assad_a149460.html</id>
   <category term="Actualité" />
   <photo:imgsrc>https://www.libe.ma/photo/art/imagette/84836360-60552382.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-12-09T16:15:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/84836360-60552382.jpg?v=1733758119" alt="Les enseignements à tirer de la chute du régime d’Al Assad" title="Les enseignements à tirer de la chute du régime d’Al Assad" />
     </div>
     <div>
      Le régime d’Al Assad est tombé après 13 années de vacillation entre escalade militaire et tentative de résistance grâce aux aides étrangères. <br />   <br />  De notre côté, nous souhaitons pour la Syrie un retour au calme dans le respect de sa souveraineté, de son intégrité territoriale et de sa transition démocratique. <br />  Il conviendrait, au vu des développements qui se suivent en ce moment, de souligner les remarques suivantes&nbsp;:  <ul>  	<li class="list">Avec la chute d’Al Assad fils, c’est l’option consistant à s’opposer à toute réforme en misant à tort sur son efficacité qui est tombée.&nbsp; Les développements successifs n’ont eu de cesse de démontrer depuis le déclenchement des événements internes en 2011 que le fait de chercher à miser sur d’autres facteurs que le peuple et la nation mène assurément à l’échec.</li>  	<li class="list">A l’Union Socialiste des Forces Populaires, alors que l’on est à presque vingt-cinq ans de l’arrivée au pouvoir d’Al Assad fils, nous notons que ledit régime est passé à côté de l’occasion d’une réforme politique et souveraine après avoir laissé entrevoir une nouvelle page durant les premiers mois de son investiture ratant par là même l’opportunité d’une réforme synonyme de stabilité.</li>  	<li class="list">Avec la chute d’Al Assad, il s’est avéré que si cette chute a été aussi rapide, c’est parce que les piliers de sa survie reposaient essentiellement sur des appuis étrangers à telle enseigne que le régime se trouvait pensionnaire de ce qu’il conviendrait d’appeler «&nbsp;Service de réanimation géopolitique&nbsp;» tributaire donc des soins sanitaires administrés par des forces étrangères&nbsp;; Iran et Russie en tête. C’est ainsi que dès que les centres d’intérêt de ces pays ont changé, la position du régime syrien en a pâti au niveau du Moyen-Orient, son utilité n’étant plus de mise pour ses alliés.</li>  	<li class="list">Avec la chute d’Al Assad, nous assistons à une dislocation de «&nbsp;l’axe de résistance&nbsp;» (les Houthis, le Hezbollah et les factions irakiennes en l’occurrence), qui s’est transformé en un chapelet chiite entre les mains des mollahs, et ce à l’heure de changements fondamentaux traçant de nouveaux aspects au Moyen-Orient et qui, sous la domination iranienne, ne laissent qu’une trop petite marge de manœuvre aux peuples.</li>  	<li class="list">Dans la foulée de cet échec, c’est toute une doctrine géostratégique mise en place par l’Iran, avec «&nbsp;la résistance&nbsp;» comme slogan, qui est tombée à l’eau. Cette doctrine visait au fait l’affaiblissement des Etats-Nations en Irak, en Syrie, au Yémen et au Liban tout en écartant l’option nationaliste à Gaza, le but étant pour l’Iran de s’entourer de «&nbsp;monticules&nbsp;» sécuritaires et militaires pour sa propre protection.</li>  </ul>  L'intégrité nationale, qu'elle soit politique, idéologique ou morale, exige que nous posions une question que bien des tribunes évitent soigneusement : où en est la cause palestinienne depuis que l'Iran a pris les rênes de la confrontation et la gestion de ce dossier, à partir du 7 octobre? Qui, de l’Iran ou du peuple palestinien et de sa résistance héroïque, a réellement tiré profit de cette situation? <br />   <br />  La réponse logique, qui s'impose à l'œil nu, est que la question centrale a reculé dans l'ordre des priorités, passant derrière le Liban, la Syrie, et peut-être même l'Irak. Elle semble aujourd'hui plus éloignée encore de son importance d’avant le 7 octobre. Ce constat met en lumière un agenda politique iranien désormais plus clair et manifeste. <br />   <br />  Une telle réalité appelle une approche différente, plus rationnelle et mesurée, une approche à même de &nbsp;mobiliser l'opinion publique internationale éprise de paix, de justice et de liberté. C'est la vision défendue par l'Union socialiste des forces populaires, qui a toujours pris parti, sans calculs, pour la cause palestinienne, la considérant comme une question nationale inscrite dans la conscience collective de la nation. <br />   <br />  Certes, les voix qui avaient rapidement accusé de trahison ceux qui privilégiaient une réflexion rationnelle et réaliste, fondée sur les rapports de force et une véritable &nbsp;inquiétude pour cette cause centrale, pourraient réapparaître. Ces voix pourraient revenir à des réactions impulsives et à un romantisme révolutionnaire exacerbé. <br />   <br />  Mais les esprits éclairés ne manqueront pas de noter qu’Iraniens, Russes, ainsi que d’autres grandes puissances, à l’Est comme à l’Ouest, démontrent qu’ils agissent avec un pragmatisme centré sur leurs propres intérêts. Pendant ce temps, ils encouragent chez d’autres des réponses émotionnelles, précipitées et brouillonnes. <br />   <br />  Tout cela souligne, une fois encore, la nécessité de s'engager dans une logique rationnelle, visant à remettre la cause exclusivement entre les mains de ses véritables propriétaires : les Palestiniens eux-mêmes. Il s'agit de soutenir leur résilience et la justesse de leur cause, loin des manœuvres égoïstes et intimidantes. Il est essentiel de renforcer les options diplomatiques raisonnables et de créer les conditions de réussite pour les forces œuvrant en faveur de la paix, afin de parvenir à une solution basée sur deux Etats dans les frontières de 1967. Car la cause palestinienne demeure, incontestablement, la plus importante dans cette région.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.libe.ma/Les-enseignements-a-tirer-de-la-chute-du-regime-d-Al-Assad_a149460.html" />
  </entry>
</feed>
