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 <title>Libération</title>
 <subtitle><![CDATA[Quotidien d'informations en langue française. Maroc. Parti Union Socialiste des Forces Populaires. ]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-15T09:27:17+02:00</updated>
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   <title>Le découpage électoral : Une bataille démocratique avant les urnes</title>
   <updated>2026-04-05T13:12:00+02:00</updated>
   <id>https://www.libe.ma/Le-decoupage-electoral-Une-bataille-democratique-avant-les-urnes_a160041.html</id>
   <category term="Actualité" />
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   <published>2026-03-12T17:00:00+01:00</published>
   <author><name>Mohamed Assouali</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/95280993-66679400.jpg?v=1773319575" alt="Le découpage électoral : Une bataille démocratique avant les urnes" title="Le découpage électoral : Une bataille démocratique avant les urnes" />
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     <div>
      A l’approche des élections législatives de 2026, le débat sur les règles devant prévaloir dans le rapport à la chose publique revient au centre de la scène politique. C'est d'ailleurs dans ce cadre que peut s'inscrire l'appel par l'USFP à une concertation nationale sur les décrets encadrant le processus électoral, mettant ainsi en exergue une question essentielle : celle de l’équité du découpage électoral et de la valeur du vote de chaque citoyen. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Une concertation nécessaire</strong> <br />  &nbsp; <br />  Dans un contexte marqué par le retour du débat national sur les conditions d’organisation des prochaines élections législatives, le Bureau politique de l’Union socialiste des forces populaires a appelé à l’ouverture d’une concertation nationale sérieuse autour des décrets d’application encadrant le processus électoral. <br />   <br />  Cette initiative intervient à un moment politique particulier, après l’annonce par le gouvernement, de manière unilatérale, de la date des élections législatives prévues le 23 septembre 2026. Une décision qui a immédiatement suscité des interrogations légitimes quant aux considérations pouvant justifier le choix, en l'absence de toute concertation avec les premiers concernés, en l'occurrence les partis politique, de la date de l'organisation de l'un des plus importants exercices démocratiques au niveau national.&nbsp; <br />   <br />  Une telle annonce, lorsqu’elle intervient en dehors d’un cadre concerté, nourrit inévitablement le sentiment de suspicion. Elle donne l'impression que la majorité gouvernementale cherche à contrôler l’ensemble des paramètres du processus électoral à venir. <br />   <br />  Au-delà de cette polémique, le débat soulevé par la déclaration du Bureau politique remet au centre du débat une question fondamentale : celle des règles du jeu démocratique. <br />  Car les élections, comme exercice démocratique, ne concernent pas que le jour où les citoyens votent. Elles commencent bien plus tôt, au moment où se dessine la carte électorale qui détermine le poids réel de chaque voix. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Les règles du jeu démocratique</strong> <br />  &nbsp; <br />  Il n'est pas anodin donc que le débat autour du système électoral refasse surface comme l’un des indicateurs les plus révélateurs de la maturité de l’expérience démocratique marocaine. <br />  Une élection ne se réduit pas à une simple opération de vote. Elle constitue un moment fondateur pour la légitimité des institutions et pour l’équilibre des forces politiques dans la société. <br />   <br />  C’est dans cette perspective que l’appel à une concertation nationale autour des décrets d’application prend toute sa signification. Il vise à replacer la discussion là où elle doit se situer : sur les règles du jeu avant les résultats. <br />   <br />  Les textes réglementaires qui organisent les élections — qu’il s’agisse du découpage électoral, de la révision des listes électorales, de l’organisation de la campagne électorale ou encore de la création des bureaux de vote — peuvent paraître techniques. <br />  En réalité, ils constituent l’architecture même de la crédibilité démocratique. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Une représentation devenue inégalitaire</strong> <br />  &nbsp; <br />  Le découpage électoral n’est pas une simple opération administrative consistant à diviser le territoire en circonscriptions. Il s’agit d’une décision profondément politique qui détermine la forme et l’équilibre de la représentation nationale. <br />   <br />  Dans la plupart des démocraties, la carte électorale est régulièrement révisée sur la base des recensements de la population afin de garantir une représentation équitable des citoyens. <br />  Au Maroc, plus de quatorze ans se sont écoulés depuis l’adoption du découpage électoral actuel sans qu’une révision globale n’intervienne, alors même que la carte démographique du pays a profondément évolué. <br />   <br />  Les résultats du recensement général de la population et de l’habitat de 2024 ont d’ailleurs confirmé l’ampleur de ces transformations. Les dynamiques de migration interne et l’urbanisation accélérée ont profondément modifié la répartition de la population entre les régions et les grandes villes. <br />   <br />  Si l’on retient comme référence un ratio moyen d’environ 86.000 habitants par député, les écarts observés entre certaines circonscriptions apparaissent particulièrement significatifs. <br />  Dans plusieurs grandes circonscriptions urbaines — comme Tanger-Assilah, Al Menara ou Sidi Bernoussi — le nombre d’habitants par siège parlementaire dépasse désormais 170.000 à 200.000 habitants. À l’inverse, dans d’autres circonscriptions, ce chiffre peut descendre en dessous de 35.000 habitants, ou se situer autour de 60.000 habitants seulement. <br />   <br />  Un tel déséquilibre remet en cause le principe fondamental d’égalité entre les citoyens dans la valeur de leur vote. Il introduit également une distorsion dans le poids politique des territoires et influence inévitablement la nature de la représentation parlementaire. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Petites circonscriptions et influence locale</strong> <br />  &nbsp; <br />  A ces déséquilibres démographiques s’ajoute un autre problème structurel : la taille même de nombreuses circonscriptions électorales. <br />  Environ 60% des circonscriptions ne comptent pas plus de deux ou trois sièges. Dans ces espaces électoraux restreints, la compétition politique tend à se réduire et laisse souvent place aux logiques d’influence locale. <br />  Dans ce type de configuration, les réseaux d’intérêts, les notabilités locales et parfois l’argent électoral prennent le dessus sur le débat politique et programmatique. <br />   <br />  Il arrive même que les résultats apparaissent prévisibles avant l’ouverture des bureaux de vote. Une situation qui fragilise la crédibilité du processus électoral et affaiblit le rôle des partis politiques qui s’efforcent de défendre la transparence et l’intégrité du scrutin. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Un test démocratique pour 2026</strong> <br />  &nbsp; <br />  La question du découpage électoral dépasse désormais le simple cadre technique. Elle constitue un enjeu politique majeur qui touche au cœur même de la crédibilité des institutions représentatives. <br />   <br />  Après les transformations démographiques révélées par le recensement général de la population et de l’habitat de 2024, continuer à s’appuyer sur une carte électorale conçue il y a plus d’une décennie apparaît difficilement compatible avec les exigences d’une démocratie moderne. <br />   <br />  Les élections législatives de 2026 seront, à cet égard, un moment décisif. Leur réussite ne se mesurera pas uniquement au taux de participation, mais à la capacité des institutions à garantir des règles du jeu équitables, transparentes et respectueuses du principe d’égalité entre les citoyens. <br />  Car la confiance dans la vie politique ne peut être décrétée ; elle se construit à travers des institutions crédibles et des procédures justes.
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      <img src="https://www.libe.ma/photo/art/default/95280993-66679984.jpg?v=1773319711" alt="Le découpage électoral : Une bataille démocratique avant les urnes" title="Le découpage électoral : Une bataille démocratique avant les urnes" />
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      A l’approche de ces échéances, le Maroc a l’occasion d’envoyer un signal clair : celui d’un processus électoral fondé sur l’équité, la transparence et la responsabilité politique. <br />  Car, au final, une démocratie solide ne se juge pas seulement à la tenue des élections, mais à la justice des règles qui permettent aux citoyens d’y participer sur un pied d’égalité. <br />   <br />  <strong>Par Mohamed Assouali</strong> <br />  <em>Membre du Bureau politique <br />  Secrétaire provincial de l’Union socialiste des forces populaires à Tétouan</em>
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   <title>L'exploitation minière en eaux profondes doit reposer sur la science et le "consensus"</title>
   <updated>2025-03-19T13:37:00+01:00</updated>
   <id>https://www.libe.ma/L-exploitation-miniere-en-eaux-profondes-doit-reposer-sur-la-science-et-le-consensus_a152117.html</id>
   <category term="Expresso" />
   <published>2025-03-19T13:19:00+01:00</published>
   <author><name>Libé</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Les règles relatives à l'exploitation minière dans les eaux internationales doivent reposer sur des "données scientifiques fiables" et "sur la base d'un consensus", a plaidé dernièrement la cheffe de l'Autorité internationale des fonds marins (AIFM). <br />   <br />  Leticia Carvalho, secrétaire générale de l'organisme intergouvernemental, s'exprimant par vidéoconférence lors d'une réunion sur les océans à Tokyo, a déclaré que tout code minier élaboré cette année devait être guidé par "la transparence, la responsabilité environnementale et le partage équitable des bénéfices". <br />   <br />  "Toutes les décisions relatives aux grands fonds marins doivent s'appuyer sur des données scientifiques fiables", a-t-elle insisté. <br />  L'océanographe de formation a également glissé qu'elle s'attacherait à "veiller à ce que les décisions soient (...) élaborées sur la base d'un consensus". <br />   <br />  L'exploitation minière des fonds marins, dans les eaux internationales, consiste à extraire des minerais tels que le nickel, le cobalt et le cuivre, utilisés dans les batteries électriques, les turbines d'éoliennes, les ordinateurs ou encore les téléphones portables. <br />   <br />  L'exploitation des fonds marins dans les eaux internationales est gérée par l'AIFM, un organisme indépendant basé à Kingston en Jamaïque, créé en 1994 en vertu de la convention des Nations unies sur le droit de la mer. <br />   <br />  Le conseil de l'AIFM, qui n'accorde pour l'instant que des contrats d'exploration, élabore des règles d'exploitation commerciale depuis plus de dix ans. <br />  Son objectif est d'adopter un code minier en 2025, qui établira les futures règles d'exploitation des ressources du plancher océanique dans les eaux internationales. <br />   <br />  Une trentaine de pays, dont la France, se sont déjà prononcés en faveur d'un moratoire sur cette activité. Mais certains Etats membres de l'AIFM souhaitent que l'exploitation minière commence rapidement, ou au contraire l'interdire totalement. <br />   <br />  Depuis juillet 2023, en raison d'une clause juridique invoquée par la petite nation insulaire de Nauru, dans le Pacifique, tout pays peut demander un contrat d'exploitation minière au nom d'une société qu'il parraine. <br />   <br />  Par l'intermédiaire de Nori (Nauru Ocean Resources Inc.), une filiale soutenue par le petit Etat insulaire de Nauru, The Metals Company (TMC) espère ainsi ouvrir d'ici 2026 une vaste zone économique offshore pour collecter dans les fonds marins des roches polymétalliques, aussi appelées nodules. <br />   <br />  Mais le secteur minier fait l'objet de vives critiques de la part de chercheurs et de défenseurs de l'environnement qui craignent que cette activité ne ravage des écosystèmes marins.
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