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 <title>Libération</title>
 <subtitle><![CDATA[Quotidien d'informations en langue française. Maroc. Parti Union Socialiste des Forces Populaires. ]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-07T20:21:31+02:00</updated>
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   <title>Reprise des combats à Kidal entre rebelles touareg alliés aux jihadistes et l'armée malienne appuyée par des Russes</title>
   <updated>2026-04-27T13:28:00+02:00</updated>
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   <category term="Monde" />
   <published>2026-04-27T13:00:00+02:00</published>
   <author><name>Libé</name></author>
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      Les combats ont repris dimanche dans la ville de Kidal, dans le nord du Mali, entre la rébellion touareg appuyée par les jihadistes du Jnim et l'armée malienne soutenue par des mercenaires russes, au lendemain d'attaques coordonnées menées par les insurgés touareg et jihadistes dans plusieurs localités contre des positions de la junte qui dirige ce pays sahélien. <br />   <br />  Le FLA, groupe séparatiste réclamant le territoire de l'Azawad dans le nord du Mali, a assuré samedi contrôler Kidal après des combats dans cette ville, parmi celles ciblées lors de ces attaques coordonnées que cette rébellion touareg a menées avec les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM, allié à Al-Qaïda). <br />  Le Mali est en proie depuis plus d'une décennie aux conflits et aux violences jihadistes, mais depuis la prise du pouvoir en 2020 par la junte, les attaques samedi de la part des jihadistes du Jnim et de la rébellion touareg du Front de libération de l'Azawad (FLA) sont sans précédent. <br />   <br />  Dès l'aube, des combats ont opposé l'armée et les assaillants et se sont poursuivis intensément dans l'après-midi en périphérie de Bamako et dans plusieurs villes du pays, dont Kidal, Gao et Sévaré. <br />  Ils ont fait 16 blessés civils et militaires et des "dégâts matériels limités", a indiqué, dans un communiqué samedi soir, le gouvernement selon lequel "la situation est totalement sous contrôle dans l'ensemble des localités" attaquées. <br />  "Les combats ont repris à Kidal ce (dimanche) matin. Nous voulons déloger les derniers combattants russes qui se sont réfugiés dans un camp", a dit dimanche à l'AFP un porte-parole des rebelles touareg, Mohamed Ramdane. <br />   <br />  L'information a été confirmée par un élu local. "Aujourd'hui dimanche, les combats ont repris à Kidal entre l'armée malienne, les Russes et les rebelles (touareg). Des habitants ont entendu des coups de feu. Ça tire", a dit à l'AFP cet élu, anonyme pour des raisons de sécurité. <br />  "Seule une poche de résistance résiduelle composée de mercenaires russes de l'Africa Corps et quelques militaires maliens retranchés" dan un ancien camp "subsiste encore", affirmait le FLA dans un communiqué samedi soir. <br />   <br />  La ville de Kidal, bastion de la rébellion touareg, avait été reprise en novembre 2023 par l'armée malienne appuyée par des combattants du groupe paramilitaire russe Wagner, mettant fin à plus d'une décennie de contrôle par des groupes rebelles. Le FLA revendique en outre avoir pris le contrôle de plusieurs positions dans la région de Gao (nord). <br />   <br />  Dans un communiqué diffusé samedi soir, le JNIM, qui lutte depuis des années contre les militaires au pouvoir à Bamako, proclame une "victoire", estimant qu'elle est le fruit d'un travail acharné", d'une coordination avec ses "partenaires" et "grâce à la participation active de nos frères du Front de libération de l'Azawad". <br />  Il déclare assumer "la responsabilité" pour les attaques ayant visé samedi "le siège du président malien Assimi Goïta, le siège du ministre malien de la Défense Sadio Camara, l'aéroport international" de Bamako et "les sites militaires dans la ville de Kati" voisine. <br />   <br />  <strong>Prendre un symbole fort</strong> <br />   <br />  "L'objectif des assaillants n'était pas de prendre et de contrôler (des) villes mais de mener des actions coordonnées pour au moins prendre Kidal qui est un symbole assez fort", a affirmé dimanche à l'AFP une source de sécurité. <br />  A Bamako, des militaires étaient postés dimanche matin autour d'une clinique où a été admis la veille le ministre de la Défense Sadio Camara, selon une source médicale et des témoins <br />  Selon des habitants, la résidence du ministre à Kati, ville voisine de Bamako et fief de la junte au pouvoir, a été en grande partie détruite par une forte explosion. Son entourage a démenti des allégations selon lesquelles M. Camara était blessé. <br />   <br />  Dans la capitale, les accès menant aux installations militaires sont bloqués par des barrières et des pneus, a constaté un journaliste de l'AFP. <br />  Dans le quartier périphérique de Sénou qui abrite l'aéroport et théâtre de violents combats la veille, le climat reste marqué par l'inquiétude. "Je sens encore des détonations dans mes oreilles. C'est traumatisant", a déclaré un habitant. <br />   <br />  A Kati, le calme est revenu après que "les jihadistes ont quitté les lieux mais nous nous vivons dans la peur", a affirmé dimanche à l'AFP un habitant. <br />  Le Mali est confronté depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire nourrie notamment par les violences de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l'organisation Etat islamique (EI), ainsi que de groupes criminels communautaires et des indépendantistes. <br />  En septembre 2024, le Jnim avait revendiqué une double attaque d'une rare ampleur contre l'aéroport militaire de Bamako, la capitale, et contre l'école de gendarmerie, qui avait fait plus de 70 morts et 200 blessés, selon des sources sécuritaires.
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   <title>Face à la Grande Armée de Napoléon, les Russes et des maladies insoupçonnées</title>
   <updated>2025-10-30T13:12:00+01:00</updated>
   <id>https://www.libe.ma/Face-a-la-Grande-Armee-de-Napoleon-les-Russes-et-des-maladies-insoupconnees_a156811.html</id>
   <category term="Expresso" />
   <published>2025-10-28T00:00:00+01:00</published>
   <author><name>Libé</name></author>
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      En plus des troupes russes, la fièvre paratyphoïde et la fièvre récurrente étaient aux trousses de la Grande Armée de Napoléon lors de sa retraite de Russie en 1812, selon une étude réalisée par l'Institut Pasteur. <br />   <br />  Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs se sont intéressés aux dents de soldats de la Grande Armée, retrouvées dans un charnier en Lituanie. <br />  Nous sommes en juin 1812 lorsque Napoléon se lance à la conquête de l'empire russe, à la tête de sa Grande Armée, une force monumentale de 600.000 hommes issus de toutes les provinces de l'Empire français et des Etats alliés. <br />   <br />  Six mois tard, ils ne sont plus que quelques dizaines de milliers à atteindre Vilnius, dans l'actuelle Lituanie, au terme d'une infamante retraite. <br />   <br />  Et c'est en 2001, lors d'un projet d'urbanisme à Vilnius, qu'une fosse où reposent près de 3.000 corps, identifiés comme des soldats de la Grande Armée, est mise à jour lors d'une campagne de fouille menée par Michel Signoli, d'Aix-Marseille Université dans le sud de la France. <br />   <br />  En 2006, les restes de ces soldats avaient déjà livré quelques secrets via des tests PCR, notamment le fait que le typhus avait touché certains d'entre eux, de même que "la fièvre des tranchées", causée par la bactérie Bartonella Quintana. <br />   <br />  "Je savais qu'il restait 13 dents à analyser, chacune appartenant à un soldat différent", raconte à l'AFP Rémi Barbieri, post-doctorant dans l'Unité de paléogénomique microbienne de l'Institut Pasteur pendant l'étude, et premier auteur d'une étude publiée vendredi par la revue Current Biology. <br />   <br />  Avec l'avancée des nouvelles technologies génomiques, Rémi Barbieri a eu l'idée de poursuivre les recherches, en cherchant à savoir si d'autres agents pathogènes avaient pu frapper les soldats napoléoniens. <br />   <br />  Les tests PCR utilisés en 2006 "ne permettent de trouver que ce que l'on cherche. Nous, on a pu faire exactement l'inverse. On n'a absolument rien ciblé, on a utilisé des techniques de séquençage de nouvelle génération appliquée à l'ADN ancien", développe-t-il. <br />  "Quand on analyse la pulpe dentaire d'une dent, on analyse l'équivalent d'une goutte de sang." <br />   <br />  "Chaque dent a fourni environ 20 millions de courts fragments d'ADN transcrits en fichier texte", explique à l'AFP Nicolás Rascovan, auteur principal de l'étude et responsable de l'Unité de paléogénomique microbienne à l'Institut Pasteur. <br />   <br />  Ces fichiers contenaient à la fois l'ADN du soldat concerné, celui des contaminations du sol, de bactéries environnementales, et d'éventuels pathogènes: tout s'y retrouvait "comme dans une soupe d'ADN", décrit Rémi Barbieri. <br />  "Chaque petit texte a ensuite été comparé à une base de données contenant les génomes de tous les microbes séquencés à ce jour", relève M. Rascovan. <br />   <br />  Cependant, la tâche la plus délicate a consisté à vérifier l'authenticité de ces fragments d'ADN potentiellement porteurs de maladies. Au terme de multiples étapes de vérification, ils ont pu retenir uniquement les fragments pouvant être attribués sans équivoque à un pathogène. <br />   <br />  Et la confirmation définitive est venue d'une analyse de placement phylogénétique: "On a construit un arbre phylogénétique, c'est-à-dire un arbre généalogique de l'espèce et on a essayé de voir parmi toutes les branches, tous les clades ou lignées, où tombait le génome de la souche qui avait infecté les soldats", développe Nicolás Rascovan. "Comme ça, on a pu même arriver à dire quel type de souche les avait infectés." <br />   <br />  Sur les treize soldats analysés, quatre étaient positifs à l'agent infectieux Salmonella enterica Paratyphy C (responsable de la fièvre paratyphoïde) et deux à l'agent Borrelia recurrentis, responsable de la fièvre récurrente. <br />   <br />  Cela ne veut pas dire que ces soldats sont morts uniquement de ces pathologies. <br />  "C'est une combinaison de froid, de beaucoup de maladies infectieuses, de faim, de fatigue qui pourraient expliquer leur mort", souligne Rémi Barbieri. "On sait d'ailleurs, de par les sources historiques, que les rangs de l'armée napoléonienne étaient déjà ravagés par les épidémies avant même le début de la campagne de Russie. C'est extrêmement intéressant parce qu'on ouvre un petit peu la porte pour comprendre cette énorme crise sanitaire", concluent les deux chercheurs.
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