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Maroc – Nigeria
Le Maroc, hôte du tournoi et dans l'obligation de remporter la compétition, est enfin rentré dans sa CAN-2025: en quarts, face à des Lions Indomptables camerounais ressuscités, les Lions de l'Atlas, balbutiants lors de leurs premiers matches, ont répondu aux immenses espoirs placés en eux par tout le Royaume (2-0).
Le sélectionneur Walid Regragui, notamment, cible principale des critiques pour le jeu proposé, s'est fait maître tacticien en prenant le Cameroun à son propre piège, en imposant un pressing de tous les instants, empêchant Bryan Mbeumo et ses coéquipiers de développer leur jeu. En les domptant en somme.
Qu'importe si un penalty aurait mérité d'être revu par la VAR, la victoire du Maroc, toujours porté par Brahim Diaz, meilleur buteur de la compétition avec cinq réalisations, et Achraf Hakimi, capitaine et star de la troupe, ne souffre cette fois d'aucune contestation, rappelle l’AFP.
"Nous n'avons encore rien fait", a immédiatement tempéré Regragui, encensé après avoir été critiqué et qui sait mieux que personne que le titre est la seule option.
Le technicien va devoir à nouveau se creuser les méninges et trouver une solution pour endiguer les vagues offensives nigérianes qui ne manqueront pas de déferler sur ses joueurs.
Les Super Eagles de Victor Osimhen, Ademola Lookman et Akor Adams, épouvantails du tournoi, n'ont fait qu'une bouchée de l'Algérie de Riyad Mahrez, qui a disputé, à 34 ans, sa dernière Coupe d'Afrique (2-0).
Ici encore, une main de Junior Ajayi dans la surface sur un centre de Farès Chaibi aurait probablement valu un penalty, mais la colère en fin de match des joueurs, des supporters et même des journalistes algériens n'a surtout traduit que leur impuissance face au Nigeria.
Ni leur non-qualification pour le Mondial-2026, ni les fâcheries de leur star Osimhen, ni leurs primes qui tardent à leur être payées n'ont d'impact sur eux: avec 14 buts inscrits, tous leurs matches remportés, les Super Eagles, entraînés par le Franco-Malien Eric Chelle, sont impressionnants et constituent une énorme montagne à franchir pour le Maroc.
Sénégal – Egypte
Oublié le faux-pas en huitièmes il y a deux ans en Côte d'Ivoire face aux Eléphants, futurs vainqueurs, le Sénégal est une nouvelle fois au rendez-vous des demi-finales d'une CAN.
C'est une habitude pour les Lions de la Teranga, sept fois demi-finalistes d'une Coupe d'Afrique, trois fois lors des quatre dernières éditions.
Sans crier gare, sans briller mais sans frayeur non plus, les solides Sénégalais, portés par leurs cadres trentenaires (Edouard Mendy, Kalidou Koulibali, Idrissa Gueye et Sadio Mané) et la fougue de leurs jeunes remplaçants Ibrahim Mbaye, 17 ans, et Lamine Camara, 21 ans, assument leur statut de favoris du tournoi avec l'hôte marocain.
En quarts de finale, les partenaires de Sadio Mané, un but, trois passes décisives depuis le début du tournoi, sont difficilement venus à bout d'un Mali accrocheur, qui n'avait pas perdu une rencontre jusqu'alors (1-0).
Il leur faudra probablement élever encore un peu plus leur niveau de jeu pour bousculer l'Egypte de Mohamed Salah.
Un peu comme le Maroc face au Cameroun, les Pharaons sont parvenus à museler l'insouciance ivoirienne lors d'un quart haletant samedi à Agadir (3-2).
Les Éléphanteaux Amad Diallo, Yan Diomandé et Christ Inao Oulai se sont cassé les défenses sur l'organisation égyptienne.
Jamais impressionnante de maîtrise, semblant toujours sur un fil, l'Egypte tient bon et pique dès qu'elle en a l'occasion grâce à Omar Marmoush et Mohamed Salah, ses stars offensives, deux rares joueurs de l'effectif à jouer hors du championnat égyptien, deux attaquants boudés par leurs clubs de Premier League, Manchester City et Liverpool, mais qui retrouvent le sourire en sélection.
Pour sa cinquième CAN, Salah, 33 ans, veut obtenir son premier titre en sélection et offrir à l'Egypte sa huitième Coupe d'Afrique, un record, pour étendre encore un peu plus son hégémonie sur le continent.









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