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Les entraîneurs africains, maîtres du jeu

Mardi 13 Janvier 2026

Les entraîneurs africains, maîtres du jeu
Pour la première fois de l’histoire de la TotalEnergies CAF Coupe d'Afrique des nations, les quatre demi-finalistes de l’édition 2025 sont dirigés par des entraîneurs africains. Quatre nations, quatre tacticiens locaux, et la certitude que le prochain vainqueur de la CAN sera encore une fois un enfant du continent. Ce tournant illustre une tendance forte : les entraîneurs africains ne se contentent plus de participer, ils façonnent l’avenir du football sur le continent.

Une logique s’est dessinée lors des dernières éditions : Djamel Belmadi a mené l’Algérie au titre en 2019, Aliou Cissé a offert au Senegal sa première couronne en 2021, et Emerse Fae a conduit la Côte d’Ivoire au sacre en 2023. Chaque succès a mis en lumière la puissance de la connaissance locale, du leadership et de l’intelligence tactique. Aujourd’hui, Walid Regragui (Maroc), Hossam Hassan (Egypte), Pape Thiaw (Sénégal) et Eric Chelle (Mali, à la tête du Nigeria) ont l’occasion de prolonger cet héritage et de confirmer la suprématie des entraîneurs africains sur la scène continentale.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur les 24 équipes engagées à la CAN 2025, 15 étaient dirigées par des entraîneurs africains, 11 d’entre elles ont franchi la phase de groupes, et les équipes locales ont remporté 75 % des matchs jusqu’ici. Mais au-delà des statistiques, ces résultats traduisent la cohésion, la discipline et la compréhension unique que ces entraîneurs apportent à leurs équipes, sur le plan mental, tactique et culturel.

De Rabat au Caire, de Dakar à Lagos, ces managers combinent innovation tactique et leadership. Leur capacité à motiver, à s’adapter et à lire le jeu est devenue déterminante, démontrant que le succès repose sur une connaissance intime du football africain.

Une place au panthéon des légendes attend peut-être Hossam Hassan. Seuls deux Africains, Mahmoud El-Gohary et Stephen Keshi, ont remporté la CAN à la fois comme joueur et comme entraîneur. Si Hassan conduit l’Egypte au sacre, il rejoindra ce duo d’exception et gravera son nom parmi les plus grands du continent.

A l’aube des demi-finales, un constat s’impose : les entraîneurs africains tiennent les rênes. Quel que soit le vainqueur, ce sera non seulement une victoire nationale, mais aussi un hommage à une tradition remarquable, où les tacticiens locaux continuent de définir l’excellence du football africain et d’inspirer la génération future.

Libé

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