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Le théâtre marocain se trouve encore en quête d'un juste et difficile équilibre entre la volonté d'attirer un large public et la présentation d'œuvres de grande qualité artistique, a indiqué le metteur en scène et dramaturge, Bouselham Daïf.
Dans un entretien accordé à la MAP, à l'occasion de la Journée mondiale du théâtre (27 mars), le dramaturge marocain a souligné que le chemin est encore long pour faire de la fréquentation des planches de théâtre une pratique sociale répandue et régulière, et ce en dépit des efforts déployés par les institutions de tutelle et les professionnels du secteur.
M. Daïf, dont les œuvres ont rencontré de grands succès au Maroc et à l'étranger, a relevé que le théâtre demeure absent dans les établissements scolaires et au niveau des universités, hormis quelques ateliers et expériences isolées. Il a, dans ce sens, estimé que le discours autour du théâtre est "plus amplifié" qu'est la réalité de la dynamique théâtrale elle-même.
A cet égard, M. Daïf a souligné que pour avoir un théâtre proche du public, il est nécessaire de focaliser sur l'éducation et l'enseignement, la famille et l'enfant, appelant à accorder au théâtre pour enfants l'importance qui lui échoit.
Il a de même plaidé pour l'intégration des études théâtrales dans les cursus scolaires, tout en insistant sur l'importance d'une formation artistique permettant aux enseignants de transmettre les valeurs et l'esthétique du théâtre aux élèves, avenir de toute activité théâtrale, aussi bien en tant qu'interprètes que spectateurs.
M. Daïf, qui dirige le Centre culturel Mohamed Mennouni de Meknès, a estimé que le théâtre marocain, malgré les nombreuses consécrations dans différents festivals, peine encore à s'imposer en force sur la scène internationale.
Selon lui, l'interaction reste limitée entre le théâtre marocain et la dimension internationale, plaidant pour la promotion du langage théâtral marocain en vue de toucher et atteindre l'être dans sa dimension abstraite, s'appuyant en cela sur des mécanismes de communication en mesure de présenter les productions nationales dans les foras internationaux.
Evoquant la Journée mondiale du théâtre, M. Daïf a indiqué que face à la crise et aux conflits qui sévissent dans le monde, le "Père des arts" offre un espace de communication libre et directe, tout en dévoilant la souffrance des individus et des sociétés.
Le dramaturge marocain, honoré lors du Festival international de théâtre de Bagdad en 2023 aux côtés de figures emblématiques du théâtre arabe parmi lesquelles la comédienne égyptienne Samira Abdelaziz et le metteur en scène irakien Jawad Al-Asadi, a présenté sur les planches arabes et internationales de nombreuses œuvres tout au long de sa riche carrière artistique, notamment "Ras El Hanout", "A'dam", "Annawras" et "Chocolat chaud".
Outre ses oeuvres "Mesk lil" et "Ras El Hanout", publiées par le Centre international d'études du spectacle, il est également l'auteur du roman "Studio Hamriya" et de l'ouvrage "Théâtre: un atelier ouvert".
Dans un entretien accordé à la MAP, à l'occasion de la Journée mondiale du théâtre (27 mars), le dramaturge marocain a souligné que le chemin est encore long pour faire de la fréquentation des planches de théâtre une pratique sociale répandue et régulière, et ce en dépit des efforts déployés par les institutions de tutelle et les professionnels du secteur.
M. Daïf, dont les œuvres ont rencontré de grands succès au Maroc et à l'étranger, a relevé que le théâtre demeure absent dans les établissements scolaires et au niveau des universités, hormis quelques ateliers et expériences isolées. Il a, dans ce sens, estimé que le discours autour du théâtre est "plus amplifié" qu'est la réalité de la dynamique théâtrale elle-même.
A cet égard, M. Daïf a souligné que pour avoir un théâtre proche du public, il est nécessaire de focaliser sur l'éducation et l'enseignement, la famille et l'enfant, appelant à accorder au théâtre pour enfants l'importance qui lui échoit.
Il a de même plaidé pour l'intégration des études théâtrales dans les cursus scolaires, tout en insistant sur l'importance d'une formation artistique permettant aux enseignants de transmettre les valeurs et l'esthétique du théâtre aux élèves, avenir de toute activité théâtrale, aussi bien en tant qu'interprètes que spectateurs.
M. Daïf, qui dirige le Centre culturel Mohamed Mennouni de Meknès, a estimé que le théâtre marocain, malgré les nombreuses consécrations dans différents festivals, peine encore à s'imposer en force sur la scène internationale.
Selon lui, l'interaction reste limitée entre le théâtre marocain et la dimension internationale, plaidant pour la promotion du langage théâtral marocain en vue de toucher et atteindre l'être dans sa dimension abstraite, s'appuyant en cela sur des mécanismes de communication en mesure de présenter les productions nationales dans les foras internationaux.
Evoquant la Journée mondiale du théâtre, M. Daïf a indiqué que face à la crise et aux conflits qui sévissent dans le monde, le "Père des arts" offre un espace de communication libre et directe, tout en dévoilant la souffrance des individus et des sociétés.
Le dramaturge marocain, honoré lors du Festival international de théâtre de Bagdad en 2023 aux côtés de figures emblématiques du théâtre arabe parmi lesquelles la comédienne égyptienne Samira Abdelaziz et le metteur en scène irakien Jawad Al-Asadi, a présenté sur les planches arabes et internationales de nombreuses œuvres tout au long de sa riche carrière artistique, notamment "Ras El Hanout", "A'dam", "Annawras" et "Chocolat chaud".
Outre ses oeuvres "Mesk lil" et "Ras El Hanout", publiées par le Centre international d'études du spectacle, il est également l'auteur du roman "Studio Hamriya" et de l'ouvrage "Théâtre: un atelier ouvert".
Bouillon de culture
Résidence artistique
Trente jeunes storytellers venus de divers pays africains se sont réunis à Rabat pour repenser et renouveler les récits portés sur le continent, dans le cadre d'une résidence artistique organisée par "Story School", relevant de l’Université Mohammed VI Polytechnique.
Déployé du 23 mars au samedi 28 mars, le programme intensif de cette résidence ambitionnait de faire émerger de nouvelles lectures du présent et de l’avenir de l’Afrique en proposant un parcours riche combinant formations de haut niveau, ateliers collaboratifs et sessions de création, animés par des experts internationaux issus des secteurs de la culture et des médias.
Portée par "Story School" en partenariat avec la Fondation franco-africaine, cette initiative devrait déboucher sur la production d’œuvres originales, qui seront diffusées dans le cadre d’une campagne panafricaine destinée à valoriser une nouvelle génération de talents créatifs africains, actifs dans des champs variés. Le programme a suscité un vif engouement, avec près de 1.900 candidatures reçues à travers le continent et au sein des diasporas africaines, illustrant le dynamisme et l’engagement d’une génération déterminée à transformer les narratifs sur l’Afrique.
À l’issue d’un processus de sélection rigoureux mené par un jury international composé de professionnels des médias, de figures de l’industrie culturelle et d’acteurs de la création, 30 participants ont été retenus pour intégrer la première cohorte du programme des jeunes storytellers africains (KESSA).
Trente jeunes storytellers venus de divers pays africains se sont réunis à Rabat pour repenser et renouveler les récits portés sur le continent, dans le cadre d'une résidence artistique organisée par "Story School", relevant de l’Université Mohammed VI Polytechnique.
Déployé du 23 mars au samedi 28 mars, le programme intensif de cette résidence ambitionnait de faire émerger de nouvelles lectures du présent et de l’avenir de l’Afrique en proposant un parcours riche combinant formations de haut niveau, ateliers collaboratifs et sessions de création, animés par des experts internationaux issus des secteurs de la culture et des médias.
Portée par "Story School" en partenariat avec la Fondation franco-africaine, cette initiative devrait déboucher sur la production d’œuvres originales, qui seront diffusées dans le cadre d’une campagne panafricaine destinée à valoriser une nouvelle génération de talents créatifs africains, actifs dans des champs variés. Le programme a suscité un vif engouement, avec près de 1.900 candidatures reçues à travers le continent et au sein des diasporas africaines, illustrant le dynamisme et l’engagement d’une génération déterminée à transformer les narratifs sur l’Afrique.
À l’issue d’un processus de sélection rigoureux mené par un jury international composé de professionnels des médias, de figures de l’industrie culturelle et d’acteurs de la création, 30 participants ont été retenus pour intégrer la première cohorte du programme des jeunes storytellers africains (KESSA).









"Le Procès de la Conscience", une création théâtrale entre expression artistique et réflexion philosophique
