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L'ONU a appelé à saisir "l'opportunité" de la trêve au Yémen pour renforcer l'aide à ce pays dévasté par la guerre et la faim, les organisations humanitaires cherchant à recueillir environ quatre milliards d'euros pour 2022.
Un cessez-le-feu de deux mois relativement respecté sur le terrain est en vigueur depuis début avril, l'ONU estimant qu'il permet d'améliorer l'aide humanitaire après plus de sept ans de violents combats entre les forces gouvernementales, appuyées par l'Arabie saoudite voisine, et les rebelles Houthis, soutenus par l'Iran.
Les organisations humanitaires cherchent à récolter près de 4,3 milliards de dollars (environ quatre milliards d'euros) "pour remédier à la détérioration constante de la situation humanitaire", a déclaré l'ONU dans un communiqué publié samedi soir.
"L'aggravation de la crise humanitaire au Yémen est une réalité à laquelle nous devons répondre de toute urgence", a prévenu David Gressly, le coordinateur humanitaire pour ce pays pauvre de la péninsule arabique.
Le responsable onusien, cité dans le communiqué, a toutefois parlé d'"un moment d'espoir" pour le Yémen. Il a estimé que la trêve était "une opportunité vitale" pour les agences humanitaires "d'intensifier" leurs actions et "d'atteindre rapidement plus de personnes", y compris dans les zones à l'accès limité en raison des combats.
Selon les organisations humanitaires, "plus de 23 millions de personnes, soit près des trois quarts de la population du Yémen", ont désormais besoin d'aide, a souligné l'ONU.
"Un nombre record de 19 millions de personnes devraient avoir besoin d'une aide alimentaire au cours du second semestre de l'année", a-t-elle ajouté, précisant que 2,2 millions d'enfants souffrent de "malnutrition aiguë, dont plus d'un demi-million à des niveaux graves".
La trêve en cours, qui pourrait être reconduite, a néanmoins donné un rare espoir à la population, confrontée à l'une des pires tragédies humanitaires au monde.
Plus de sept ans de guerre au Yémen ont tué près de 380.000 personnes et déplacé plus de quatre millions d'autres, selon l'ONU.