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Le vernissage de l’exposition "Silence vibrant" de l’artiste peintre Saïd Qodaïd a eu lieu, jeudi à la Galerie Bab Rouah à Rabat, offrant au public une immersion dans un univers pictural où abstraction et figuration se croisent.
A travers des visages estompés, des silhouettes en mouvement, l’artiste explore les tensions entre présence et effacement, mouvement et immobilité, mêlant mémoire collective marocaine et traces humaines dans des œuvres ouvertes à l’interprétation, invitant le spectateur à s'envoler dans ses mondes sémantiques et suggestifs.
Les toiles exposées se distinguent par des coups de pinceau puissants qui brouillent les traits sans effacer les émotions. Elles représentent notamment des costumes traditionnels, des paysages urbains anciens et des corps en postures méditatives, formant un langage visuel où le mouvement reste constant, même lorsque le calme et le silence semblent dominer.
Dans une déclaration à la MAP, Saïd Qodaïd explique avoir déplacé son regard artistique de la forme vers "ce qui se passe au cœur du tableau", où la création naît d’un dialogue constant entre conscience et inconscience.
Son travail est tourné vers l’instauration d’éléments précis pour façonner un langage pur, de mouvement, de lumière et d'épaisseur des traits, car, à ses yeux, le paysage dans le tableau n'est qu'un prétexte pour ce qui se trouve au-delà de la représentation, faisant de chaque geste pictural un élément central.
Ses tableaux, qu’il compare à un processus de naissance et de délivrance, puisent dans une énergie instinctive et libre, nourrie par l’observation du quotidien et l’écoute attentive du monde.
Dans le texte accompagnant l’exposition, l’artiste fait observer que l’être humain n’apparaît pas comme un sujet figé, mais comme "un monde éphémère dans un temps fragmenté". Les corps en mouvement, les visages à demi visibles et les regards absents traduisent, selon son regard, des états intérieurs marqués par la solitude, l’attente ou encore une résistance silencieuse.
Pour le poète Hassan Najmi, au lieu d'effacer les visages, l’abstraction dans les toiles de Saïd Qodaïd leur donne plus de possibilités d'interprétation, où la lumière, les contrastes et les déformations deviennent les traces d’un affrontement entre ce qui est visible et ce qui est ressenti.
Les visages ne se voient pas de l'extérieur, mais semblent extraits de l'intérieur, comme si le pinceau creusait dans l'être et non sur la surface, a-t-il poursuivi, ajoutant que "ses lignes tendues, les épanchements de couleur et les contrastes vifs ne sont pas seulement des éléments plastiques".
Cette exposition marque 36 années de parcours artistique pour le lauréat de l’Ecole nationale des beaux-arts de Tétouan, dont les œuvres ont été présentées dans plusieurs capitales internationales, notamment Paris, Londres et Abou Dhabi.
Fidèle à une démarche fondée sur la transmission et le partage, Saïd Qodaïd continue d’ouvrir son atelier aux étudiants et passionnés de peinture, perpétuant ainsi une aventure artistique nourrie par la couleur, la lumière et le mouvement.
A travers des visages estompés, des silhouettes en mouvement, l’artiste explore les tensions entre présence et effacement, mouvement et immobilité, mêlant mémoire collective marocaine et traces humaines dans des œuvres ouvertes à l’interprétation, invitant le spectateur à s'envoler dans ses mondes sémantiques et suggestifs.
Les toiles exposées se distinguent par des coups de pinceau puissants qui brouillent les traits sans effacer les émotions. Elles représentent notamment des costumes traditionnels, des paysages urbains anciens et des corps en postures méditatives, formant un langage visuel où le mouvement reste constant, même lorsque le calme et le silence semblent dominer.
Dans une déclaration à la MAP, Saïd Qodaïd explique avoir déplacé son regard artistique de la forme vers "ce qui se passe au cœur du tableau", où la création naît d’un dialogue constant entre conscience et inconscience.
Son travail est tourné vers l’instauration d’éléments précis pour façonner un langage pur, de mouvement, de lumière et d'épaisseur des traits, car, à ses yeux, le paysage dans le tableau n'est qu'un prétexte pour ce qui se trouve au-delà de la représentation, faisant de chaque geste pictural un élément central.
Ses tableaux, qu’il compare à un processus de naissance et de délivrance, puisent dans une énergie instinctive et libre, nourrie par l’observation du quotidien et l’écoute attentive du monde.
Dans le texte accompagnant l’exposition, l’artiste fait observer que l’être humain n’apparaît pas comme un sujet figé, mais comme "un monde éphémère dans un temps fragmenté". Les corps en mouvement, les visages à demi visibles et les regards absents traduisent, selon son regard, des états intérieurs marqués par la solitude, l’attente ou encore une résistance silencieuse.
Pour le poète Hassan Najmi, au lieu d'effacer les visages, l’abstraction dans les toiles de Saïd Qodaïd leur donne plus de possibilités d'interprétation, où la lumière, les contrastes et les déformations deviennent les traces d’un affrontement entre ce qui est visible et ce qui est ressenti.
Les visages ne se voient pas de l'extérieur, mais semblent extraits de l'intérieur, comme si le pinceau creusait dans l'être et non sur la surface, a-t-il poursuivi, ajoutant que "ses lignes tendues, les épanchements de couleur et les contrastes vifs ne sont pas seulement des éléments plastiques".
Cette exposition marque 36 années de parcours artistique pour le lauréat de l’Ecole nationale des beaux-arts de Tétouan, dont les œuvres ont été présentées dans plusieurs capitales internationales, notamment Paris, Londres et Abou Dhabi.
Fidèle à une démarche fondée sur la transmission et le partage, Saïd Qodaïd continue d’ouvrir son atelier aux étudiants et passionnés de peinture, perpétuant ainsi une aventure artistique nourrie par la couleur, la lumière et le mouvement.
Bouillon
Théâtre
La 9e édition du Festival de Dibba Al-Hisn du théâtre en duo sera organisée, du 21 au 25 mai au Centre culturel de Dibba Al-Hisn (émirat de Sharjah), avec la participation d’un parterre d’artistes en provenance de plusieurs pays arabes, dont le Maroc.
La troupe "Les humoristes Unis" relevant de l’Association des humoristes unis pour la culture et les arts de Fès prendra part à cette manifestation culturelle, organisée par le Département de la culture du gouvernement de Sharjah. Elle présentera sa nouvelle pièce "Attente" dans le cadre du programme officiel du festival.
Ce festival est considéré comme l’une des principales manifestations théâtrales arabes, grâce à l’espace artistique et intellectuel qu’il offre pour célébrer les expériences théâtrales arabes contemporaines et encourager les formes théâtrales.
Cet événement constitue également une importante plateforme de dialogue culturel et d’échange d’expériences entre les artistes de théâtre arabes, ainsi qu’un espace de valorisation des créations théâtrales porteuses de visions artistiques renouvelées.
Cette manifestation vise à promouvoir cet art et à encourager ses acteurs aux Emirats arabes unis et dans le monde arabe, ainsi qu'à mettre en valeur le potentiel culturel et artistique de la ville de Dibba Al-Hisn.
Cette édition proposera un programme artistique et culturel varié, combinant représentations théâtrales arabes et activités intellectuelles et de formation, reflétant ainsi le statut du festival comme espace de dialogue théâtral arabe et de partage des expériences artistiques.
Le programme comprend plusieurs spectacles venus de différents pays arabes, notamment du Maroc, des Emirats arabes unis, d’Egypte, de Tunisie et du Koweït, ainsi que des conférences consacrées à l’écriture et à la mise en scène contemporaines. Des ateliers de formation et des rencontres avec des metteurs en scène, acteurs et critiques arabes sont également prévus.
La 9e édition du Festival de Dibba Al-Hisn du théâtre en duo sera organisée, du 21 au 25 mai au Centre culturel de Dibba Al-Hisn (émirat de Sharjah), avec la participation d’un parterre d’artistes en provenance de plusieurs pays arabes, dont le Maroc.
La troupe "Les humoristes Unis" relevant de l’Association des humoristes unis pour la culture et les arts de Fès prendra part à cette manifestation culturelle, organisée par le Département de la culture du gouvernement de Sharjah. Elle présentera sa nouvelle pièce "Attente" dans le cadre du programme officiel du festival.
Ce festival est considéré comme l’une des principales manifestations théâtrales arabes, grâce à l’espace artistique et intellectuel qu’il offre pour célébrer les expériences théâtrales arabes contemporaines et encourager les formes théâtrales.
Cet événement constitue également une importante plateforme de dialogue culturel et d’échange d’expériences entre les artistes de théâtre arabes, ainsi qu’un espace de valorisation des créations théâtrales porteuses de visions artistiques renouvelées.
Cette manifestation vise à promouvoir cet art et à encourager ses acteurs aux Emirats arabes unis et dans le monde arabe, ainsi qu'à mettre en valeur le potentiel culturel et artistique de la ville de Dibba Al-Hisn.
Cette édition proposera un programme artistique et culturel varié, combinant représentations théâtrales arabes et activités intellectuelles et de formation, reflétant ainsi le statut du festival comme espace de dialogue théâtral arabe et de partage des expériences artistiques.
Le programme comprend plusieurs spectacles venus de différents pays arabes, notamment du Maroc, des Emirats arabes unis, d’Egypte, de Tunisie et du Koweït, ainsi que des conférences consacrées à l’écriture et à la mise en scène contemporaines. Des ateliers de formation et des rencontres avec des metteurs en scène, acteurs et critiques arabes sont également prévus.