Vernissage de l'exposition "Lignes Blanches, Sang Commun" de l'artiste photographe Mohssine Bassit


Libé
Mercredi 21 Janvier 2026

Vernissage de l'exposition "Lignes Blanches, Sang Commun" de l'artiste photographe Mohssine Bassit
Le vernissage de l'exposition photographique de l'artiste Mohssine Bassit intitulée "Lignes Blanches, Sang Commun" a eu lieu samedi au Centre culturel Les Etoiles de Sidi Moumen à Casablanca, mettant en lumière la présence des femmes dans le récit footballistique africain.

L'exposition, qui se tient jusqu'au 31 janvier courant, explore le football comme langage d'unité et de reconnaissance mutuelle entre les peuples du continent africain, dépassant sa dimension sportive pour devenir un espace d'identité et d'émotion collective.
Organisée en partenariat avec la Fondation Ali Zaoua, cette exposition s'inscrit dans le projet "Corps de femmes" visant à mettre en lumière le football comme langage d'unité.

A cette occasion, Mohssine Bassit a déclaré à la MAP que l'exposition présente de nombreuses photographies de femmes du Maroc, de Tunisie, du Congo, de Côte d'Ivoire et du Sénégal, photographiées portant les maillots des équipes nationales africaines. Leurs corps et leurs regards incarnent une Afrique plurielle, consciente de ses différences et unie par son histoire, sa mémoire et son énergie commune.

Selon l'artiste, "le football est l'un des rares espaces où l'on ressent immédiatement l'unité du continent à travers ces femmes", ajoutant que "cette unité ne se limite pas aux gradins ou au terrain, mais s'étend à leurs corps, leur posture et leur présence. Elles ne représentent pas des pays concurrents, mais une Afrique qui se regarde et reconnaît son identité."

Il a souligné qu'à travers l'exposition, le maillot sportif dépasse sa fonction traditionnelle pour devenir un symbole d'appartenance, de dignité et de mémoire collective, où le football devient un langage universel, un espace où les femmes ne sont ni spectatrices ni figures secondaires, mais actrices conscientes du récit collectif africain.

De son côté, la directrice du Centre culturel Les Etoiles de Sidi Moumen, Wijdane Bekkare, a expliqué dans une déclaration similaire que l'artiste Mohssine Bassit travaille sur un projet très important consistant à mettre en valeur les capacités des femmes.
Elle a ajouté que l'exposition constitue une occasion à travers laquelle Bassit tente de conjuguer le corps féminin et le sport.

Mohssine Bassit est un artiste photographe marocain dont le travail porte sur les questions d'identité, de dignité et de mémoire collective. A travers une écriture visuelle engagée, il explore le corps féminin comme espace de narration sociale, politique et symbolique.

En tant que créateur du projet "Corps de femmes", Mohssine Bassit développe des séries photographiques qui mettent en lumière la pluralité des trajectoires féminines africaines et questionnent les représentations, les frontières et les héritages culturels.

Son approche mêle rigueur esthétique, symbolisme et engagement, faisant de la photographie un outil de dialogue et de transmission culturelle.
Il a déjà exposé ses œuvres dans plusieurs villes au Maroc et à l'étranger, notamment à Casablanca, Marrakech, Agadir, Fès, Dakar et Carthage.

Bouillon de culture

Vernissage

Le vernissage de l'exposition "En prose" de Khalil El Ghrib se tiendra, le 30 janvier aux jardins de l'Institut français à Tanger, offrant l’occasion de s’immerger dans l’univers poétique de l’artiste et d’apprécier des oeuvres qui explorent la matière, la lumière et le symbolisme.
A l’occasion de l’ouverture du nouvel Institut français, plusieurs œuvres seront installées dans le parc, créant un dialogue artistique où les créations de Khalil El Ghrib rencontreront celles d’autres artistes marocains, transformant les jardins en un espace vivant où les formes se répondent et s’entrelacent.
L’Institut français du Maroc et Etat d’urgence d’instants poétiques prolongent l’hommage rendu à Khalil El Ghrib, artiste contemporain majeur dont l’œuvre puise son inspiration dans l’environnement naturel et dans une esthétique de l’éphémère.
Né en 1948 à Assilah, Khalil El Ghrib est connu pour sa maîtrise poétique de la matière et son engagement éthique envers l’art. Refusant le marché commercial, il a consacré sa vie à une pratique artistique qui transcende les contraintes matérielles pour se concentrer sur le symbolisme et l’impermanence.
Dans ses œuvres, il utilise des matériaux naturels et récupérés paille, cuivre, chaux-vive qui capturent le cycle de la vie et de la décomposition. Sa peinture, subtile et introspective, interroge le lien entre le visible et l’invisible.
 
Film

 La projection du film "Nouvelle vague" de Richard Linklater aura lieu les 5 et 7 février à la Cinémathèque de Tanger (Cinéma Rif).
Ce film est une reconstitution stylisée et un hommage au tournage du film révolutionnaire de Jean-Luc Godard, "A bout de souffle" (1959). Il plonge le spectateur dans l’effervescence créative du mouvement de la Nouvelle Vague française, permettant de revivre l’énergie et le chaos de cette période emblématique.
 


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