“Urgent” de Mohcine Besri se penche sur la responsabilité individuelle et collective

Vendredi 7 Décembre 2018

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Le long métrage de fiction "Urgent" de son réalisateur marocain Mohcine Besri, projeté mercredi dans le cadre de la compétition officielle du 17ème Festival international du film de Marrakech, jette la lumière sur la question de la responsabilité individuelle et collective. Cette pellicule (1h25min) est une coproduction maroco-suisse qui raconte l'histoire de Driss le pêcheur et son épouse Zahra, un couple contraint de quitter son village pour se rendre en urgence à l'hôpital public de Casablanca pour emmener leur jeune fils Ayoub âgé de cinq ans, souffrant de maux de tête aigus depuis des semaines.
Après une tentative de suicide, Ali qui vit dans un état de dépression avancé, est conduit en urgence dans le même hôpital. C’est le début d’une aventure douloureuse pour ces deux personnages dont le destin est entre les mains de Tariq, un médecin dévoué et consciencieux qui a abandonné une carrière prometteuse au Canada pour se rendre à son pays natal et mettre son expertise au service de ses compatriotes. A travers ce film, le réalisateur focalise les regards sur le haut sens humain et la question de la responsabilité individuelle. Il planche également sur la manière de l’intégrer à la responsabilité collective, à travers l’utilisation du microcosme de l'hôpital.
Dans une déclaration à la presse à l'issue de la projection de son film au Palais des Congrès de la cité ocre, le metteur en scène a confié que "la réalisation d'un film dans un hôpital est une métaphore, en ce sens qu'il y a plusieurs lectures à donner. Et à travers cet hôpital, on voit la société marocaine avec tout ce qu’elle a de positif et de négatif. Pour moi, c’était une manière de résumer un peu la société marocaine". Dans une déclaration similaire, Younes Bouab a expliqué que "le film a une portée sociale".

Vendredi 7 Décembre 2018
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