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Les acteurs politiques de la ville d’Ouarzazate ont dû pousser un ouf de soulagement. Ce qu’ils ont appelé « campagne électorale prématurée » que voulait entreprendre l’actuel président du Conseil a été avortée. Celui qui a fait face à cette opération n’est autre que le nouveau gouverneur de la province. De quoi s’agit-il ? L’actuel maire a voulu réaffecter un projet de restructuration de deux quartiers périphériques de la ville à deux autres. La cause invoquée : ces deux quartiers ne disposent pas de réseau d’assainissement. Le motif réel et implicite : les deux derniers quartiers sont considérés comme étant son fief. Ses détracteurs évoquent son dessein de tirer profit de cette situation. « Pourquoi le président du Conseil se préoccupe-t-il de cette question seulement aujourd’hui ? Pourquoi oublie-t-il alors que ce même projet portant sur la restructuration de huit quartiers de la ville a été présenté un peu plus d’une année au Souverain et pourquoi n’a-t-il rien dit à l’époque ? ». Autant de questions que se posent d’autres acteurs politiques de la ville. Ce qui est surprenant dans cette affaire, c’est que le maire a voulu impliquer le nouveau gouverneur dans son « plan/manigance ». Seulement, ce dernier, ayant exercé dans le secteur de l’habitat au début de sa carrière, a vite réagi. Après avoir discuté de ce problème avec les services d’Al Omrane/Ouarzazate et effectué une visite des lieux, il a décidé de maintenir le projet et de pouvoir trouver le financement requis pour les travaux d’assainissement. Les responsables locaux d’Al Omrane qui font état de plusieurs autres pressions, ont clairement exprimé leur refus de réaffectation des budgets alloués à ces deux quartiers, notamment en cette période pré-électorale. En fait, ce n’est pas la seule arme à laquelle le président a eu recours. Ses détracteurs dénoncent aussi le fait qu’il ait reporté depuis longtemps la cession des services de collecte de déchets et de nettoiement à une société privée pour ne l’approuver qu’en cette période. Même chose pour les travaux de carrelage concernant certains quartiers de la ville.