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Le journaliste algérien et défenseur des droits humains Hassan Bouras a été placé dimanche en détention provisoire notamment pour "apologie du terrorisme", a-t-on appris auprès de l'un de ses avocats. M. Bouras a été inculpé d'"appartenance à une organisation terroriste, apologie du terrorisme, et de complot contre la sécurité de l'Etat visant à changer le système de gouvernance", a indiqué à l'AFP Me Abdelghani Badi. Le journaliste, qui a été écroué après son audition par un juge d'instruction du tribunal de Sidi Mhamed à Alger, est également poursuivi pour "utilisation de moyens techniques et médiatiques pour enrôler des individus contre l'autorité de l'Etat", selon l'avocat. Les autorités avaient arrêté le 6 septembre M. Bouras et perquisitionné son domicile à El Bayadh (nord-ouest), pour des motifs inconnus, avait dénoncé alors la Ligue algérienne des droits de l'Homme (LADDH), dont le journaliste est membre. M. Bouras avait été condamné à un an de prison en 2016 pour avoir "insulté un juge, un membre des forces publiques et un organe gouvernemental". L'organisation de défense des droits humains Amnesty International avait alors qualifié M. Bouras de "prisonnier d'opinion" et déclaré qu'il avait été condamné "pour une vidéo dénonçant la corruption de responsables locaux dans la ville d'El Bayadh". Selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), environ 200 personnes sont en prison en lien avec le mouvement de protestation pro-démocratie Hirak qui secoue le pays sporadiquement depuis 2019.