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Il y a presque une année, plus exactement le 5 février 2008, l’Association du Rif pour les droits humains (ARDH) a demandé une enquête transparente sur les activités relatives au trafic de drogue dans la région. L’ARDH avait argumenté sa requête de faits, de lieux, et toutes les phases de préparation, ainsi que l’un des lieux incontournables de passage des « fast go », en l’occurrence le lac de Marshica.
Quant à l’actualité, les autorités ont bien pris leur temps avant de passer à l’action. Apparemment, le butin est de taille : un présumé narcotrafiquant à l’échelle internationale, indique le ministère de l’Intérieur. Des sources de la région estiment qu’il s’agit d’une campagne éphémère. La dernière en date remonte à environ une année et demie, lorsque de simples pêcheurs, selon la MAP, ont été qualifiés de narcotrafiquants internationaux. Des boucs émissaires, bien évidemment. Pour le cas de L-M, âgé de 46 ans, les versions diffèrent. D’aucuns annoncent qu’il s’agit d’un « gros poisson », alors que d’autres parlent « d’un autre leurre». Pour eux, une vraie campagne sincère suppose d’abord une enquête sur des barons en activité, et impliqués au niveau politique, à travers les institutions, notamment le Parlement. Dans le Rif oriental, les populations parlent d’un « empereur d’Iâazzazen » qui règne en maître sur la région. L’argent sale de la drogue dans les batailles électorales est d’ailleurs chose courante dans toute la région du Nord, de Tanger à Oujda.
Ceci corrobore, bien évidemment, les aveux de L-M qui a dévoilé que des responsables sont impliqués dans cette affaire. Des éléments de la gendarmerie, des forces auxiliaires et de la police ont été soumis à des interrogatoires menés par le parquet. Certains responsables en charge des dossiers de ce genre avaient prévenu les véritables barons les incitant à quitter Nador et région, et regagner Mellilia.
Le président de l’ARDH avait, à l’époque, déclaré n’avoir aucune confiance en les autorités locales. « Nous n’avons plus confiance en les autorités sécuritaires sur place et nous savons que certains d’entre elles sont impliquées dans des réseaux pareils », avait-il confié à Libé. Au lieu de ces narcotrafiquants, on avait arrêté six citoyens du quartier Tirqaâ. Des années durant, une grande partie de la drogue destinée à l’Europe transitait par le lac de Marshica. Le malheur est que ce plus grand lac du Maroc donne sur la Méditerranée et dispose d’un seul passage (contrôlé de surcroît !) vers la mer et long de 80 m (passage Bouqana).
Quant à l’actualité, les autorités ont bien pris leur temps avant de passer à l’action. Apparemment, le butin est de taille : un présumé narcotrafiquant à l’échelle internationale, indique le ministère de l’Intérieur. Des sources de la région estiment qu’il s’agit d’une campagne éphémère. La dernière en date remonte à environ une année et demie, lorsque de simples pêcheurs, selon la MAP, ont été qualifiés de narcotrafiquants internationaux. Des boucs émissaires, bien évidemment. Pour le cas de L-M, âgé de 46 ans, les versions diffèrent. D’aucuns annoncent qu’il s’agit d’un « gros poisson », alors que d’autres parlent « d’un autre leurre». Pour eux, une vraie campagne sincère suppose d’abord une enquête sur des barons en activité, et impliqués au niveau politique, à travers les institutions, notamment le Parlement. Dans le Rif oriental, les populations parlent d’un « empereur d’Iâazzazen » qui règne en maître sur la région. L’argent sale de la drogue dans les batailles électorales est d’ailleurs chose courante dans toute la région du Nord, de Tanger à Oujda.
Ceci corrobore, bien évidemment, les aveux de L-M qui a dévoilé que des responsables sont impliqués dans cette affaire. Des éléments de la gendarmerie, des forces auxiliaires et de la police ont été soumis à des interrogatoires menés par le parquet. Certains responsables en charge des dossiers de ce genre avaient prévenu les véritables barons les incitant à quitter Nador et région, et regagner Mellilia.
Le président de l’ARDH avait, à l’époque, déclaré n’avoir aucune confiance en les autorités locales. « Nous n’avons plus confiance en les autorités sécuritaires sur place et nous savons que certains d’entre elles sont impliquées dans des réseaux pareils », avait-il confié à Libé. Au lieu de ces narcotrafiquants, on avait arrêté six citoyens du quartier Tirqaâ. Des années durant, une grande partie de la drogue destinée à l’Europe transitait par le lac de Marshica. Le malheur est que ce plus grand lac du Maroc donne sur la Méditerranée et dispose d’un seul passage (contrôlé de surcroît !) vers la mer et long de 80 m (passage Bouqana).