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Tour d'horizon de l'état de l'économie marocaine à fin 2016

“Maroc Conjoncture” analyse les principaux indicateurs économiques




Dans sa dernière lettre mensuelle de l’année, « Maroc Conjoncture » n° 286, le Centre marocain de conjoncture (CMC) fait un tour d’horizon de l’état de l’économie marocaine à fin 2016, analysant tour à tour les principaux indicateurs.
La hausse des cours de pétrole, les paradoxes de l’investissement au Maroc, la conjoncture internationale défavorable dans laquelle évoluent le phosphate et ses dérivés, le système financier marocain et sa capacité de résilience aux chocs systémiques, les taxes parafiscales et les prélèvements sans assise juridique ni raison économique. Tels sont les principaux points abordés dans ce spécial qui s’est aussi intéressé à la relance de la croissance, braquant notamment ses projecteurs sur  la restructuration, la diversification et l’efficience.
Dans ce numéro, les analystes du CMC se sont intéressés aux dernières évolutions des marchés pétroliers, lesquelles ont été marquées par la conclusion, fin novembre, par les pays de l’OPEP, d’un accord de réduction de leur production. « L’accord de l’OPEP, s’il est respecté, va certainement aider à rééquilibrer le marché et à réduire la surabondance des stocks tout en favorisant une hausse des cours. (En revanche), si la hausse actuelle des cours persiste, cela ne manquera pas de produire des effets globalement négatifs sur l’économie marocaine », avertissent-ils.
L’investissement, qui joue un rôle déterminant dans la croissance économique au Maroc, est également au centre de ce spécial qui pose un certain nombre de questions : comment a-t-il évolué ces dernières années ? Quels sont les principaux acteurs de cet investissement ? Quelle est sa répartition sectorielle ? Comment se présente sa qualité en termes d’impact sur la croissance et la dynamisation de l’économie en général ? »
En ce qui concerne le phosphate et ses dérivés, plombés par une conjoncture difficile depuis trois ans, le CMC note que 2015 a été caractérisée par un léger redressement de ces produits mais pensent que « le Maroc doit d’abord consolider les acquis pour mieux négocier l’avenir tout en valorisant ses ressources naturelles et en tenant compte des enjeux environnementaux qui s’imposent aujourd’hui à tous avec force ».
Autre sujet abordé dans ce spécial, le système financier  marocain et particulièrement sur sa capacité de résilience aux chocs systémiques.
Depuis le déclenchement de la crise financière en 2008, note le CMC, tous les pays ont été amenés à réactualiser leur dispositif  prudentiel  à leur système financier dans le double but de prévenir ou de limiter les effets fâcheux d’une nouvelle crise systémique.
Le CMC braque également ses projecteurs sur les taxes parafiscales, une source importante de financement des dépenses de l’Etat, et pose la question de savoir si ses redevances ont une assise juridique fiable et si leur rôle économique ne nuit pas au fonctionnement normal des activités économiques.
Le CMA aborde également  la question de  la relance de la croissance dans ses volets restructuration, diversification et efficience, soulignant que les analyses portant sur la croissance à moyen terme au Maroc font état d’un écart important par rapport à la trajectoire potentielle, estimé à plus deux points en moyenne.

Alain Bouithy
Mercredi 4 Janvier 2017

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