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S’il y a une particularité pour Al Mouradia, c’est qu’elle a abrité depuis l’indépendance des présidents algériens sans baccalauréat. D’Ahmed Ben Bella à Abdelaziz Bouteflika, en passant par Houari Boumedienne, Rabah Bitat, Chadli Benjdid, Abdelmalek Benhabylès, Mohamed Boudiaf, Ali Kafi, Liamin Zeroual, la nomenklatura présidentielle algérienne n’a pas eu la chance de décrocher son bac, chose qui expliquerait l’attitude et le comportement politique de certains d’entre eux. La solution pour une politique saine et normale serait la prise du pouvoir par les générations post-indépendance. La prédominance de l’esprit militaire, le maintien de la donne conflictuelle et l’incitation à l’animosité sont restés les constantes de la ligne présidentielle. Seules lignes de démarcation, Chadli Benjdid et Ahmed Boudiaf, deux présidents qui ont voulu changer de cap, en vain. Le premier a été évincé après avoir apporté une bouffée d’oxygène qui a propulsé, démocratiquement, les islamistes du Front islamique du salut (FIS) au-devant de la scène et signé le traité de l’Union du Maghreb (UMA), un premier pas vers la fin des problèmes inter-maghrébins, et en premier lieu le conflit du Sahara. Quant au second, il a payé cher son engagement pour une Algérie civile. La volonté de démilitariser la sphère du pouvoir algérien, lui a coûté sa vie. Et rebelote pour les sans bac. Abdelaziz Bouteflika reprend du service mais le clanisme refait surface. Les deux parenthèses ne sont pas venues à bout des effets négatifs des sans bac.