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Double stigmatisation que celle de personnes sourdes qui ignorent les dangers du sida. Le mur du silence dramatise davantage la situation. Il va sans dire que ces personnes ne doivent pas être exclues de l'accès à l'information sur la santé et les soins médicaux en raison de la difficulté à leur faire parvenir l’information. D’ailleurs, les programmes de sensibilisation au VIH tiennent rarement compte des besoins spécifiques des personnes atteintes de troubles de la parole et de l'audition. C’est sans doute cet esprit qui a animé le Forum marocain de la surdité en organisant une session de formation du 24 au 26 juin, au profit de 30 jeunes sourds de Fès sur la prévention du sida. Une initiative entreprise en partenariat avec le Comité régional intersectoriel de lutte contre le VIH-Sida, au niveau de la direction régionale de la Santé de Fès-Boulemane. Ces ateliers seront animés par des formateurs de l’Université Gallaudet de Washington DC, (USA) et ceux du Forum marocain de la surdité, de la direction régionale de la Santé Fès-Boulmane. Cette formation est une manière de reconnaitre que tout le monde mérite d'être protégé contre le VIH , de comprendre comment il se transmet et partant de protéger les autres contre l'infection.
De façon générale, beaucoup de personnes ont aujourd’hui encore une connaissance très vague, voire inexistante, des modes de transmission du sida. Si une personne sourde ne peut en parler en langue des signes avec ses amis ou sa famille, elle ne pourra pas compter, comme tout entendant, sur les campagnes de prévention qui s’étalent dans l’espace public. Car la barrière de la langue se retrouve aussi à l’écrit pour une très large partie de la communauté. Ils sont quelque 300 000 personnes à vivre cet handicap au Maroc.
Cette formation vient donc à point nommé. L’occasion d’interpeller les pouvoirs publics sur la stigmatisation et la précarité que vivent ces personnes. Elle vise également l’utilisation d’une communication optimale pour faire passer le maximum de messages sur les risques encourus. Les formateurs seront ainsi amenés à diffuser des informations sur le sujet délicat de la sexualité et du VIH /sida en initiant des activités interactives basées sur chacun des thèmes donnés. Le choix de sujets pertinents se fera par rapport à un groupe d’âge spécifique. Ils useront ainsi d’illustrations à même de respecter la culture des Marocains. Mieux sensibiliser les jeunes sur les précautions à prendre et amener les parents à se départir de leur rigidité quant à l’éducation de leurs enfants, tout cela s’inscrit également dans le cadre de leurs priorités.
Il faut rappeler aussi que cette session vise essentiellement la formation d’interprètes en langue des signes qui deviendront à leur tour des éducateurs et des animateurs au sein des écoles et quartiers. De même une documentation actualisée sur la prévention contre les IST et VIH/sida sera mise en œuvre.
De façon générale, beaucoup de personnes ont aujourd’hui encore une connaissance très vague, voire inexistante, des modes de transmission du sida. Si une personne sourde ne peut en parler en langue des signes avec ses amis ou sa famille, elle ne pourra pas compter, comme tout entendant, sur les campagnes de prévention qui s’étalent dans l’espace public. Car la barrière de la langue se retrouve aussi à l’écrit pour une très large partie de la communauté. Ils sont quelque 300 000 personnes à vivre cet handicap au Maroc.
Cette formation vient donc à point nommé. L’occasion d’interpeller les pouvoirs publics sur la stigmatisation et la précarité que vivent ces personnes. Elle vise également l’utilisation d’une communication optimale pour faire passer le maximum de messages sur les risques encourus. Les formateurs seront ainsi amenés à diffuser des informations sur le sujet délicat de la sexualité et du VIH /sida en initiant des activités interactives basées sur chacun des thèmes donnés. Le choix de sujets pertinents se fera par rapport à un groupe d’âge spécifique. Ils useront ainsi d’illustrations à même de respecter la culture des Marocains. Mieux sensibiliser les jeunes sur les précautions à prendre et amener les parents à se départir de leur rigidité quant à l’éducation de leurs enfants, tout cela s’inscrit également dans le cadre de leurs priorités.
Il faut rappeler aussi que cette session vise essentiellement la formation d’interprètes en langue des signes qui deviendront à leur tour des éducateurs et des animateurs au sein des écoles et quartiers. De même une documentation actualisée sur la prévention contre les IST et VIH/sida sera mise en œuvre.