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Le Groupe socialiste-Opposition ittihadie à la Chambre des représentants a discuté, lors d'une séance législative tenue mardi dernier, du projet de loi n° 87.21 modifiant et complétant la loi n° 103.12 relative aux établissements de crédit et organismes assimilés, ainsi que la loi n°40.17 relative aux statuts de Bank Al-Maghrib
.
Dans son intervention au nom du Groupe socialiste, Abdelkader Tahar a affirmé que le projet « ne concerne pas seulement les établissements de crédit et organismes assimilés, mais touche à la sécurité économique, financière et sociale des Marocains», soulignant que la confiance dans les institutions financières constitue le fondement de la stabilité économique, et que tout relâchement dans le contrôle ou la gouvernance pourrait conduire à la perte de cette confiance, ce que le Maroc ne peut se permettre face aux défis économiques et sociaux actuels
.
Le député ittihadi a expliqué que le secteur bancaire contrôle le financement de l'économie, l'orientation de l'investissement, et détermine le sort des entreprises, sans oublier son impact direct sur le pouvoir d'achat des citoyens
.
Il a indiqué que le projet accorde de larges prérogatives à l’autorité de résolution des crises bancaires et ouvre la porte à la possibilité de recourir à un soutien financier public exceptionnel pour sauver les établissements bancaires en difficulté, estimant que «c'est là que réside le danger».
Abdelkader Tahar a ajouté que le citoyen marocain, qui souffre de la cherté de la vie, de la hausse des taux d'intérêt et des difficultés d'accès au financement, pourrait se retrouver à l'avenir, d'une manière ou d'une autre, à devoir supporter le coût des erreurs de gestion bancaire et de la mauvaise gouvernance au sein de certaines institutions financières.
Le parlementaire ittihadi s'est interrogé sur la manière d'expliquer le fait que les banques et établissements de crédit réalisent « des profits énormes et colossaux » au moment où les petites et très petites entreprises étouffent et ne trouvent pas de moyens d'accéder au financement, tandis que les jeunes rencontrent des difficultés à financer leurs projets, et que le simple citoyen sombre dans « la spirale des prêts, des intérêts et des retenues ».
Dans ce contexte, Abdelkader Tahar a soulevé des questions sur « la justice financière » en faveur des petits déposants, des emprunteurs et des victimes de ce qu'il a appelé « l'arbitraire bancaire », relevant l'existence de déséquilibres qu'il a qualifiés de «graves», dont le manque de transparence sur certains produits bancaires, le coût élevé des prêts, la lenteur du traitement des litiges, l'accès limité au financement, et la persistance de la concentration bancaire qui nuit à la concurrence.
Il a insisté sur le fait que tout discours sur la résolution des litiges bancaires ne peut rester cantonné à la protection des seules institutions, mais doit également inclure la protection des citoyens.
Et le parlementaire usfpéiste de marteler que le secteur bancaire « ne peut se transformer en un espace dédié uniquement à la réalisation de profits, sans assumer une responsabilité sociale et de développement réelle», appelant le gouvernement à renforcer le contrôle sur les établissements de crédit, à durcir les mécanismes de gouvernance, à lutter contre les conflits d'intérêts, et à activer le principe de responsabilité et de reddition des comptes au sein du secteur financier
.
Abdelkader Tahar a mis en garde contre ce qu'il a appelé « la nationalisation des pertes et la privatisation des profits», expliquant que «lorsque les établissements bancaires réalisent des bénéfices, les profits vont aux actionnaires, et lorsque la crise survient, on demande à l'Etat d'intervenir avec les fonds publics», considérant que cette logique est «politiquement et moralement inacceptable».
M.T
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Dans son intervention au nom du Groupe socialiste, Abdelkader Tahar a affirmé que le projet « ne concerne pas seulement les établissements de crédit et organismes assimilés, mais touche à la sécurité économique, financière et sociale des Marocains», soulignant que la confiance dans les institutions financières constitue le fondement de la stabilité économique, et que tout relâchement dans le contrôle ou la gouvernance pourrait conduire à la perte de cette confiance, ce que le Maroc ne peut se permettre face aux défis économiques et sociaux actuels
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Abdelkader Tahar a ajouté que le citoyen marocain, qui souffre de la cherté de la vie, de la hausse des taux d'intérêt et des difficultés d'accès au financement, pourrait se retrouver à l'avenir, d'une manière ou d'une autre, à devoir supporter le coût des erreurs de gestion bancaire et de la mauvaise gouvernance au sein de certaines institutions financières.
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M.T