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La première de Ouahbi avec son lot de surprises
Stanislas Wawrinka vient de gagner à Melbourne,
le premier tournoi de Grand Chelem de sa carrière
et ce, après avoir surclassé le numéro un mondial,
l’Espagnol Rafael Nadal
en quatre sets : 6-3, 6-2, 3-6 et 6-3 en un peu plus
de deux heures.
«Libé» l’a bien vu venir, il y a des années de cela, grâce
à l’ex-capitaine de l’équipe du Maroc de Coupe Davis, Abderrahim Moundir, pour qui la petite balle jaune
n’a pas de secret.
Et pour cause, l’actuel
président et professeur au Moundir Tennis Academy,
a eu tout loisir de sillonner les courts les plus
prestigieux de par le monde. Sachons apprécier
le regard de l’expert.
«Il n’y a pas si longtemps que ça, Stanislas Wawrinka, le joueur suisse de Coupe Davis à côté de Federer, et surtout ancien joueur du Top 10 et qui va d’ailleurs y revenir très vite, jouait sur les courts du COC Med 2000, un tournoi ITF juniors (pour les moins de 18 ans).
Quelle progression ! En si peu d’années, il est passé des juniors et intègre le Top 10. C’est tout simplement extraordinaire.
Bien sûr, d’autres joueurs l’ont fait et d’autres le feront aussi. Mais si je parle de lui, c’est parce que les jeunes Marocains l’ont vu jouer de très près et on doit le prendre comme exemple. S’il l’a fait, c’est que c’est possible et merci au COC 2000 d’avoir organisé ce tournoi et de nous emmener de futures grandes stars.
Mais ce n’est pas aussi simple. C’est un monsieur qui a beaucoup travaillé, voyagé, fait énormément de sacrifices dans sa vie. Certainement, il n’a pas pu profiter pleinement de sa jeunesse. Tout cela avec un seul objectif, à savoir être là où il est aujourd’hui.
Et ce n’est pas fini. Car, il n’arrête pas de progresser et de chercher à aller loin et spécialement sur terre battue. Son match en Coupe Davis contre l’Espagne le prouve, parce qu’il est allé défier les joueurs espagnols chez eux et sur leur surface préférée.
Cela fait deux ans d’affilée que je le suis de très près à Roland Garros, et surtout lors de ces deux dernières défaites, la première contre Gonzales et l’autre contre Davydenko. Et à chaque fois, je me disais qu’il a encore raté sa chance d’aller loin dans ce tournoi et qu’il perd de justesse contre de vrais joueurs de terre battue..
Et cette année, je fais de lui l’un de mes favoris pour gagner Roland-Garros et d’ailleurs, j’ai fait des paris avec des amis suisses qui le connaissent bien. Et quand je vois que des joueurs comme Gaudio l’Argentin, ont gagné à Paris ou des joueurs comme Vervelek le Hollandais sont arrivés en finale de ce même tournoi, j’ai plus d’une raison d’y croire.
Aujourd’hui, il est tête de série n° 1 à Casablanca et sa saison sur terre battue commence, avec un seul objectif qui est de bien faire à Roland-Garros.
Le chemin est très long et il le sait mieux que quiconque. Mais les grandes réalisations sont toujours parties d’un grand rêve.
C’est en tout cas ma propre vision et je remercie ceux qui acceptent de la partager avec moi.
Bon tennis à vous tous!»
Article paru sur les
colonnes de Libération
le 7 avril 2010.