Que peut bien valoir un football sans public ?

L’inévitable spectre du huis clos

Lundi 5 Janvier 2009

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Quoi que l’on dise, il n’est pas si vilain, ni si moche que ça, ce fameux huis clos que d’aucuns semblent abhorrer sans raison. Lui, pour sa part, il donne bien l’impression de trop aimer notre football au point de ne plus vouloir s’en séparer. Même quand il n’y a aucune raison pour qu’il soit parmi nous. Même quand le public se fait tout beau et tout gentil sans qu’il ne casse quoi que ce soit, ni n’élève trop la voix, il est là, lui, omniprésent, pesant de tout son poids, de ses gradins désespérément vides et de son ambiance morose voire triste.
Mais s’il est là, c’est parce que, dans notre si cher contexte footballistique national,  il y en aurait qui l’aiment de manière aussi passionnelle qu’irraisonnée.
Sinon comment expliquer qu’un match dit, à juste titre de sommet, celui devant opposer le Raja à l’OCK, en l’occurrence, ait été programmé, à la toute dernière minute, à 14 heures, après avoir été prévu pour fin après-midi ? Un changement décidé le jour même du match et qui n’a été accompagné d’aucune plausible explication. Si ce n’est pas du n’importe quoi! Et il ne faut surtout pas se plaindre si ledit sommet a dû se dérouler devant une petite poignée de spectateurs.
Et ce n’est sûrement pas la pâle copie du dernier FUS/IRT joué quelques jours plus tard qui pourrait changer les donnes ou qui pourrait faire jouer à la télé un quelconque rôle dans cette promotion voulue. Qu’est-ce qui justifierait, en fait, la retransmission d’une rencontre programmée contre tout bon sens dans le (trop) grand complexe Moulay Abdallah, sachant à l’avance que le huis clos devait y sévir de facto?
C’est bien beau de chercher à faire du FUS un club modèle à tous les niveaux, mais de grâce, messieurs « les penseurs », pensez à lui trouver un public. Ce serait mieux pour tout le monde. 


Mohamed BENARBIA
Lundi 5 Janvier 2009
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