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Prolongement de l’exposition de Houssein Talal : Portraits imaginaires




Prolongement de l’exposition de Houssein Talal : Portraits imaginaires

Suite au grand succès  tous azimuts    marqué  par   l’exposition –événement des œuvres néo-figuratives de l’artiste peintre  Houssein Talal,  la Galerie Memoarts à  Casablanca   a décidé de  la prolonger, en  invitant encore une fois les férus de l’art à la découverte d’ une série de toiles au grand format (162x130 cm) consacrées au thème «portraits imaginaires» réalisées en  2008, ainsi qu’une  série des œuvres au moyen format (190x180 cm) réalisées en 2002 et baptisées «Les artistes voyageurs de nuit».
Illustre icône de la peinture marocaine contemporaine,  l’artiste Talal a  été décrit par le critique d’art Alain Flamand comme «l’un des plus grands peintres marocains ; peintre de la solitude et de l’essentiel par excellence». Et ajouter : «Peintre des foires orageux, peintre des couleurs vives, Tallal sait aussi se mettre à l’écoute de la nuit. Si sa peinture sensuelle est dramatique, si sa peinture intellectuelle est onirique, sa peinture réaliste est franchement tragique».
Quant à Jean Bouret, célèbre critique d’art français,  il disait  de lui dans «les lettres françaises», à l’occasion de l’exposition de ses travaux  en 1967 à la Galerie «La Roue» à Paris, en faisant référence à la place de l’imaginaire dans  sa peinture : «Les tableaux réunis ici sont d’une étrange beauté. Je ne sais pas pourquoi ils m’ont fait penser à William Blake, mais c’est ainsi et je n’y peux rien, même pas une tentative d’explication».
En 1971, René Huyghe, éminent professeur au Collège de France et à l’Ecole du Louvre de Paris et historien de l’art, lui avait consacré un texte dans le monumental livre qu’il avait publié sous le titre «Les arts dans le monde» chez  Larousse. : «Ma peinture relève de la nouvelle figuration qui sort de l’ordinaire et suscite le choc. Je peins des personnages imaginaires et fantastiques. A l’instar des artistes de la Renaissance, j’essaie de communiquer avec mes personnages un par un. Chaque personnage est un état d’âme, un état d’esprit et un état de cœur. Chaque personnage également a sa vie, a sa place voire un côté de la magie. Il est important de donner  la magie à l’expression. Dans chaque personnage, il y a une étrange beauté», confie Talal à Libé.
 Placée sous le thème  «Talal ou le grand retour»,   cette exposition -événement vient récompenser et couronner les efforts entrepris par cet artiste novateur depuis plusieurs années de travail acharné et scrupuleux. Sa bonne image de marque en termes de recherche et de création fait de lui l’une des figures majeures de l’art moderne aussi bien au Maroc qu’à l’étranger.
 Loin de toute ressemblance ou répétition stéréotypée, la peinture de Tallal, comme écrivait le critique d’art Denise Divrone, est une peinture d’évasion aux frontières de l’art figuratif, une interprétation subjective de la réalité objective. Le spectateur, en abordant son œuvre, doit savoir qu’il va vers la rencontre de cette vision, sinon il ne peut la comprendre. Son acte pictural  n’a pas la prétention de reproduire  la réalité visible, il essaie de saisir la beauté spirituelle édictée dans les états d’âme, en   rendant  l’invisible visible. En 1984, Feu SM Hassan II  lui a écrit : «Ces tableaux qui témoignent du degré de perfection jamais atteint par l’art pictural marocain, grâce à votre labeur acharné et à votre ténacité opiniâtre de poursuivre avec constance, un effort de recherche soutenu  par une maîtrise adéquate de votre technique, honorent le Royaume».
A titre de rappel, Talal, grand témoin de son temps,   a été invité par l’Académie des arts iranienne comme   membre   du jury de la 3éme Biennale d’art islamique dont  il  a assuré avec rigueur et objectivité la sélection des œuvres artistiques primées. Suite à cette participation, il avait aidé à l’organisation d’une grande exposition d’art iranien initiée par  ladite Académie  au Forum de la Culture (ex Cathédrale Sacré Cœur) à Casablanca pour présenter le panorama le plus représentatif possible de l’art iranien dans ses styles diversifiés. Il  est  lauréat du grand Prix du Salon d’hiver du Maroc en 1965 et de la médaille avec plaquette d’honneur décernée par la Société académique française «Arts- Sciences – Lettres».


ABDALLAH CHEIKH
Mardi 6 Janvier 2009

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