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Présentation au MMVI du catalogue-exposition de l’ artiste Fouad Bellamine



Présentation au MMVI du catalogue-exposition de l’ artiste Fouad Bellamine
Le catalogue de l’exposition rétrospective “Fouad Bellamine, entrée en matière” a été présenté jeudi au Musée Mohammed VI d’Art Moderne t Contemporain (MMVI) à Rabat, en présence de l’artiste et d’’une pléiade de critiques d’art, d’éditeurs, d’écrivains et de journalistes. Publié aux éditions “La Croisée des Chemins”, cet ouvrage de 320 pages est un lieu de mémoire et un témoignage d’une rétrospective qui restitue le parcours foisonnant de Fouad Bellamine à travers une riche iconographie, des textes de l’écrivain Fouad Laroui, des critiques d’art Henri François Debailleux et Gilles de Bure et d’un entretien de l’artiste avec l’écrivaine et commissaire de l’exposition Latifa Serghini.

Pour la commissaire de l’exposition, ce “fernissage”, qui marque la fin de l’exposition, se pose telle une continuité artistique avec le lancement du catalogue dédié à l’exposition “Fouad Bellamine, entrée en matière”, qui s’est tenue du 20 novembre 2020 au 20 avril 2021 au MMVI. Cette exposition inédite d’un peintre vivant a bravé les difficultés et les contraintes imposées par la pandémie du coronavirus, at-elle dit dans son intervention à cette occasion,saluant l’engagement du MMVI et de la Fondation Nationale des Musées (FNM) pour la tenue d’une rétrospective “didactique et pédagogique qui ne laisse pas le public au bord du chemin”, dans un contexte où les musées à travers le monde ont fermé leurs portes.

Pour Mme Serghini, ce pari culturel a été gagné grâce à une scénographie élégante qui a permis d’étayer le parcours personnel et artistique de Bellamine et de l’accompagner par une documentation photo-visuelle qui plonge le “regardeur” dansl’enfance du peintre.Elle a en outre relevé les réactions médiatiques à l’égard de cette rétrospective, en la qualifiant de “proliférante”, témoignage de la qualité incontestable de l’exposition. Pour sa part, l’artiste-peintre Fouad Bellamine a estimé que cette rétrospective est une “mise à nu” de son vivant. “Chaque tableau est le témoin d’une rencontre et surtout de moments vécus”, a-t-il expliqué. “Ce fernissage est l’occasion pour clôturer cette exposition et d’ouvrir, je l’espère, une nouvelle page de prospection et de recherche d’art pictural”, a-t-il confié lors de son intervention à l’occasion de la présentation du catalogue, ajoutant qu’outre l’exposition, le catalogue qui sera disponible à partir de la semaine prochaine dans les librairies, est divisé en périodes marquées par des retours et des réminiscences dans les œuvres. Il a également fait savoir que cet événement culturel répond au débat sur l’interrogation de la fatalité de la peinture. “La peinture a une longue vie, elle est toujours possible et continue de survivre malgré le changement de medium ou l’arrêt de toute pratique artistique “, a-t-il affirmé.

De son côté, le directeur du MMVI, Abdelaziz Drissi, a indiqué que l’exposition “Fouad Bellamine, entrée en matière”, qui retrace le parcours de Bellamine, une rétrospective de 50 ans de création, a attiré depuis son ouverture près de 11.000 visiteurs, notamment des étudiants, dans un contexte marqué par la pandémie du Covid-19. Cette exposition à la fois pédagogique et didactique a été couronnée par la réalisation d’un ouvrage quise veut une continuité de l’exposition et fera également écho des réalisations de la FNM dans la promotion de l’art et de la culture, a-til noté.

Il a en outre annoncé que la programmation du MMVI continue avec des expositions qui se penchent sur les acquisitions par la FNM d’œuvres d’art en vue de soutenir et stimuler la scène artistique marocaine.

Fouad Bellamine est né à Fès en 1950.Après un cursus qui le destine à l’enseignement des arts plastiques, il multiplie les opportunités qui vont lui permettre de réaliser son rêve de devenir peintre, car étant un peintre de vocation. Son exceptionnelle culture plastique,sa curiosité sans frontières et sa conviction de l’universalité le placent au carrefour des pères fondateurs de la non figuration : ceux de l’École abstraite de Paris, du minimal art, de l’expressionnisme abstrait américain et du néo expressionnisme germanique.

Libé
Vendredi 21 Mai 2021

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