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Avis aux candidats au suicide. La fermeture automatique des portes n’est pas fonctionnelle dans tous les trains. C’est le constat que peut faire tout voyageur désirant se rendre à Marrakech, Fès, Casa, Oujda…. Qu’il pleuve ou qu’il fasse chaud, les portes des voitures ne se ferment pas automatiquement à moins qu’un passager ne prenne l’initiative de les tirer au risque d’être happé par la force des vents. Elles ne se bloquent jamais de manière automatique sitôt que le train se met en marche. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, c’est la triste vérité. L’Office national des chemins de fer se targue d’avoir transporté 34 millions de personnes en 2011 et ambitionne à davantage de passagers. D’après une enquête de satisfaction des clients, la sécurité figure en pole position des préoccupations des usagers. En tirer une certaine fierté est tout à fait légitime mais est-ce que les règles les plus élémentaires sont respectées afin d’assurer leur sécurité ? Rien n’est moins sûr.
Et pourtant, «la sécurité est la priorité de nos priorités», a indiqué Mohamed Rabie Khlie, directeur général de l’ONCF, lors de la présentation de la stratégie de l’Office en matière de sécurité ferroviaire à l’horizon 2015. Une enveloppe de 1,5 milliard de DH lui est consacrée. Des chiffres mirobolants mais les passagers attendent du concret.
«Chaque mois, on entend parler des nouvelles mesures, mais rien ne pointe à l’horizon pour améliorer notre quotidien», s’indigne ce «navettiste». Et de poursuivre : «Une climatisation qui ne marche pas, des stations d’arrêt non annoncées, des retards enregistrés, tous ces dysfonctionnements, nous avons appris à faire contre mauvaise fortune bon cœur. C’est devenu même notre pain quotidien.
Mais les portes qui ne se ferment pas automatiquement constituent un vrai danger». Sa voisine le rejoint dans son appréciation et déplore le laisser-aller des responsables de l’ONCF : «Il y va de notre vie et celle de nos enfants. On devrait rendre plus performants nos trains avant de penser à la mise en route d’un TGV.» Même son de cloche chez cet autre passager qui n’a pas la langue dans la poche : « … Mais bon sang, il y a des priorités. Pour moi, la sécurité à bord des trains passe bien avant la rénovation des gares». «Tous ces discours pompeux dont on nous abreuve, ne sont pour moi que de l’intox, s’emporte-t-il indigné. J’invite l’un des hauts responsables de l’Office à faire le voyage dans les mêmes conditions pour constater de visu toutes ces anomalies». «Une sorte de télé-réalité. Il en sera fort enchanté! », ironise-t-il.
En attendant de parer au plus urgent, certaines portes des voitures de l’ONCF restent ouvertes sur tous les dangers.
Et pourtant, «la sécurité est la priorité de nos priorités», a indiqué Mohamed Rabie Khlie, directeur général de l’ONCF, lors de la présentation de la stratégie de l’Office en matière de sécurité ferroviaire à l’horizon 2015. Une enveloppe de 1,5 milliard de DH lui est consacrée. Des chiffres mirobolants mais les passagers attendent du concret.
«Chaque mois, on entend parler des nouvelles mesures, mais rien ne pointe à l’horizon pour améliorer notre quotidien», s’indigne ce «navettiste». Et de poursuivre : «Une climatisation qui ne marche pas, des stations d’arrêt non annoncées, des retards enregistrés, tous ces dysfonctionnements, nous avons appris à faire contre mauvaise fortune bon cœur. C’est devenu même notre pain quotidien.
Mais les portes qui ne se ferment pas automatiquement constituent un vrai danger». Sa voisine le rejoint dans son appréciation et déplore le laisser-aller des responsables de l’ONCF : «Il y va de notre vie et celle de nos enfants. On devrait rendre plus performants nos trains avant de penser à la mise en route d’un TGV.» Même son de cloche chez cet autre passager qui n’a pas la langue dans la poche : « … Mais bon sang, il y a des priorités. Pour moi, la sécurité à bord des trains passe bien avant la rénovation des gares». «Tous ces discours pompeux dont on nous abreuve, ne sont pour moi que de l’intox, s’emporte-t-il indigné. J’invite l’un des hauts responsables de l’Office à faire le voyage dans les mêmes conditions pour constater de visu toutes ces anomalies». «Une sorte de télé-réalité. Il en sera fort enchanté! », ironise-t-il.
En attendant de parer au plus urgent, certaines portes des voitures de l’ONCF restent ouvertes sur tous les dangers.