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Il n'y a pas de fumée sans feu, dit-on. Celui d'une cigarette qui se consume est le pire. Il tue à petit feu. Les fumeurs le savent puisqu'une mise en garde figure de manière très voyante sur tous les paquets officiels mis en circulation au Maroc. Les employés de l'ancienne régie et actuelle Altadis qui ne faisaient pas partie des amateurs de « brunes » ou de « blondes » se croyaient à jamais épargnés. Ils pourraient désormais voir leur vie se consumer par dépit puisqu'au lieu de profiter paisiblement de leurs retraites, ils ragent depuis quatre semaines de se voir grugés d'une partie de leurs pensions pour cause transfèrement de celles-ci de la Caisse de retraite de cette entreprise vers la RCAR.Vieux, usés par les années qu'ils ont passées à fabriquer des produits qui ont enrichi tant le Trésor public que les actionnaires d'Altadis, ces retraités n'ont eu d'autre recours que de monter au créneau pour clamer haut et fort leur colère de voir cette dernière refuser d'exécuter les jugements qui les ont rétablis dans leurs droits.
En effet, la justice a estimé qu'ils n'avaient pas à faire les frais d'une politique sociale qui visait à leur faire supporter le différentiel de 24 % entre les deux régimes de retraite.
Réponse du berger à la bergère, l'une des cadres de l'entreprise est intervenue sur 2M pour affirmer qu'Altadis n'avait pas reçu notification de ces jugements.
« Faux !», nous a certifié Ahmed Fadil, en nous fournissant la preuve de la notification par Hassan Akhiche, huissier de justice, du jugement que la Cour d'appel de Casablanca a prononcé en sa faveur le 26 mai 2009 sous le numéro 3249.
Pis, nous a-t-il précisé, Altadis n'aurait voulu appliquer qu'une partie du jugement et non sa globalité puisqu'elle a déféré de manière sélective et différenciée aux injonctions de la Cour concernant son affaire et celle qui porte le numéro 3250 relative à un autre ex-employé, à savoir Abdelhalim Nacef. L'une dans l'autre, les deux affaires se rejoignent, en effet, sur le fait qu'Altadis doit verser à la RCAR le montant afférent audit différentiel.
Au lieu de cela, Altadis a introduit une requête en justice contre ces derniers, considérant que les sit-in revendicatifs organisés pour faire entendre leurs voix constituent une entrave à la liberté du travail et portent atteinte à l'ordre public. Le monde à l'envers, en quelque sorte. Mais est-ce étonnant ?
En effet, la justice a estimé qu'ils n'avaient pas à faire les frais d'une politique sociale qui visait à leur faire supporter le différentiel de 24 % entre les deux régimes de retraite.
Réponse du berger à la bergère, l'une des cadres de l'entreprise est intervenue sur 2M pour affirmer qu'Altadis n'avait pas reçu notification de ces jugements.
« Faux !», nous a certifié Ahmed Fadil, en nous fournissant la preuve de la notification par Hassan Akhiche, huissier de justice, du jugement que la Cour d'appel de Casablanca a prononcé en sa faveur le 26 mai 2009 sous le numéro 3249.
Pis, nous a-t-il précisé, Altadis n'aurait voulu appliquer qu'une partie du jugement et non sa globalité puisqu'elle a déféré de manière sélective et différenciée aux injonctions de la Cour concernant son affaire et celle qui porte le numéro 3250 relative à un autre ex-employé, à savoir Abdelhalim Nacef. L'une dans l'autre, les deux affaires se rejoignent, en effet, sur le fait qu'Altadis doit verser à la RCAR le montant afférent audit différentiel.
Au lieu de cela, Altadis a introduit une requête en justice contre ces derniers, considérant que les sit-in revendicatifs organisés pour faire entendre leurs voix constituent une entrave à la liberté du travail et portent atteinte à l'ordre public. Le monde à l'envers, en quelque sorte. Mais est-ce étonnant ?